« Les tempéraments et les conformations qui varient dans chacune delles, expliquent, dune manière satisfaisante, ce qui ne paraît dabord quune anomalie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Comment veux-tu, étranger, que la pioche remue cette terre, qui dabord nous nourrit, et puis nous donne un lit commode, préservé du vent de lhiver soufflant avec furie dans ces froides contrées, lorsque celui qui tient la pioche, de ses tremblantes mains, après avoir toute la journée palpé convulsivement les joues des anciens vivants qui rentrent dans son royaume, voit, le soir, devant lui, écrit en lettres de flammes, sur chaque croix de bois, lénoncé du problème effrayant que lhumanité na pas encore résolu : la mortalité ou limmortalité de lâme. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« On ne croirait pas, au premier abord, que Maldoror contînt tant de sang dans ses artères ; car, sur sa figure, ne brillent que les reflets du cadavre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Dans la crainte quil ne devînt plus tard comme les autres hommes, javais dabord résolu de le tuer à coups de couteau, lorsquil aurait dépassé lâge dinnocence. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il lui dévorait dabord la tête, les jambes et les bras, et en dernier lieu le tronc, jusquà ce quil ne restât plus rien ; car, il croquait les os. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Ils se regardent tous les deux, pendant que lange monte vers les hauteurs sereines du bien, et que lui, Maldoror, au contraire, descend vers les abîmes vertigineux du mal... Quel regard ! Tout ce que lhumanité a pensé depuis soixante siècles, et ce quelle pensera encore, pendant les siècles suivants, pourrait y contenir aisément, tant de choses se dirent-ils, dans cet adieu suprême ! Mais, on comprend que cétaient des pensées plus élevées que celles qui jaillissent de lintelligence humaine ; dabord, à cause des deux personnages, et puis, à cause de la circonstance. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Maldoror passait avec son bouledogue ; il voit une jeune fille qui dort à lombre dun platane, et il la prit dabord pour une rose. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« La jeune fille lui présente la croix dor qui ornait son cou, afin quil lépargne ; elle navait pas osé le présenter aux yeux farouches de celui qui, dabord, avait eu la pensée de profiter de la faiblesse de son âge. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Dabord, je ne pus rien voir ; mais, je ne tardai pas à distinguer les objets qui étaient dans la chambre obscure, grâce aux rayons du soleil qui diminuait sa lumière et allait bientôt disparaître à lhorizon. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« si quelquun tentendait ! Je te replacerai parmi les autres cheveux ; mais, laisse dabord le soleil se coucher à lhorizon, afin que la nuit couvre tes pas... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« si quelquun tentendait ! je te replacerai parmi les autres cheveux ; mais, laisse dabord le soleil se coucher à lhorizon, afin que la nuit couvre tes pas... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« si quelquun tentendait ! je te replacerai parmi les autres cheveux ; mais, laisse dabord le soleil se coucher à lhorizon, afin que la nuit couvre tes pas." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Leurs yeux brillaient dune flamme si noire et si forte, que je ne crus pas dabord que ces deux femmes appartinssent à mon espèce. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Effectivement, si chacun se donne la peine ingénieuse dinterroger les diverses phases de son existence (sans en oublier une seule, car cétait peut-être celle-là qui était destinée à fournir la preuve de ce que javance), il ne se souviendra pas, sans un certain étonnement, qui serait comique en dautres circonstances, que, tel jour, pour parler premièrement de choses objectives, il fut témoin de quelque phénomène qui semblait dépasser et dépassait positivement les notions connues fournies par lobservation et lexpérience, comme, par exemple, les pluies de crapauds, dont le magique spectacle dut ne pas être dabord compris par les savants. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Comme nourriture astringente et tonique, tu arracheras dabord les bras de ta mère (si elle existe encore), tu les dépèceras en petits morceaux, et tu les mangeras ensuite, en un seul jour, sans quaucun trait de ta figure ne trahisse ton émotion. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Ayez la bonté de regarder ma bouche (pour le moment, je nai pas le temps demployer une formule plus longue de politesse) ; elle vous frappe au premier abord par lapparence de sa structure, sans mettre le serpent dans vos comparaisons ; cest que jen contracte le tissu jusquà la dernière réduction, afin de faire croire que je possède un caractère froid. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Malheureusement que de siècles ne faudra-t-il pas encore, avant que la race humaine périsse entièrement par mon piége perfide ! Cest ainsi quun esprit habile, et qui ne se vante pas, emploie, pour atteindre à ses fins, les moyens mêmes qui paraîtraient dabord y porter un invincible obstacle. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Dabord, la vie parut lui sourire sans arrière-pensée ; et, magnifiquement, le couronna de fleurs ; mais, puisque votre intelligence elle-même saperçoit ou plutôt devine quil sest arrêté aux limites de lenfance, je nai pas besoin, jusquà lapparition dune rétractation véritablement nécessaire, de continuer les prolégomènes de ma rigoureuse démonstration. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Chacun a le bon sens de confesser sans difficulté (quoique avec un peu de mauvaise grâce) quil ne saperçoit pas, au premier abord, du rapport, si lointain quil soit, que je signale entre la beauté du vol du milan royal, et celle de la figure de lenfant, sélevant doucement, au-dessus du cercueil découvert, comme un nénuphar qui perce la surface des eaux ; et voilà précisément en quoi consiste limpardonnable faute quentraîne linamovible situation dun manque de repentir, touchant lignorance volontaire dans laquelle on croupit. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« La vitalité se répandra magnifiquement dans le torrent de leur appareil circulatoire, et vous verrez comme vous serez étonné vous-même de rencontrer, là où dabord vous naviez cru voir que des entités vagues appartenant au domaine de la spéculation pure, dune part, lorganisme corporel avec ses ramifications de nerfs et ses membranes muqueuses, de lautre, le principe spirituel qui préside aux fonctions physiologiques de la chair. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Ce sont des êtres doués dune énergique vie qui, les bras croisés et la poitrine en arrêt, poseront prosaïquement (mais, je suis certain que leffet sera très-poétique) devant votre visage, placés seulement à quelques pas de vous, de manière que les rayons solaires, frappant dabord les tuiles des toits et le couvercle des cheminées, viendront ensuite se refléter visiblement sur leurs cheveux terrestres et matériels. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Cest la meilleure : puisque cest le roman ! Cette préface hybride a été exposée dune manière qui ne paraîtra peut-être pas assez naturelle, en ce sens quelle surprend, pour ainsi dire, le lecteur, qui ne voit pas très-bien où lon veut dabord le conduire ; mais, ce sentiment de remarquable stupéfaction, auquel on doit généralement chercher à soustraire ceux qui passent leur temps à lire des livres ou des brochures, jai fait tous mes efforts pour le produire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Je vais dabord me moucher, parce que jen ai besoin ; et ensuite, puissamment aidé par ma main, je reprendrai le porte-plume que mes doigts avaient laissé tomber. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il voulait dabord prendre un marteau, mais cest un instrument trop léger, tandis quavec un objet plus lourd, si le cadavre donne signe de vie, il le posera sur le sol et le mettra en poussière à coups denclume. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il ne fut pas facile, au premier abord, de pronostiquer son genre de maladie. » (Poésies I)
« - Laissez-moi dabord vous expliquer ma situation. » (Lettre IV (23/10))
« Je ne chante plus que lespoir; mais, pour cela, il faut dabord attaquer le doute de ce siècle (mélancolies, tristesses, douleurs, désespoirs, hennissements lugubres, méchancetés artificielles, orgueils puérils, malédictions cocasses etc., etc.). » (Lettre VI (21/2/1870))