« Adieu, toi qui mas aimée ! " Moi, à elle : "Adieu ! Encore une fois : adieu ! Je taimerai toujours ! ... Dès aujourdhui, jabandonne la vertu." Cest pourquoi, ô peuples, quand vous entendrez le vent dhiver gémir sur la mer et près de ses bords, ou au dessus des grandes villes, qui, depuis longtemps, ont pris le deuil pour moi, ou à travers les froides régions polaires, dites : » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tu nes pas comme lhomme, qui sarrête dans la rue, pour voir deux boule-dogues sempoigner au cou, mais, qui ne sarrête pas, quand un enterrement passe ; qui est ce matin accessible et ce soir de mauvaise humeur ; qui rit aujourdhui et pleure demain. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tu es encore trop jeune pour être le plus fort ; mais, dès aujourdhui, tu peux employer la ruse, le plus bel instrument des hommes de génie. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Aujourdhui que les années pèsent sur mon corps, je le dis avec sincérité, comme une vérité suprême et solennelle : je nétais pas aussi cruel quon la raconté ensuite, parmi les hommes ; mais, des fois, leur méchanceté exerçait ses ravages persévérants pendant des années entières. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Aujourdhui, des phalanges innombrables de guêpes se sont emparées des rigoles et des corniches. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Je ne crois pas que le lecteur ait lieu de se repentir, sil prête à ma narration, moins le nuisible obstacle dune crédulité stupide, que le suprême service dune confiance profonde, qui discute légalement, avec une secrète sympathie, les mystères poétiques, trop peu nombreux, à son propre avis, que je me charge de lui révéler, quand, chaque fois, loccasion sen présente, comme elle sest inopinément aujourdhui présentée, intimement pénétrée des toniques senteurs des plantes aquatiques, que la bise fraîchissante transporte dans cette strophe, qui contient un monstre, qui sest approprié les marques distinctives de la famille des palmipèdes. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Tu nous écoutes, nest-ce pas ? Mais ne remue pas tes membres ; tu es encore aujourdhui sous notre magnétique pouvoir, et latonie encéphalique persiste : cest pour la dernière fois. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Je me demandais si, à laide dune nuit obscure, tu tétais laissé choir secrètement jusquà nous de la surface de quelque étoile ; car, je le confesse, aujourdhui quil nest pas nécessaire de feindre, tu ne ressemblais pas aux marcassins de lhumanité ; mais une auréole de rayons étincelants enveloppait la périphérie de ton front. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Dès aujourdhui, tu es délivré de notre persécution. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Aujourdhui, je vais fabriquer un petit roman de trente pages ; cette mesure restera dans la suite à peu près stationnaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Aujourdhui il est à Madrid ; demain il sera à Saint-Pétersbourg ; hier il se trouvait à Pékin. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Mon intention nétait pas aujourdhui de memparer de lui, car, jai dautres projets ultérieurs sur cet adolescent timide." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Le commodore, au visage boucané par lécume de la mer, se penche à loreille de son épouse : "Laîné a changé de caractère, depuis le jour de la crise ; il nétait déjà que trop porté aux idées absurdes ; aujourdhui il rêvasse encore plus de coutume. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Aujourdhui, sous limpression des blessures que mon corps a reçues dans diverses circonstances, soit par la fatalité de ma naissance, soit par le fait de ma propre faute ; accablé par les conséquences de ma chute morale (quelques-unes ont été accomplies ; qui prévoira les autres ?) ; spectateur impassible des monstruosités acquises ou naturelles, qui décorent les aponévroses et lintellect de celui qui parle, je jette un long regard de satisfaction sur la dualité qui me compose... » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Sil vous plaît, retirez-vous de ma présence, fabricateurs, à la douzaine, de rébus défendus, dans lesquels je napercevais pas auparavant, du premier coup, comme aujourdhui, le joint de la solution frivole. » (Poésies I)
« Je me disais que puisque la poésie du doute (des volumes daujourdhui il ne restera pas 150 pages) en arrive ainsi à un tel point de désespoir morne, et de méchanceté théorique, par conséquent, cest quelle est radicalement fausse ; par cette raison quon y discute les principes, et quil ne faut pas les discuter : cest plus quinjuste. » (Lettre VII (12/3/1870))