« La nuit venue, avec son obscurité propice, ils sélançaient des cratères, à la crête de porphyre, des courants sous-marins et laissaient, bien loin derrière eux, le pot de chambre rocailleux où se démène lanus constipé des kakatoès humains, jusquà ce quils ne pussent plus distinguer la silhouette suspendue de la planète immonde. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Lanus a été intercepté par un crabe ; encouragé par mon inertie, il garde lentrée avec ses pinces, et me fait beaucoup de mal ! Deux méduses ont franchi les mers, immédiatement alléchées par un espoir qui ne fut pas trompé. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« O pédérastes incompréhensibles, ce nest pas moi qui lancerai des injures à votre grande dégradation ; ce nest pas moi qui viendrai jeter le mépris sur votre anus infundibuliforme. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Oh ! si au lieu dêtre un enfer, lunivers navait été quun céleste anus immense, regardez le geste que je fais du côté de mon bas-ventre : oui, jaurais enfoncé ma verge, à travers son sphyncter sanglant, fracassant, par mes mouvements impétueux, les propres parois de son bassin ! Le malheur naurait pas alors soufflé, sur mes yeux aveuglés, des dunes entières de sable mouvant ; jaurais découvert lendroit souterrain où gît la vérité endormie, et les fleuves de mon sperme visqueux auraient trouvé de la sorte un océan où se précipiter ! Mais, pourquoi me surprends-je à regretter un état de choses imaginaire et qui ne recevra jamais le cachet de son accomplissement ultérieur ? Ne nous donnons pas la peine de construire de fugitives hypothèses. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)