Dieu

Contextes de " Dieu "

« Je les ai vus tous à la fois, tantôt, le poing le plus robuste dirigé vers le ciel, comme celui d’un enfant déjà pervers contre sa mère, probablement excités par quelque esprit de l’enfer, les yeux chargés d’un remords cuisant en même temps que haineux, dans un silence glacial, n’oser émettre les méditations vastes et ingrates que recélait leur sein, tant elles étaient pleines d’injustice et d’horreur, et attrister de compassion le Dieu de miséricorde ; tantôt, à chaque moment du jour, depuis le commencement de l’enfance jusqu’à la fin de la vieillesse, en répandant des anathèmes incroyables, qui n’avaient pas le sens commun, contre tout ce qui respire, contre eux-mêmes et contre la Providence, prostituer les femmes et les enfants, et déshonorer ainsi les parties du corps consacrées à la pudeur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« mer hypocrite, image de mon cœur ; terre, au sein mystérieux ; habitants des sphères ; univers entier ; Dieu, qui l’as créé avec magnificence, c’est toi que j’invoque : montre-moi un homme qui soit bon ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« "Ce n’est pas l’esprit de Dieu qui passe : ce n’est que le soupir aigu de la prostitution, uni avec les gémissements graves du Montévidéen." » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Réponds-moi, océan, veux-tu être mon frère ? Remue-toi avec impétuosité... plus... plus encore, si tu veux que je te compare à la vengeance de Dieu ; allonge tes griffes livides, en te frayant un chemin sur ton propre sein... c’est bien. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Je me la rappelle, et Dieu nous a exaucés. Nous n’avons pas à nous plaindre de notre lot sur cette terre. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ayons confiance en Dieu ; en lui est le suprême espoir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Mais le plus grand nombre pense qu’un incommensurable orgueil le torture, comme jadis Satan, et qu’il voudrait égaler Dieu...

J’entends dans le lointain des cris prolongés de la douleur la plus poignante. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Profitons des dernières lueurs de la lampe ; car, il n’y a presque plus d’huile, et achevons chacun notre travail...

L’enfant s’est écrié :

- Si Dieu nous laisse vivre !

- Ange radieux, viens à moi ; tu te promèneras dans la prairie, du matin jusqu’au soir ; tu ne travailleras point. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Pendant le jour, lorsque l’esprit est en repos, interroge ta conscience ; elle te dira, avec sûreté, que le Dieu qui a créé l’homme avec une parcelle de sa propre intelligence possède une bonté sans limites, et recevra, après la mort terrestre, ce chef-d’œuvre dans son sein. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« C’est un mérite, pour l’homme, que Dieu l’ait jugé capable de vaincre ses souffrances les plus graves. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« L’expression générale de ses traits contraste singulièrement avec ces paroles que l’amour de Dieu seul a pu inspirer. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Moi, pourquoi pas aussi ? A quoi bon l’injustice, dans les décrets suprêmes ? Est-il insensé, le Créateur ; cependant le plus fort, dont la colère est terrible ! " Depuis que tu m’es apparu, monarque des étangs et des marécages ! couvert d’une gloire qui n’appartient qu’à Dieu, tu m’as en partie consolé ; mais, ma raison chancelante s’abîme devant tant de grandeur !  » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Malheureux ! qu’as-tu dit depuis le jour de ta naissance ? Ô triste reste d’une intelligence immortelle, que Dieu avait créée avec tant d’amour ! Tu n’as engendré que des malédictions, plus affreuses que la vue de panthères affamées ! Moi, je préférerais avoir les paupières collées, mon corps manquant des jambes et des bras, avoir assassiné un homme, que ne pas être toi ! Parce que je te hais. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Car, puisque le ciel a été fait par Dieu, ainsi que la terre, sois sûr que tu y rencontreras les mêmes maux qu’ici-bas. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ce que tu as de mieux à faire, c’est de ne pas penser à Dieu, et de te faire justice toi-même, puisqu’on te la refuse. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Chacun s’enveloppe dans le manteau de la résignation, et remet son sort entre les mains de Dieu. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Alors, chagrinés de leur tentative infructueuse, au milieu des étoiles qui compatissaient à leur douleur et sous l’œil de Dieu, s’embrassaient, en pleurant, l’ange de la terre et l’ange de la mer ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Elle me disait : "Je voudrais avoir une petite sœur pour m’amuser avec elle ; recommande au bon Dieu de m’en envoyer une ; et, pour le récompenser, j’entrelacerai, pour lui, une guirlande de violettes, de menthes et de géraniums." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Alors, le Dieu souverain, réveillé, enfin, par toutes ces insultes mesquines, se releva comme il put ; en chancelant, alla s’asseoir sur une pierre, les bras pendants, comme les deux testicules du poitrinaire ; et jeta un regard vitreux, sans flamme, sur la nature entière, qui lui appartenait. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Quant à moi, je ne me laisserai pas décontenancer par les gloussements cocasses et les beuglements originaux de ceux qui trouvent toujours quelque chose à redire dans un caractère qui ne ressemble pas au leur, parce qu’il est une des innombrables modifications intellectuelles que Dieu, sans sortir d’un type primordial, créa pour gouverner les charpentes osseuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Mon père et ma mère (que Dieu leur pardonne ! ), après un an d’attente, virent le ciel exaucer leurs vœux : deux jumeaux, mon frère et moi, parurent à la lumière. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Dieu me garde de ne pas montrer de la reconnaissance pour la sympathie dont vous me comblez. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« C’est que Dieu, dans sa justice, ne permit point que son astuce pût tromper même une bande de cygnes. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Le malheur devient auguste par la volonté impénétrable de Dieu qui le créa. » (Poésies I)

« O hurleurs maniaques que vous êtes !

Ne reniez pas l’immortalité de l’âme, la sagesse de Dieu, la grandeur de la vie, l’ordre qui se manifeste dans l’univers, la beauté corporelle, l’amour de la famille, le mariage, les institutions sociales. » (Poésies I)

« Si l’on se rappelle la vérité d’où découlent toutes les autres, la bonté absolue de Dieu et son ignorance absolue du mal, les sophismes s’effondreront d’eux-mêmes. » (Poésies I)

« On n’ose pas attaquer Dieu ; on attaque l’immortalité de l’âme. » (Poésies I)