« Alors, dun commun accord, entre deux eaux, ils glissèrent lun vers lautre, avec une admiration mutuelle, la femelle de requin écartant leau de ses nageoires, Maldoror battant londe avec ses bras ; et retinrent leur souffle, dans une vénération profonde, chacun désireux de contempler, pour la première fois, son portrait vivant. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Cherchons ce corps introuvable, que cependant mes yeux aperçoivent : il mérite, de ma part, les marques les plus nombreuses dune admiration sincère. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Hélas ! je voudrais dérouler mes raisonnements et mes comparaisons lentement et avec beaucoup de magnificence (mais qui dispose de son temps ?), pour que chacun comprenne davantage, sinon mon épouvante, du moins ma stupéfaction, quand, un soir dété, comme le soleil semblait sabaisser à lhorizon, je vis nager, sur la mer, avec de larges pattes de canard à la place des extrémités des jambes et des bras, porteur dune nageoire dorsale, proportionnellement aussi longue et aussi effilée que celle des dauphins, un être humain, aux muscles vigoureux, et que des bancs nombreux de poissons (je vis, dans ce cortége, entre autres habitants des eaux, la torpille, lanarnak groënlandais et le scorpène-horrible) suivaient avec les marques très-ostensibles de la plus grande admiration. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Comme si ce qui se voit quotidiennement nen devrait pas moins réveiller lattention de notre admiration ! Arrivé à lentrée du cimetière, le cortége sempresse de sarrêter ; son intention nest pas daller plus loin. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Plein dadmiration pour son adversaire, chacun lève sa propre visière : "Elsseneur ! ...", "Réginald ! ..." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Tant on était rempli de stupeur et dinquiétude, plutôt que dadmiration réfléchie, devant des ouvrages écrits dune main perfide, mais qui révélaient, cependant, les manifestations imposantes dune âme qui nappartient pas au vulgaire des hommes, et qui se trouvait à son aise dans les conséquences dernières dun des deux moins obscurs problèmes qui intéressent les curs non-solitaires : le bien, le mal. » (Poésies I)