« Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce quil lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Nul na encore vu les rides vertes de mon front ; ni les os en saillie de ma figure maigre, pareils aux arêtes de quelque grand poisson, ou aux rochers couvrant les rivages de la mer, ou aux abruptes montagnes alpestres, que je parcourus souvent, quand javais sur ma tête des cheveux dune autre couleur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Un jour, donc, fatigué de talonner du pied le sentier abrupte du voyage terrestre, et de men aller, en chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux spleenétiques, cernés dun grand cercle bleuâtre, vers la concavité du firmament, et josai pénétrer, moi, si jeune, les mystères du ciel ! » (Les Chants de Maldoror - Chant II)