« Ernest Naville (correspondant de lInstitut de France) a fait lannée dernière, en citant les philosophes et les poètes maudits, des conférences sur Le Problème du Mal, à Genêve et à Lausanne, qui ont dû marquer leur trace dans les esprits par un courant insensible qui va de plus en plus sélargissant. » (Lettre V (27/10))
Contextes de " années "
« Jétablirai dans quelques lignes comment Maldoror fut bon pendant ses premières années, où il vécut heureux ; cest fait. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Il cacha son caractère tant quil put, pendant un grand nombre dannées ; mais, à la fin, à cause de cette concentration qui ne lui était pas naturelle, chaque jour le sang lui montait à la tête ; jusquà ce que, ne pouvant plus supporter une pareille vie, il se jeta résolûment dans la carrière du mal... atmosphère douce ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Il y en a qui prétendent quon la flétri dun surnom dans sa jeunesse ; quil en est resté inconsolable le reste de son existence, parce que sa dignité blessée voyait là une preuve flagrante de la méchanceté des hommes, qui se montre aux premières années, pour augmenter ensuite. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Quand un élève interne, dans un lycée, est gouverné, pendant des années, qui sont des siècles, du matin jusquau soir et du soir jusquau lendemain, par un paria de la civilisation, qui a constamment les yeux sur lui, il sent les flots tumultueux dune haine vivace, monter, comme une épaisse fumée, à son cerveau, qui lui paraît près déclater. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Sous une enveloppe naïve, elle cachait peut-être une immense ruse, le poids de dix-huit années, et le charme du vice. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Mes années ne sont pas nombreuses, et, cependant, je sens déjà que la bonté nest quun assemblage de syllabes sonores ; je ne lai trouvée nulle part. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Aujourdhui que les années pèsent sur mon corps, je le dis avec sincérité, comme une vérité suprême et solennelle : je nétais pas aussi cruel quon la raconté ensuite, parmi les hommes ; mais, des fois, leur méchanceté exerçait ses ravages persévérants pendant des années entières. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Aujourdhui que les années pèsent sur mon corps, je le dis avec sincérité, comme une vérité suprême et solennelle : je nétais pas aussi cruel quon la raconté ensuite, parmi les hommes ; mais, des fois, leur méchanceté exerçait ses ravages persévérants pendant des années entières. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« A mon tour, je mefforce de lui rappeler sa jeunesse dorée, qui ne demande quà savancer dans les palais des plaisirs, comme une reine ; mais, il remarque que mes paroles sortent difficilement de ma bouche amaigrie, et que les années de mon propre printemps ont passé, tristes et glaciales, comme un rêve implacable qui promène, sur les tables des banquets, et sur les lits de satin, où sommeille la pâle prêtresse damour, payée avec les miroitements de lor, les voluptés amères du désenchantement, les rides pestilentielles de la vieillesse, les effarements de la solitude et les flambeaux de la douleur. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Un inconnu le ramasse, senferme chez lui toute la nuit, et lit le manuscrit, qui contenait ce qui suit : "Après bien des années stériles, la Providence menvoya une fille. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il savait que la police, ce bouclier de la civilisation, le recherchait avec persévérance, depuis nombre dannées, et quune véritable armée dagents et despions était continuellement à ses trousses. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Grâce à quelques lueurs, éparses, depuis quelques années, dans les revues, les in-folios, jen suis capable moi-même. » (Poésies II)