« Vous, faites attention à ce quelle contient, et gardez-vous de limpression pénible quelle ne manquera pas de laisser, comme une flétrissure, dans vos imaginations troublées. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Fais attention à toi... écoute mes conseils. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Oui, oui, cest vrai, je voulais rire ; ne fais plus attention à ce que jai dit. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Il sest affaissé, et le fossoyeur sest empressé de le soutenir !
- Quas-tu ?
- Oui, oui, cest vrai, javais menti... jétais fatigué quand jai abandonné la pioche... cest la première fois que jentreprenais ce travail... ne fais plus attention à ce que jai dit. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Dis-moi, un peu ; serait-ce, parce que tu connais les détours de mon cur, que, lorsquil marrive dapparaître où tu veilles, tu tempresses de désigner ma présence pernicieuse, et de porter lattention des adorateurs vers le côté où vient de se montrer lennemi des hommes ? Je penche vers cette opinion ; car, moi aussi, je commence à te connaître ; et je sais qui tu es, vieille sorcière, qui veilles si bien sur les mosquées sacrées, où se pavane, comme la crête dun coq, ton maître curieux. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quand vous passez sur un pont, pendant la nuit, faites bien attention ; vous êtes sûr de voir briller la lampe, ici ou là ; mais, on dit quelle ne se montre pas à tout le monde. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Sauver la vie à quelquun, que cest beau ! Et comme cette action rachète de fautes ! Lhomme aux lèvres de bronze, occupé jusque-là à larracher de la mort, regarde le jeune homme avec plus dattention, et ses traits ne lui paraissent pas inconnus. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Et, lui, se retournait vers moi, sans faire attention aux rênes quil tenait dans la main, et me contemplait avec attendrissement, tandis que lentement il baissait et relevait ses paupières de lis, comme le flux et le reflux de la mer. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il voulut bien répondre à ma question audacieuse, et voici comme il le fit : "Ne fais pas attention à moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« A force dattention, leur intelligence grandirait, et ils pourraient peut-être nous comprendre. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Ah ! laigle tarrache un il avec son bec, et, toi, tu ne lui avais arraché que la peau ; il fallait faire attention à cela. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Faites attention à ce mendiant qui passe ; il a vu que le derviche tendait un bras affamé, et, sans savoir à qui il faisait laumône, il a jeté un morceau de pain dans cette main qui implore la miséricorde. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Mais lui, ni elle, ne faisaient aucune attention aux avertissements solennels des aisselles, à la répulsion morne et blême des narines. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Elles ont regardé avec attention les deux parties charnues qui forment le derrière humain, et, se cramponnant à leur galbe convexe, elles les ont tellement écrasées par une pression constante, que les deux morceaux de chair ont disparu, tandis quil est resté deux monstres, sortis du royaume de la viscosité, égaux par la couleur, la forme et la férocité. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« je ny faisais pas attention... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Nest-il pas vrai que tu mécoutes avec attention ? Si tu mécoutes davantage, ta tristesse sera loin de se détacher de lintérieur de tes narines rouges. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« écoute, si laveu dun homme, qui se rappelle avoir vécu un demi-siècle sous la forme de requin dans les courants sous-marins qui longent les côtes de lAfrique, tintéresse assez vivement pour lui prêter ton attention, sinon avec amertume, du moins sans la faute irréparable de montrer le dégoût que je tinspire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Je ne jetterai pas à tes pieds le masque de la vertu, pour paraître à tes yeux tel que je suis ; car, je ne lai jamais porté (si, toutefois, cest là une excuse) ; et, dès les premiers instants, si tu remarques mes traits avec attention, tu me reconnaîtras comme ton disciple respectueux dans la perversité, mais, non pas, comme ton rival redoutable. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Toi, de même, ne fais pas attention à la manière bizarre dont je chante chacune de ces strophes. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Avec quelle satisfaction de nêtre pas tout à fait ignorant sur les secrets de son double organisme, et quelle avidité den savoir davantage, je le contemplais dans sa métamorphose durable ! Quoiquil ne possédât pas un visage humain, il me paraissait beau comme les deux longs filaments tentaculiformes dun insecte ; ou plutôt, comme une inhumation précipitée ; ou encore, comme la loi de la reconstitution des organes mutilés ; et surtout, comme un liquide éminemment putrescible ! Mais, ne prêtant aucune attention à ce qui se passait aux alentours, létranger regardait toujours devant lui, avec sa tête de pélican ! Un autre jour, je reprendrai la fin de cette histoire. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Le pélican, dont le généreux pardon mavait causé beaucoup dimpression, parce que je ne le trouvais pas naturel, reprenant sur son tertre limpassibilité majestueuse dun phare, comme pour avertir les navigateurs humains de faire attention à son exemple, et de préserver leur sort de lamour des magiciennes sombres, regardait toujours devant lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mes yeux chercheront la marque des cicatrices ; mes dix doigts concentreront la totalité de leur attention à palper soigneusement la chair de cet excentrique ; je vérifierai que les éclaboussures de la cervelle ont rejailli sur le satin de mon front. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mais, quand la fatigue impérieuse tordonnera darrêter ta marche devant les dalles de mon palais, recouvertes de ronces et de chardons, fais attention à tes sandales en lambeaux, et franchis, sur la pointe des pieds, lélégance des vestibules. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Comme si ce qui se voit quotidiennement nen devrait pas moins réveiller lattention de notre admiration ! Arrivé à lentrée du cimetière, le cortége sempresse de sarrêter ; son intention nest pas daller plus loin. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Si vous voulez ne pas perdre une seule parole de ce quelle va dire, faites abstraction des occupations étrangères qui obstruent le portique de votre esprit, et soyez, au moins, reconnaissant de lintérêt que je vous porte, en faisant assister votre présence aux scènes théâtrales qui me paraissent dignes dexciter une véritable attention de votre part ; car, qui mempêcherait de garder, pour moi seul, les événements que je raconte ? "Réveille-toi, flamme amoureuse des anciens jours, squelette décharné. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mais, si lon sapproche davantage, de manière à ne pas amener sur soi-même lattention de ce passant, on saperçoit, avec un agréable étonnement, quil est jeune ! De loin on laurait pris en effet pour un homme mûr. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Quon mécoute avec attention ; chacun y trouvera son profit, moi, le premier. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Et vous autres, enfants, apprenez, par lattention que vous saurez prêter à mes paroles, à perfectionner le dessin de votre style, et à vous rendre compte des moindres intentions dun auteur." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il prend le quai des Grands-Augustins et traverse le quai Conti ; au moment où il passe sur le quai Malaquais, il voit marcher sur le quai du Louvre, parallèlement à sa propre direction, un individu, porteur dun sac sous le bras, et qui paraît lexaminer avec attention. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Vous avez mis en vigueur le déplorable système de méfiance prescrit par la bizarrerie de mon père ; mais vous avez deviné que mon mal de tête ne mempêche pas de considérer avec attention la difficile situation où vous a placé jusquici une feuille de papier à lettre venue de lAmérique du Sud, dont le principal défaut était le manque de clarté; car je ne mets pas en ligne de compte la malsonnance de certaines observations mélancoliques quon pardonne aisément à un vieillard, et qui mont paru, à la première lecture, avoir eu lair de vous imposer, à lavenir peut-être, la nécessité de sortir de votre rôle strict de banquier, vis-à-vis dun monsieur qui vient habiter la capitale... » (Lettre III (22/5/1869))