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L'index
des oeuvres de Claude Simon
À quoi sert-il et comment
s'en servir ?
- Différencier l'index et la concordance : l'index donne
pour chaque forme les références d'oeuvre et de page, tandis
que la concordance donnerait de surcroit la ligne de texte. Lorsque l'on
dispose de la place suffisante, sur papier ou en mémoire, la concordance
est préférable.
- L'index contient des références codées :
les titres des oeuvres de Claude Simon ont été abrégés
pour alléger sensiblement le document. La concordance des titres
se trouve dans la page d'accès aux
portions de l'index.
- Dérouler l'index sans but précis pour s'exclamer que
cela ne sert à rien et que cela dénature la littérature
est d'un snobisme fin-de-siècle qui n'est pas sans rappeler le précédent.
Revenir avec un questionnement (ou plusieurs).
- Littéraires, sociologues, historiens, linguistes, tous peuvent
trouver quelque intérêt à consulter un index. Encore
faut-il qu'ils sachent formuler leur requête. Voyons avec quelques
exemples les meilleurs moyens de tirer parti de cet index-ci :
- Le cas le plus simple est bien sûr celui d'une recherche de forme.
Ainsi celui qui s'intéresse au mot aigrette (pour ne l'avoir
pas compris dans l'expression "une aigrette d'écume",
Le Sacre du printemps, p.147) trouvera-t-il 4 emplois au singulier
et 18 au pluriel dans la portion A-C de l'index. Les renvois le mèneront
(par lui-même, manuellement – on ne peut pas faire mieux pour l'instant)
à 10 oeuvres différentes de Simon, avec une convergence métaphorique
qui laisse loin derrière elle, sur un pied, l'oiseau.
- L'historien ou le comparatiste se consacrant à la Guerre d'Espagne
pourront commencer leurs recherches par Barcelone, dans l'index
des noms propres. Ils trouveront 46 emplois, répartis dans 7 oeuvres.
En allant y voir de plus près, il apercevront d'autres mots qui
gravitent autour de celui-ci, comme miliciens, anarchistes,
Valence, Madrid, camions, armes, front,
bateau... Chacun de ces mots, recherché dans la portion d'index
qui lui correspond, montrera un fil dans le réseau thématique
des conflits et des luttes. Ainsi naît la recherche rhizomique.
- Piqué par le style à la fois litanique et cinglant de
Simon (un peu comme Péguy), on voudra parfois poursuivre ses manières,
comme celle de faire des adjectifs en -esque qui n'existent pas
(plusieurs dizaines de formes différentes et de beaux néologismes),
ou des participes présents (en -ant – plusieurs centaines
de cas, donc des milliers d'occurrences); autant de chaînes de lettres
qu'il sera loisible de suivre dans les différentes portions d'index,
avec un peu plus de temps libre que pour les précédents exemples.
Dans ce dernier cas, on aura soin d'introduire un espace à la fin
de la chaîne de lettres ("ant ") afin d'écarter
les formes dont elles ne constitueraient pas la fin.
- Pratiquement, la recherche d'une quelconque chaîne de lettres
dans un document web se fait au moyen de la fonction "rechercher"
(un bouton avec une paire de jumelles pour Netscape, et quelque chose comme
"trouver dans le document" dans le menu "Edition" d'Explorer).
Bien lire : chercher dans un document n'est pas la même
chose que chercher un document. Pour les deux navigateurs, cela
correspond au raccourci clavier Ctrl F (qui doit venir du find
anglais). Comme indiqué dans la page d'accès aux index,
cette fonction ne fonctionne pas bien avec Netscape pour les grands documents.
Une autre solution, si on a de la place à la maison
(sur son disque dur), consiste à copier chez soi les portions d'index
en mode texte et à les consulter tranquillement, hors-connexion,
avec son logiciel de traitement de texte. Pour ce faire, choisir :
"Fichier", "Enregistrer sous...", définir un
chemin pour ne pas stocker n'importe où, changer le nom si on le
souhaite, et "Enregistrer"...
- D'autres questions ?
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