« La grue la plus vieille et qui forme à elle seule lavant-garde, voyant cela, branle la tête comme une personne raisonnable, conséquemment son bec aussi quelle fait claquer, et nest pas contente (moi, non plus, je ne le serais pas à sa place), tandis que son vieux cou, dégarni de plumes et contemporain de trois générations de grues, se remue en ondulations irritées qui présagent lorage qui sapproche de plus en plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je les ai vus aussi rougissant, pâlissant de honte pour leur conduite sur cette terre ; rarement. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Soyez néanmoins, si vous le pouvez, aussi calmes que moi, dans cette lecture que je me repens déjà de vous offrir, et ne rougissez pas à la pensée de ce quest le cur humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Toi aussi, mon fils ! Je vais te mouiller le front et les tempes avec du vinaigre. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Moi, aussi, je nai pas fini un chapitre commencé. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Enfin, il sécrie : "Homme, lorsque tu rencontres un chien mort retourné, appuyé contre une écluse qui lempêche de partir, naille pas, comme les autres, prendre avec ta main, les vers qui sortent de son ventre gonflé, les considérer avec étonnement, ouvrir un couteau, puis en depecer un grand nombre, en te disant que, toi, aussi, tu ne seras pas plus que ce chien. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Moi, pourquoi pas aussi ? A quoi bon linjustice, dans les décrets suprêmes ? Est-il insensé, le Créateur ; cependant le plus fort, dont la colère est terrible ! " Depuis que tu mes apparu, monarque des étangs et des marécages ! couvert dune gloire qui nappartient quà Dieu, tu mas en partie consolé ; mais, ma raison chancelante sabîme devant tant de grandeur ! Qui es-tu donc ? Reste... oh ! reste encore sur cette terre ! Replie tes blanches ailes, et ne regarde pas en haut, avec des paupières inquiètes... Si tu pars, partons ensemble ! " Le crapaud sassit sur les cuisses de derrière (qui ressemblent tant à celles de lhomme ! ) et, pendant que les limaces, les cloportes et les limaçons senfuyaient à la vue de leur ennemi mortel, prit la parole en ces termes : "Maldoror, écoute-moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Mais, cest quil aime à te faire du mal, dans la légitime persuasion que tu deviennes aussi méchant que lui, et que tu laccompagnes dans le gouffre béant de lenfer, quand cette heure sonnera. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Toi, Léman, prends un balai ; je voudrais aussi en prendre un, mais je nen ai pas la force. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je le connais, le Tout-Puissant... et lui, aussi, doit me connaître. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Si jallais vite pour la dépasser, elle courait presque pour maintenir la distance égale ; mais, si je ralentissais le pas, pour quil y eût un intervalle de chemin, assez grand entre elle et moi, alors, elle le ralentissait aussi, et y mettait la grâce de lenfance. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Celui-ci, qui naime pas le vin, mais qui préfère le sang, si on ne satisfaisait pas à ses besoins légitimes, serait capable, par un pouvoir occulte, de devenir aussi gros quun éléphant, décraser les hommes comme des épis. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Aussi faut-il voir comme on le respecte, comme on lentoure dune vénération canine, comme on le place en haute estime au-dessus des animaux de la création. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Dis-moi, un peu ; serait-ce, parce que tu connais les détours de mon cur, que, lorsquil marrive dapparaître où tu veilles, tu tempresses de désigner ma présence pernicieuse, et de porter lattention des adorateurs vers le côté où vient de se montrer lennemi des hommes ? Je penche vers cette opinion ; car, moi aussi, je commence à te connaître ; et je sais qui tu es, vieille sorcière, qui veilles si bien sur les mosquées sacrées, où se pavane, comme la crête dun coq, ton maître curieux. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Le trouble est passé ; il persévère dans sa résolution ; et il est glorieux, daprès lui, de vaincre tôt ou tard le Grand-Tout, afin de régner à sa place sur lunivers entier, et sur des légions danges aussi beaux. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il est vrai que, lorsque tu descends en toi-même, pour scruter ta conduite souveraine, si le fantôme dune injustice passée, commise envers cette malheureuse humanité, qui ta toujours obéi, comme ton ami le plus fidèle, dresse, devant toi, les vertèbres immobiles dune épine dorsale vengeresse, ton il hagard laisse tomber la larme épouvantée du remords tardif, et qualors, les cheveux hérissés, tu crois, toi-même, prendre, sincèrement, la résolution de suspendre, à jamais, aux broussailles du néant, les jeux inconcevables de ton imagination de tigre, qui serait burlesque, si elle nétait pas lamentable ; mais, je sais aussi que la constance na pas fixé, dans tes os, comme une moelle tenace, le harpon de sa demeure éternelle, et que tu retombes assez souvent, toi et tes pensées, recouvertes de la lèpre noire de lerreur, dans le lac funèbre des sombres malédictions. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Cétait le matin ; le soleil se leva à lhorizon, dans toute sa magnificence, et voilà quà mes yeux se lève aussi un jeune homme, dont la présence engendrait des fleurs sur son passage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Une belle femme, que je ne faisais que distinguer, étendait aussi sur moi son influence enchanteresse, et me regardait avec compassion ; cependant, elle nosait me parler. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« La tempête allait commencer ses attaques, et déjà le ciel sobscurcissait, en devenant dun noir presque aussi hideux que le cur de lhomme. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Chacun se dit quune fois dans leau, il ne pourra plus respirer ; car, daussi loin quil fait revenir sa mémoire, il ne se reconnaît aucun poisson pour ancêtre ; mais, il sexhorte à retenir son souffle le plus longtemps possible, afin de prolonger sa vie de deux ou trois secondes ; cest là lironie vengeresse quil veut adresser à la mort... Le navire en détresse tire des coups de canon dalarme ; mais, il sombre avec lenteur... avec majesté. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Aujourdhui que les années pèsent sur mon corps, je le dis avec sincérité, comme une vérité suprême et solennelle : je nétais pas aussi cruel quon la raconté ensuite, parmi les hommes ; mais, des fois, leur méchanceté exerçait ses ravages persévérants pendant des années entières. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Si cétait un cheval ou un chien, je le laissais passer : avez-vous entendu ce que je viens de dire ? Malheureusement, la nuit de cette tempête, jétais dans un de ces accès, ma raison sétait envolée (car, ordinairement, jétais aussi cruel, mais, plus prudent) ; et tout ce qui tomberait, cette fois-là, entre mes mains, devait périr ; je ne prétends pas mexcuser de mes torts. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Arrivés à trois mètres de distance, sans faire aucun effort, ils tombèrent brusquement lun contre lautre, comme deux aimants, et sembrassèrent avec dignité et reconnaissance, dans une étreinte aussi tendre que celle dun frère ou dune sur. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il lui a dit : "Je tattendais, et toi aussi. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Tantôt, il tourne aussi vite que le tigre, et na pas lair de se fatiguer ; tantôt, il se couche sur le dos, avec ses deux fortes pattes en lair, et, avec sang-froid, regarde ironiquement son adversaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« A ce spectacle, moi, aussi, je voulus pénétrer dans cette maison ! Jallai descendre du pont, quand je vis, sur lentablement dun pilier, cette inscription, en caractères hébreux : "Vous, qui passez sur ce pont, ny allez pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il se disait que son caractère était plein de bonté ; quil aimait à croire ses semblables bons aussi ; que pour cela il avait acquiescé au souhait de létranger distingué qui lavait appelé auprès de lui ; mais que, jamais, au grand jamais, il ne se serait attendu à être torturé par un bourreau. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Tant lhomme inspire de lhorreur à son propre semblable ! Peut-être que, lorsque javance cela, je me trompe ; mais, peut-être quaussi je dis vrai. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Sans doute, elle na pas conscience de ce long voyage ; il nen est pas ainsi de moi : accoudé sur le chevet de mon lit, pendant que les dentelures dun horizon aride et morne sélèvent en vigueur sur le fond de mon âme, je mabsorbe dans les rêves de la compassion et je rougis pour lhomme ! Coupé en deux par la bise, le matelot, après avoir fait son quart de nuit, sempresse de regagner son hamac : pourquoi cette consolation ne mest-elle pas offerte ? Lidée que je suis tombé, volontairement, aussi bas que mes semblables, et que jai le droit moins quun autre de prononcer des plaintes, sur notre sort, qui reste enchaîné à la croûte durcie dune planète, et sur lessence de notre âme perverse, me pénètre comme un clou de forge. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Jadmirais (il était absolument impossible de ne pas faire comme moi) avec quelle exactitude énergique les lames de métal, au lieu de glisser à la surface, comme quand on se bat contre un nègre et quon fait des efforts inutiles, propres au cauchemar, pour lempoigner aux cheveux, sappliquaient, grâce au goudron, jusquà lintérieur des chairs, marquées par des sillons aussi creux que lempêchement des os pouvait raisonnablement le permettre. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Et, cependant, malgré les bonnes résolutions prises davance, comment ne pas reconnaître la force de ces femmes, les muscles de leur bras ? Leur adresse, qui consistait à frapper sur les parties les plus sensibles, comme le visage et le bas-ventre, ne sera mentionnée par moi, que si jaspire à lambition de raconter la totale vérité ! A moins que, appliquant mes lèvres, lune contre lautre, surtout dans la direction horizontale (mais, chacun nignore pas que cest la manière la plus ordinaire dengendrer cette pression), je ne préfère garder un silence gonflé de larmes et de mystères, dont la manifestation pénible sera impuissante à cacher, non seulement aussi bien mais encore mieux que mes paroles (car, je ne crois pas me tromper, quoiquil ne faille pas certainement nier en principe, sous peine de manquer aux règles les plus élémentaires de lhabileté, les possibilités hypothétiques derreur) les résultats funestes occasionnés par la fureur qui met en uvre les métacarpes secs et les articulations robustes : quand même on ne se mettrait pas au point de vue de lobservateur impartial et du moraliste expérimenté (il est presque assez important que japprenne que je nadmets pas, au moins entièrement, cette restriction plus ou moins fallacieuse), le doute, à cet égard, naurait pas la faculté détendre ses racines ; car, je ne le suppose pas, pour linstant, entre les mains dune puissance surnaturelle, et périrait immanquablement, pas subitement peut-être, faute dune séve remplissant les conditions simultanées de nutrition et dabsence de matières vénéneuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Pour clore ce petit incident, qui sest lui-même dépouillé de sa gangue par une légèreté aussi irremédiablement déplorable que fatalement pleine dintérêt (ce que chacun naura pas manqué de vérifier, à la condition quil ait ausculté ses souvenirs les plus récents), il est bon, si lon possède des facultés en équilibre parfait, ou mieux, si la balance de lidiotisme ne lemporte pas de beaucoup sur le plateau dans lequel reposent les nobles et magnifiques attributs de la raison, cest-à-dire, afin dêtre plus clair (car, jusquici je nai été que concis, ce que même plusieurs nadmettront pas, à cause de mes longueurs, qui ne sont quimaginaires, puisquelles remplissent leur but, de traquer, avec le scalpel de lanalyse, les fugitives apparitions de la vérité, jusquen leurs derniers retranchements), si lintelligence prédomine suffisamment sur les défauts sous le poids desquels lont étouffée en partie lhabitude, la nature et léducation, il est bon répété-je pour la deuxième et la dernière fois, car, à force de répéter, on finirait, le plus souvent ce nest pas faux, par ne plus sentendre, de revenir la queue basse, (si, même, il est vrai que jaie une queue) au sujet dramatique cimenté dans cette strophe. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Ne me rappelais-je donc pas que, moi, aussi, javais été scalpé, quoique ce ne fût que pendant cinq ans (le nombre exact du temps mavait failli) que javais enfermé un être humain dans une prison, pour être témoin du spectacle de ses souffrances, parce quil mavait refusé, à juste titre, une amitié qui ne saccorde pas à des êtres comme moi ? Puisque je fais semblant dignorer que mon regard peut donner la mort, même aux planètes qui tournent dans lespace, il naura pas tort, celui qui prétendra que je ne possède pas la faculté des souvenirs. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Et que, tel autre jour, pour parler en deuxième et dernier lieu de choses subjectives, son âme présenta au regard investigateur de la psychologie, je ne vais pas jusquà dire une aberration de la raison (qui, cependant, nen serait pas moins curieuse ; au contraire, elle le serait davantage), mais, du moins, pour ne pas faire le difficile auprès de certaines personnes froides, qui ne me pardonneraient jamais les élucubrations flagrantes de mon exagération, un état inaccoutumé, assez souvent très-grave, qui marque que la limite accordée par le bon sens à limagination est quelquefois, malgré le pacte éphemère conclu entre ces deux puissances, malheureusement dépassée par la pression énergique de la volonté, mais, la plupart du temps aussi, par labsence de sa collaboration effective : donnons à lappui quelques exemples, dont il nest pas difficile dapprécier lopportunité ; si, toutefois, lon prend pour compagne une attentive modération. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Hélas ! je voudrais dérouler mes raisonnements et mes comparaisons lentement et avec beaucoup de magnificence (mais qui dispose de son temps ?), pour que chacun comprenne davantage, sinon mon épouvante, du moins ma stupéfaction, quand, un soir dété, comme le soleil semblait sabaisser à lhorizon, je vis nager, sur la mer, avec de larges pattes de canard à la place des extrémités des jambes et des bras, porteur dune nageoire dorsale, proportionnellement aussi longue et aussi effilée que celle des dauphins, un être humain, aux muscles vigoureux, et que des bancs nombreux de poissons (je vis, dans ce cortége, entre autres habitants des eaux, la torpille, lanarnak groënlandais et le scorpène-horrible) suivaient avec les marques très-ostensibles de la plus grande admiration. