animal (n.)

Contextes de " animal "

« Ses gémissements se joignent aux pleurs de l’animal. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Quand il voit, à l’horizon, cette chevelure noire, balancée par le vent, il n’encourage pas sa force d’inertie, et prend la fuite avec une vitesse incomparable ! Faut-il voir, dans ce phénomène psychologique, une intelligence supérieure à l’ordinaire instinct des mammifères ? Sans rien certifier et même sans rien prévoir, il me semble que l’animal a compris ce que c’est que le crime ! Comment ne le comprendrait-il pas, quand des êtres humains, eux-mêmes, ont rejeté, jusqu’à ce point indescriptible, l’empire de la raison, pour ne laisser subsister, à la place de cette reine détrônée, qu’une vengeance farouche !  » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« De telle manière que, quant à ce qui me concerne, tournant machinalement les yeux du côté de l’envergure remarquable de ces puissantes bouches, je me disais, en moi-même, qu’à moins qu’on ne trouvât dans la totalité de l’univers un pélican, grand comme une montagne ou du moins comme un promontoire (admirez, je vous prie, la finesse de la restriction qui ne perd aucun pouce de terrain), aucun bec d’oiseau de proie ou mâchoire d’animal sauvage ne serait jamais capable de surpasser, ni même d’égaler, chacun de ces cratères béants, mais trop lugubres. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Cet animal articulé n’était pas de beaucoup plus grand qu’une vache ! Si l’on doute de ce que je dis, que l’on vienne à moi, et je satisferai les plus incrédules par le témoignage de bons témoins. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Cependant, il m’arrive quelquefois de rêver, mais sans perdre un seul instant le vivace sentiment de ma personnalité et la libre faculté de me mouvoir : sachez que le cauchemar qui se cache dans les angles phosphoriques de l’ombre, la fièvre qui palpe mon visage avec son moignon, chaque animal impur qui dresse sa griffe sanglante, eh bien, c’est ma volonté qui, pour donner un aliment stable à son activité perpétuelle, les fait tourner en rond. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« En effet, atome qui se venge en son extrême faiblesse, le libre arbitre ne craint pas d’affirmer, avec une autorité puissante, qu’il ne compte pas l’abrutissement parmi le nombre de ses fils : celui qui dort est moins qu’un animal châtré la veille. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Je me connais à lire l’âge dans les lignes physiognomoniques du front : il a seize ans et quatre mois ! Il est beau comme la rétractilité des serres des oiseaux rapaces ; ou encore, comme l’incertitude des mouvements musculaires dans les plaies des parties molles de la région cervicale postérieure ; ou plutôt, comme ce piége à rats perpétuel, toujours retendu par l’animal pris, qui peut prendre seul des rongeurs indéfiniment, et fonctionner même caché sous la paille ; et surtout, comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ! Mervyn, ce fils de la blonde Angleterre, vient de prendre chez son professeur une leçon d’escrime, et, enveloppé dans son tartan écossais, il retourne chez ses parents. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Le noble animal de la race féline attend son adversaire avec courage, et dispute chèrement sa vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« L’homme aux lèvres de jaspe, caché derrière une sinuosité de la plage, épiait l’animal, un bâton à la main. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il regarde l’animal inanimé. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Si je veux qu’elle puisse trouver la vérité, je chasserai cet animal qui tient sa raison en échec, trouble cette intelligence qui gouverne les royaumes. » (Poésies II)

Contextes de " animaux "

« Les animaux sauvages, n’osant pas s’approcher pour prendre part au repas de chair, s’enfuient à perte de vue, tremblants. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Voilà que les animaux de la terre se réunissent aux hommes, font entendre leurs bizarres clameurs. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Aussi faut-il voir comme on le respecte, comme on l’entoure d’une vénération canine, comme on le place en haute estime au-dessus des animaux de la création. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Elle savait déjà s’intéresser aux animaux, et me demandait pourquoi l’hirondelle se contente de raser de l’aile les chaumières humaines, sans oser y rentrer. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Mais, moi, je mettais un doigt sur ma bouche, comme pour lui dire de garder le silence sur cette grave question, dont je ne voulais pas encore lui faire comprendre les éléments, afin de ne pas frapper, par une sensation excessive, son imagination enfantine ; et, je m’empressais de détourner la conversation de ce sujet, pénible à traiter pour tout être appartenant à la race qui a étendu une domination injuste sur les autres animaux de la création. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Que viens-tu faire sur cette terre ? Est-ce pour offrir cette lugubre comédie aux animaux ? Mais, ni la taupe, ni le casoar, ni le flammant ne t’imiteront, je te le jure." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Non pas qu’elle ne puisse repousser, puisque les physiologistes ont découvert que même les cerveaux enlevés reparaissent à la longue, chez les animaux ; mais, ma pensée, s’arrêtant à une simple constatation, qui n’est pas dépourvue, d’après le peu que j’en aperçois, d’une volupté énorme, ne va pas, même dans ses conséquences les plus hardies, jusqu’aux frontières d’un vœu pour ta guérison, et reste, au contraire, fondée, par la mise en œuvre de sa neutralité plus que suspect, à regarder (ou du moins à souhaiter), comme le présage de malheurs plus grands, ce qui ne peut être pour toi qu’une privation momentanée de la peau qui recouvre le dessus de ta tête. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Les animaux terrestres s’éloignaient de moi, et je restais seul dans ma resplendissante grandeur. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Il prit enfin la parole en ces termes : "Le scolopendre ne manque pas d’ennemis ; la beauté fantastique de ses pattes innombrables, au lieu de lui attirer la sympathie des animaux, n’est, peut-être, pour eux, que le puissant stimulant d’une jalouse irritation. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Elle signifie de prendre garde de ne pas nous ravaler par notre conduite au rang des animaux. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Nous longeâmes le bas des fortifications externes, comme des chacals nocturnes ; nous évitâmes la rencontre des sentinelles aux aguets ; et nous parvînmes à nous éloigner, par la porte opposée, de cette réunion solennelle d’animaux raisonnables, civilisés comme les castors. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)