avancer

Contextes de " avança "

« Cependant, un jour que les obus tonnaient beaucoup plus fort qu’à l’ordinaire, et que les escadrons, enlevés de leur base, tourbillonnaient, comme des pailles, sous l’influence du cyclone de la mort, un cavalier, à la démarche hardie, s’avança devant moi, pour me disputer la palme de la victoire. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " avançais "

« Mais qu’était-ce donc que la substance corporelle vers laquelle j’avançais ? Je savais que la famille des pélécaninés comprend quatre genres distincts : le fou, le pélican, le cormoran, la frégate. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " avançait "

« Quelquefois, la grille d’un guichet s’élevait sur elle-même en grinçant, comme par l’impulsion ascendante d’une main qui violentait la nature du fer : un homme présentait sa tête à l’ouverture dégagée à moitié, avançait ses épaules, sur lesquelles tombait le plâtre écaillé, faisait suivre, dans cette extraction laborieuse, son corps couvert. de toiles d’araignées. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Un scarabée, roulant, sur le sol, avec ses mandibules et ses antennes, une boule, dont les principaux éléments étaient composés de matières excrémentielles, s’avançait, d’un pas rapide, vers le tertre désigné, s’appliquant à mettre bien en évidence la volonté qu’il avait de prendre cette direction. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il s’avançait comme une locomotive, harcelé par le bâton d’un pâtre et les mâchoires d’un chien. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " avançant "

« Le peuple stupéfait me laissa passer, pour m’écarter de la place funèbre ; il m’a vu ouvrir avec mes coudes ses flots ondulatoires, et me remuer, plein de vie, avançant devant moi, la tête droite, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d’une tombe ! J’avais dit que je voulais défendre l’homme, cette fois ; mais, je crains que mon apologie ne soit pas l’expression de la vérité ; et, par conséquent, je préfère me taire. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

Contextes de " avanças "

« Remarquant mon hésitation, tu rougis à ton tour, et tu avanças le bras. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " avancé "

« Plus tard, lorsqu’il est gras et qu’il entre dans un âge avancé, en imitant la coutume d’un peuple ancien, on le tue, afin de ne pas lui faire sentir les atteintes de la vieillesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Mais, que peut la meilleure intention, apportée au service d’une cause juste, contre les dérèglements de l’aliénation mentale ? Il s’est avancé vers le fou, l’a aidé avec bienveillance à replacer sa dignité dans une position normale, lui a tendu la main, et s’est assis à côté de lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " avance "

« Voici sa famille innombrable, qui s’avance, et dont il vous a libéralement gratifié, afin que votre désespoir fût moins amer, et comme adouci par la présence agréable de ces avortons hargneux, qui deviendront plus tard de magnifiques poux, ornés d’une beauté remarquable, monstres à allure de sage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Elle s’avance lentement, sur les eaux, passe sous les arches du pont de la Gare et du pont d’Austerlitz, et continue son sillage silencieux, sur la Seine, jusqu’au pont de l’Alma. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ses lueurs, blanches comme la lumière électrique, effacent les becs de gaz qui longent les deux rives, et, entre lesquels, elle s’avance comme une reine, solitaire, impénétrable, avec un sourire inextinguible, sans que son huile se répande avec amertume. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il s’avance vers son adversaire fatigué, et, prenant son temps, lui enfonce dans le ventre sa lame aiguë. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Tant l’homme inspire de l’horreur à son propre semblable ! Peut-être que, lorsque j’avance cela, je me trompe ; mais, peut-être qu’aussi je dis vrai. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Effectivement, si chacun se donne la peine ingénieuse d’interroger les diverses phases de son existence (sans en oublier une seule, car c’était peut-être celle-là qui était destinée à fournir la preuve de ce que j’avance), il ne se souviendra pas, sans un certain étonnement, qui serait comique en d’autres circonstances, que, tel jour, pour parler premièrement de choses objectives, il fut témoin de quelque phénomène qui semblait dépasser et dépassait positivement les notions connues fournies par l’observation et l’expérience, comme, par exemple, les pluies de crapauds, dont le magique spectacle dut ne pas être d’abord compris par les savants. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Celui-ci s’avance avec majesté, comme un vaisseau qui fend la pleine mer, et ne craint pas le phénomène de l’enfoncement ; car, au moment actuel, les tempêtes et les écueils ne se font pas remarquer par quelque chose de moins que leur explicable absence. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Quand elle s’est assurée que le silence règne aux alentours, elle retire successivement, des profondeurs de son nid, sans le secours de la méditation, les diverses parties de son corps, et s’avance à pas comptés vers ma couche. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Hélas ! nous sommes maintenant arrivés dans le réel, quant à ce qui regarde la tarentule, et, quoique l’on pourrait mettre un point d’exclamation à la fin de chaque phrase, ce n’est peut-être pas une raison pour s’en dispenser ! Elle s’est assurée que le silence règne aux alentours ; la voilà qui retire successivement des profondeurs de son nid, sans le secours de la méditation, les diverses parties de son corps, et s’avance à pas comptés vers la couche de l’homme solitaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Vous, dont le calme enviable ne peut pas faire plus que d’embellir le faciès, ne croyez pas qu’il s’agisse encore de pousser, dans des strophes de quatorze ou quinze lignes, ainsi qu’un élève de quatrième, des exclamations qui passeront pour inopportunes, et des gloussements sonores de poule cochinchinoise, aussi grotesques qu’on serait capable de l’imaginer, pour peu qu’on s’en donnât la peine ; mais il est préférable de prouver par des faits les propositions que l’on avance. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Songe-t-on jamais aux moyens les plus simples de faire cesser un état alarmant ? Quand un rôdeur de barrières traverse un faubourg de la banlieue, un saladier de vin blanc dans le gosier et la blouse en lambeaux, si, dans le coin d’une borne, il aperçoit un vieux chat musculeux, contemporain des révolutions auxquelles ont assisté nos pères, contemplant mélancoliquement les rayons de la lune, qui s’abattent sur la plaine endormie, il s’avance tortueusement dans une ligne courbe, et fait un signe à un chien cagneux, qui se précipite. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« A ce point de son chemin, il s’avance dans la rue du faubourg Saint-Denis, laisse derrière lui l’embarcadère du chemin de fer de Strasbourg, et s’arrête devant un portail élevé, avant d’avoir atteint la superposition perpendiculaire de la rue Lafayette. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Appuyant le poignet sur les bras du fauteuil, il s’éloigne de son siége ordinaire, et s’avance, avec inquiétude, quoique affaibli par les ans, vers le corps immobile de son premier-né. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il s’avance, comme une hyène, sans être vu, et longe les côtés de la cour. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Je ne retirerai pas ce que j’avance. » (Poésies I)

