Providence : « Suprême sagesse par laquelle Dieu conduit tout. Dieu lui-même considéré dans sa providence (avec un P majuscule). » (Littré)
Contextes de " Providence "
« Le génie ne peut-il pas sallier
avec la cruauté dans les résolutions secrètes de la Providence ?
ou, parce quon est cruel, ne peut-on pas avoir du
génie ? On en verra la preuve dans mes paroles ; il ne
tient quà vous de mécouter, si vous le voulez
bien... Pardon, il me semblait que mes cheveux sétaient
dressés sur ma tête ; mais, ce nest rien, car, avec
ma main, je suis parvenu facilement à les remettre dans leur
première position. » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« Je les ai vus tous à la fois, tantôt,
le poing le plus robuste dirigé vers le ciel, comme celui
dun enfant déjà pervers contre sa mère, probablement
excités par quelque esprit de lenfer, les yeux chargés
dun remords cuisant en même temps que haineux, dans un
silence glacial, noser émettre les méditations vastes et
ingrates que recélait leur sein, tant elles étaient pleines
dinjustice et dhorreur, et attrister de compassion le
Dieu de miséricorde ; tantôt, à chaque moment du jour,
depuis le commencement de lenfance jusquà la fin de
la vieillesse, en répandant des anathèmes incroyables, qui
navaient pas le sens commun, contre tout ce qui respire,
contre eux-mêmes et contre la Providence, prostituer les
femmes et les enfants, et déshonorer ainsi les parties du corps
consacrées à la pudeur. » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« Chaque jour nous bénissons la Providence
de ses bienfaits. » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« Si on lui demande pourquoi il a pris la
solitude pour compagne, ses yeux se lèvent vers le ciel, et
retiennent avec peine une larme de reproche contre la Providence ;
mais, il ne répond pas à cette question imprudente, qui
répand, dans la neige de ses paupières, la rougeur de la rose
matinale. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Sur la terre humide que le fossoyeur
remue avec sa pelle sagace, on combine des phrases multicolores
sur limmortalité de lâme, sur le néant de la vie,
sur la volonté inexplicable de la Providence, et le
marbre se referme, à jamais, sur cette existence, laborieusement
remplie, qui nest plus quun cadavre. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Puisquil paraît que cest la
volonté de la Providence, je veux my
conformer. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Un inconnu le ramasse, senferme
chez lui toute la nuit, et lit le manuscrit, qui contenait ce qui
suit : "Après bien des années stériles, la Providence
menvoya une fille. » (Les Chants de Maldoror -
Chant III)
« O cheveu, tu le vois toi-même ; de
tous les côtés, je suis assailli par le sentiment déchaîné
de ma dépravation ! ) Il a dit que le Créateur, qui se vante
dêtre la Providence de tout ce qui existe,
sest conduit avec beaucoup de légèreté, pour ne pas dire
plus, en offrant un pareil spectacle aux mondes étoilés ;
car, il a affirmé clairement le dessein quil avait
daller rapporter dans les planètes orbiculaires comment je
maintiens, par mon propre exemple, la vertu et la bonté dans la
vastitude de mes royaumes. » (Les Chants de Maldoror -
Chant III)
« Cependant, je recherchais activement
quel acte de vertu javais accompli pour mériter, de la
part de la Providence, cette insigne faveur. » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« La Providence me faisait ainsi
comprendre, dune manière qui nest pas inexplicable,
quelle ne voulait pas que, même en rêve, mes projets
sublimes saccomplissent. » (Les Chants de Maldoror
- Chant IV)
« La Providence, comme tu le vois,
ma donné en partie lorganisation du cygne. » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« Quand ton impénétrable volonté leur
ôta lexistence, ils nignoraient pas que ta puissance
est redoutable, et navaient aucun doute à cet
égard ; mais, ils ne sattendaient point (et leurs
adieux suprêmes me confirmèrent leur croyance) que ta Providence
se serait montrée à ce point impitoyable ! Quoi quil
en soit, traverse rapidement ces salles abandonnées et
silencieuses, aux lambris démeraude, mais aux armoiries
fanées, où reposent les glorieuses statues de mes
ancêtres. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Me montrant du doigt un espace de
plusieurs lieues recouvert de cadavres, le croissant vaporeux de
cet astre mordonne de prendre un instant, comme le sujet de
méditatives réflexions, les conséquences funestes
quentraîne, après lui, linexplicable talisman
enchanteur que la Providence maccorda. » (Les
Chants de Maldoror - Chant V)
« Il faut, je le sais, étayer dun
grand nombre de preuves largumentation qui se trouve
comprise dans mon théorème ; eh bien, ces preuves
existent, et vous savez que je nattaque personne, sans
avoir des motifs sérieux ! Je ris à gorge déployée,
quand je songe que vous me reprochez de répandre damères
accusations contre lhumanité, dont je suis un des membres
(cette seule remarque me donnerait raison ! ) et contre la Providence
: je ne rétracterai pas mes paroles ; mais, racontant ce
que jaurai vu, il ne me sera pas difficile, sans autre
ambition que la vérité, de les justifier. » (Les
Chants de Maldoror - Chant VI)
« Celui qui a tout renié, père, mère, Providence,
amour, idéal, afin de ne plus penser quà lui seul,
sest bien gardé de ne pas suivre les pas qui
précédaient. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Remarquez la main de la Providence
là où lon était tenté de la trouver absente, et faites
votre profit du miracle dont je vais vous parler. » (Les
Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " providence "
« Chaque jour, les mains jointes,
jélèverai vers toi les accents de mon humble prière,
puisquil le faut ; mais, je ten supplie, que ta providence
ne pense pas à moi ; laisse-moi de côté, comme le
vermisseau qui rampe sous la terre. » (Les Chants de
Maldoror - Chant II)
« Mais, si je considère la conduite de
celui auquel la providence donna le trône sur cette
terre, les trois ailerons de ma douleur font entendre un plus
grand murmure ! Quand une comète, pendant la nuit,
apparaît subitement dans une région du ciel, après quatre
vingts ans dabsence, elle montre aux habitants terrestres
et aux grillons sa queue brillante et vaporeuse. » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)