« Il reconnaît alors que ce n'est qu'un vain mot, qu'on ne trouve plus même dans le dictionnaire de la poésie, et avoue avec franchise son erreur. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Ma poésie ne consistera qu'à attaquer, par tous les moyens, l'homme, cette bête fauve, et le Créateur, qui n'aurait pas dû engendrer une pareille vermine. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il a dit que ce jeune homme, broyé dans l'engrenage de mes supplices raffinés, aurait peut-être pu devenir une intelligence de génie ; consoler les hommes, sur cette terre, par des chants admirables de poésie, de courage, contre les coups de l'infortune. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Si quelqu'un voit un âne manger une figue ou une figue manger un âne (ces deux circonstances ne se présentent pas souvent, à moins que ce ne soit en poésie), soyez certain qu'après avoir réfléchi deux ou trois minutes, pour savoir quelle conduite prendre, il abandonnera le sentier de la vertu et se mettra à rire comme un coq ! Encore, n'est-il pas exactement prouvé que les coqs ouvrent exprès leur bec pour imiter l'homme et faire une grimace tourmentée. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Jusqu'à nos temps, la poésie fit une route fausse ; s'élevant jusqu'au ciel ou rampant jusqu'à terre, elle a méconnu les principes de son existence, et a été, non sans raison, constamment bafouée par les honnêtes gens. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Et, peut-être que ce simple idéal, conçu par mon imagination, surpassera, cependant, tout ce que la poésie a trouvé jusqu'ici de plus grandiose et de plus sacré. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Mais, sois persuadé que les accents fondamentaux de la poésie n'en conservent pas moins leur intrinsèque droit sur mon intelligence. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Si tu suis mes ordonnances, ma poésie te recevra à bras ouverts, comme quand un pou resèque, avec ses baisers, la racine d'un cheveu. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Remarquez que, par cela même, ma poésie n'en sera que plus belle. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Mais, sachez que la poésie se trouve partout où n'est pas le sourire, stupidement railleur, de l'homme, à la figure de canard. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« je veux dire, afin de ne pas me faire mieux comprendre, mais seulement pour développer ma pensée qui intéresse et agace en même temps par une harmonie des plus pénétrantes, que je ne crois pas qu'il soit nécessaire, pour arriver au but que l'on se propose, d'inventer une poésie tout à fait en dehors de la marche ordinaire de la nature, et dont le souffle pernicieux semble bouleverser même les vérités absolues ; mais, amener un pareil résultat (conforme, du reste, aux règles de l'esthétique, si l'on y réfléchit bien), cela n'est pas aussi facile qu'on le pense : voilà ce que je voulais dire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« la poésie n'est pas la tempête, pas plus que le cyclone. » (Poésies I)
« Ce sont des mots comme celui de rêve, néant de la vie, passage terrestre, la préposition peut-être, le trépied désordonné, qui ont infiltré dans vos âmes cette poésie moite des langueurs, pareille à de la pourriture. » (Poésies I)
« Oui : je veux proclamer le beau sur une lyre d'or, défalcation faite des tristesses goîtreuses et des fiertés stupides qui décomposent, à sa source, la poésie marécageuse de ce siècle. » (Poésies I)
« je veux que ma poésie puisse être lue par une jeune fille de quatorze ans. » (Poésies I)
« la poésie qui discute les vérités nécessaires est moins belle que celle qui ne les discute pas. » (Poésies I)
« la poésie personnelle a fait son temps de jongleries relatives et de contorsions contingentes. » (Poésies I)
« Reprenons le fil indestructible de la poésie impersonnelle, brusquement interrompu depuis la naissance du philosophe manqué de Ferney, depuis l'avortement du grand Voltaire. » (Poésies I)
« Détrompez-vous, parce qu'il n'y a rien de plus bête ! Renouons la chaîne régulière avec les temps passés ; la poésie est la géométrie par excellence. » (Poésies I)
« Depuis Racine, la poésie n'a pas progressé d'un millimètre. » (Poésies I)
« la poésie doit avoir pour but la vérité pratique. » (Poésies II)
« la mission de la poésie est difficile. » (Poésies II)
« Les jugements sur la poésie ont plus de valeur que la poésie. » (Poésies II)
« Les jugements sur la poésie ont plus de valeur que la poésie. » (Poésies II)
« Ils sont la philosophie de la poésie. » (Poésies II)
« la philosophie, ainsi comprise, englobe la poésie. » (Poésies II)
« la poésie ne pourra pas se passer de la philosophie. » (Poésies II)
« la philosophie pourra se passer de la poésie. » (Poésies II)
« l'idéal de sa poésie changera. » (Poésies II)
« Il n'en existe pas pour la poésie. » (Poésies II)
« la poésie doit être faite par tous. Non par un. » (Poésies II)
« l'amour ne se confond pas avec la poésie. » (Poésies II)
« Une logique existe pour la poésie. » (Poésies II)
« la science que j'entreprends est une science distincte de la poésie. » (Poésies II)
« Au reste, de ce côté-là, les esprits seront mieux préparés qu'en France pour savourer cette poésie de révolte. » (Lettre V (27/10))
« je me disais que puisque la poésie du doute (des volumes d'aujourd'hui il ne restera pas 150 pages) en arrive ainsi à un tel point de désespoir morne, et de méchanceté théorique, par conséquent, c'est qu'elle est radicalement fausse ; par cette raison qu'on y discute les principes, et qu'il ne faut pas les discuter : c'est plus qu'injuste. » (Lettre VII (12/3/1870))
Contextes de " poésies "
« Il n'existe pas deux genres de poésies ; il n'en est qu'une. » (Poésies I)
« De Hugo, il ne restera que les poésies sur les enfants, où se trouve beaucoup de mauvais. » (Poésies I)
« l'écrivain, sans séparer l'une de l'autre, peut indiquer la loi qui régit chacune de ses poésies. » (Poésies II)
« Auriez-vous la bonté de m'envoyer le supplément aux poésies de Baudelaire. » (Lettre VI (21/2/1870))
« Dans un ouvrage que je porterai à Lacroix aux lers jours de Mars, je prends à part les plus belles poésies de Lamartine, de Victor Hugo, d'Alfred de Musset, de Byron et de Baudelaire, et je les corrige dans le sens de l'espoir; j'indique comment il aurait fallu faire. » (Lettre VI (21/2/1870))
« J'ai fait publier un ouvrage de poésies chez M. Lacroix (B. Montmartre, 15). » (Lettre VII (12/3/1870))