« Il y avait du vague dans mon esprit, un je ne sais quoi épais comme de la fumée ; mais, je sus franchir religieusement les degrés qui mènent à votre autel, et vous avez chassé ce voile obscur, comme le vent chasse le damier. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je voulus regarder dans l’intérieur, à travers ce tamis épais. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Au bas de son dos est attachée (artificiellement, bien entendu) une queue de cheval, aux crins épais, qui balaie la poussière du sol. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Nous atteignîmes enfin la lisière d’un bois épais, dont les arbres étaient entrelacés entre eux par un fouillis de hautes lianes inextricables, de plantes parasites, et de cactus à épines monstrueuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
Contextes de " épaisse "
« Quand un élève interne, dans un lycée, est gouverné, pendant des années, qui sont des siècles, du matin jusqu’au soir et du soir jusqu’au lendemain, par un paria de la civilisation, qui a constamment les yeux sur lui, il sent les flots tumultueux d’une haine vivace, monter, comme une épaisse fumée, à son cerveau, qui lui paraît près d’éclater. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« La nuit est venue, épaisse, implacable, pour mettre le comble à ce spectacle gracieux. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Les sabots de son coursier élevaient autour de son maître une fausse couronne de poussière épaisse. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mais, affirmer exactement l’endroit actuel que remplissent de terreur les exploits de ce poétique Rocambole, est un travail au dessus des forces possibles de mon épaisse ratiocination. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Et il présenta une corde épaisse, enroulée sur elle-même, de soixante mètres de longueur. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " épaisses "
« De moment en moment, lorsque mon col ne peut plus continuer de tourner dans un même sens, qu’il s’arrête, pour se remettre à tourner dans un sens opposé, je regarde subitement l’horizon, à travers les rares interstices laissés par les broussailles épaisses qui recouvrent l’entrée : je ne vois rien ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ou bien, quand ils prenaient la ferme résolution, afin d’exciter les hommes au repentir par les strophes de leurs prophéties, de nager, en se dirigeant à grandes brassées, vers les régions sidérales où une planète se mouvait au milieu des exhalaisons épaisses d’avarice, d’orgueil, d’imprécation et de ricanement qui se dégageaient, comme des vapeurs pestilentielles, de sa surface hideuse et paraissait petite comme une boule, étant presque invisible, à cause de la distance, ils ne manquaient pas de trouver des occasions où ils se repentaient amèrement de leur bienveillance, méconnue et conspuée, et allaient se cacher au fond des volcans, pour converser avec le feu vivace qui bouillonne dans les cuves des souterrains centraux, ou au fond de la mer, pour reposer agréablement leur vue désillusionnée sur les monstres les plus féroces de l’abîme, qui leur paraissaient des modèles de douceur, en comparaison des bâtards de l’humanité. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« C’en est donc fait ! Je ne verrai plus les légions des anges marcher en phalanges épaisses, ni les astres se promener dans les jardins de l’harmonie. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Elles voltigent autour des colonnes, comme les ondes épaisses d’une chevelure noire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Un implacable scalpel en scrute les broussailles épaisses. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)