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Hélas ! je voudrais dérouler mes raisonnements et mes comparaisons lentement et avec beaucoup de magnificence (mais qui dispose de son temps ?), pour que chacun comprenne davantage, sinon mon épouvante, du moins ma stupéfaction, quand, un soir dété, comme le soleil semblait sabaisser à lhorizon, je vis nager, sur la mer, avec de larges pattes de canard à la place des extrémités des jambes et des bras, porteur dune nageoire dorsale, proportionnellement aussi longue et aussi effilée que celle des dauphins, un être humain, aux muscles vigoureux, et que des bancs nombreux de poissons (je vis, dans ce cortége, entre autres habitants des eaux, la torpille, lanarnak groënlandais et le scorpène-horrible) suivaient avec les marques très-ostensibles de la plus grande admiration. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Mais je nignore pas (moi, aussi, je suis savant) quun jour, parce quil mavait arrêté la main, au moment où je levais mon poignard pour percer le sein dune femme, je le saisis par les cheveux avec un bras de fer, et le fis tournoyer dans lair avec une telle vitesse, que la chevelure me resta dans la main, et que son corps, lancé par la force centrifuge, alla cogner contre le tronc dun chêne... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Moi, aussi, je suis savant. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Il y a dautres axiomes aussi qui sont inébranlables, et qui marchent parallèlement avec le tien. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Les grillons et les crapauds suivent à quelques pas la fête mortuaire ; eux, aussi, nignorent pas que leur modeste présence aux funérailles de quiconque leur sera un jour comptée. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Et, quand je réfléchis sommairement à ces ténébreux mystères, par lesquels, un être humain disparaît de la terre, aussi facilement quune mouche ou une libellule, sans conserver lespérance dy revenir, je me surprends à couver le vif regret de ne pas probablement pouvoir vivre assez longtemps, pour vous bien expliquer ce que je nai pas la prétention de comprendre moi-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Le milan royal a les ailes proportionnellement plus longues que les buses, et le vol bien plus aisé : aussi passe-t-il sa vie dans lair. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Sil avait cru que la mort est aussi peu sympathique dans sa naïveté, il aurait renoncé à son mandat, pour ne pas augmenter la légitime douleur des nombreux parents et amis du défunt ; mais, une secrète voix lavertit de leur donner quelques consolations, qui ne seront pas inutiles, ne fût-ce que celle qui ferait entrevoir lespoir dune prochaine rencontre dans les cieux entre celui qui mourut et ceux qui survécurent." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Vous, dont le calme enviable ne peut pas faire plus que dembellir le faciès, ne croyez pas quil sagisse encore de pousser, dans des strophes de quatorze ou quinze lignes, ainsi quun élève de quatrième, des exclamations qui passeront pour inopportunes, et des gloussements sonores de poule cochinchinoise, aussi grotesques quon serait capable de limaginer, pour peu quon sen donnât la peine ; mais il est préférable de prouver par des faits les propositions que lon avance. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Mais la sensible Londonienne est à peine arrivée aux premières marches (elle ne court pas aussi promptement quune personne des classes inférieures) que déjà une de ses demoiselles datour redescend du premier étage, les joues empourprées de sueur, avec le flacon qui, peut-être, contient la liqueur de vie dans ses parois de cristal. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Mais, sil est convenable daccepter lamitié dune personne âgée, il lest aussi de lui faire comprendre que nos caractères ne sont pas les mêmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il vient sans doute den haut, envoyé par celui qui craint tant de venir lui-même ! Nous verrons, à uvre, sil est aussi impérieux quil en a lair ; ce nest pas un habitant de labricot terrestre ; il trahit son origine séraphique par ses yeux errants et indécis." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Serrer des couteaux et des poignards entre tes doigts, il faut que désormais cela te soit défendu, crois-men ; aussi bien dans ton intérêt que dans celui des autres. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Je veux dire, afin de ne pas me faire mieux comprendre, mais seulement pour développer ma pensée qui intéresse et agace en même temps par une harmonie des plus pénétrantes, que je ne crois pas quil soit nécessaire, pour arriver au but que lon se propose, dinventer une poésie tout à fait en dehors de la marche ordinaire de la nature, et dont le souffle pernicieux semble bouleverser même les vérités absolues ; mais, amener un pareil résultat (conforme, du reste, aux règles de lesthétique, si lon y réfléchit bien), cela nest pas aussi facile quon le pense : voilà ce que je voulais dire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)