Contextes de " avancée "

« La demoiselle s’incline avec grâce en présentant son offre, et la mère, avec sa démarche royale, s’est avancée vers les franges qui bordent le sofa, seul objet qui préoccupe sa tendresse. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " avancent "

« (Les voici qui s’avancent, revêtues de leur linceul blanc ; elle ne se parlent pas ; elle se tiennent par la main. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« J’avais emboîté mon pas sur ses traces, et j’étais encore à une grande distance du lieu de la scène ; car, de même que les stercoraires, oiseaux inquiets comme s’ils étaient toujours affamés, se plaisent dans les mers qui baignent les deux pôles, et n’avancent qu’accidentellement dans les zônes tempérées, ainsi je n’étais pas tranquille, et je portais mes jambes en avant avec beaucoup de lenteur. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " avancer "

« Quel ne fut pas son étonnement, quand il vit Maldoror, changé en poulpe, avancer contre son corps ses huit pattes monstrueuses, dont chacune, lanière solide, aurait pu embrasser facilement la circonférence d’une planète. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« A mon tour, je m’efforce de lui rappeler sa jeunesse dorée, qui ne demande qu’à s’avancer dans les palais des plaisirs, comme une reine ; mais, il remarque que mes paroles sortent difficilement de ma bouche amaigrie, et que les années de mon propre printemps ont passé, tristes et glaciales, comme un rêve implacable qui promène, sur les tables des banquets, et sur les lits de satin, où sommeille la pâle prêtresse d’amour, payée avec les miroitements de l’or, les voluptés amères du désenchantement, les rides pestilentielles de la vieillesse, les effarements de la solitude et les flambeaux de la douleur. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« L’amphibie n’osa pas trop s’avancer jusqu’au rivage ; mais, dès qu’il se fut assuré que sa voix parvenait assez distinctement jusqu’à mon tympan, il réduisit le mouvement de ses membres palmés, de manière à soutenir son buste, couvert de goëmons, au-dessus des flots mugissants. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

Contextes de " avanceront "

« C’est ainsi que vos fils deviendront beaux, et s’inclineront devant leurs parents avec reconnaissance ; sinon, malingres, et rabougris comme le parchemin des bibliothèques, ils s’avanceront à grands pas, conduits par la révolte, contre le jour de leur naissance et le clitoris de "leur mère impure." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

Contextes de " avances "

« Oh ! quand tu t’avances, la crête haute et terrible, entouré de tes replis tortueux comme d’une cour, magnétiseur et farouche, roulant tes ondes les unes sur les autres, avec la conscience de ce que tu es, pendant que tu pousses, des profondeurs de ta poitrine, comme accablé d’un remords intense que je ne puis pas découvrir, ce sourd mugissement perpétuel que les hommes redoutent tant, même quand ils te contemplent, en sûreté, tremblants sur le rivage, alors, je vois qu’il ne m’appartient pas, le droit insigne de me dire ton égal. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)