« Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Écoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière et non en avant, comme les yeux dun fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« La grue la plus vieille et qui forme à elle seule lavant-garde, voyant cela, branle la tête comme une personne raisonnable, conséquemment son bec aussi quelle fait claquer, et nest pas contente (moi, non plus, je ne le serais pas à sa place), tandis que son vieux cou, dégarni de plumes et contemporain de trois générations de grues, se remue en ondulations irritées qui présagent lorage qui sapproche de plus en plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tout à coup, ils sarrêtent, regardent de tous les côtés avec une inquiétude farouche, lil en feu ; et, de même que les éléphants, avant de mourir, jettent dans le désert un dernier regard au ciel, élevant désespérément leur trompe, laissant leurs oreilles inertes, de même les chiens laissent leurs oreilles inertes, élèvent la tête, gonflent le cou terrible, et se mettent à aboyer, tour à tour, soit comme un enfant qui crie de faim, soit comme un chat blessé au ventre au-dessus dun toit, soit comme une femme qui va enfanter, soit comme un moribond atteint de la peste à lhôpital, soit comme une jeune fille qui chante un air sublime, contre les étoiles au nord, contre les étoiles à lest, contre les étoiles au sud, contre les étoiles à louest ; contre la lune ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Pour te contempler, il faut que la vue tourne son télescope, par un mouvement continu, vers les quatre points de lhorizon, de même quun mathématicien, afin de résoudre une équation algébrique, est obligé dexaminer séparément les divers cas possibles, avant de trancher la difficulté. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Que le vent, dont les sifflements plaintifs attristent lhumanité, depuis que le vent, lhumanité existent, quelques moments avant lagonie dernière, me porte sur les os de ses ailes, à travers le monde, impatient de ma mort. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Sil est efficace, le pouvoir que lui ont accordé les esprits infernaux, ou plutôt quil tire de lui-même, cet enfant, avant que la nuit sécoule, ne devait plus être. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ce stygmate, qui la vieilli avant lâge, est-il honorable ou est-il infâme ? Ses rides doivent-elles être regardées avec vénération ? Je lignore, et je crains de le savoir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Moi, être assez généreux pour aimer mes semblables ! Non, non ! Je lai résolu depuis le jour de ma naissance ! Ils ne maiment pas, eux ! On verra les mondes se détruire, et le granit glisser, comme un cormoran, sur la surface des flots, avant que je touche la main infâme dun être humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Avant que tu deviennes célèbre par ta vertu et que tu atteignes le but, cent autres auront le temps de faire des cabrioles par dessus ton dos, et darriver au bout de la carrière avant toi, de telle manière quil ne sy trouvera plus de place pour tes idées étroites. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Avant que tu deviennes célèbre par ta vertu et que tu atteignes le but, cent autres auront le temps de faire des cabrioles par dessus ton dos, et darriver au bout de la carrière avant toi, de telle manière quil ne sy trouvera plus de place pour tes idées étroites. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Aux époques antiques et dans les temps modernes, plus dune grande imagination humaine vit son génie, épouvanté, à la contemplation de vos figures symboliques tracées sur le papier brûlant, comme autant de signes mystérieux, vivants dune haleine latente, que ne comprend pas le vulgaire profane et qui nétaient que la révélation éclatante daxiomes et dhyéroglyphes éternels, qui ont existé avant lunivers et qui se maintiendront après lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Depuis ce temps, jai vu plusieurs générations humaines élever, le matin, ses ailes et ses yeux, vers lespace, avec la joie inexpériente de la chrysalide qui salue sa dernière métamorphose, et mourir, le soir, avant le coucher du soleil, la tête courbée, comme des fleurs fanées que balance le sifflement plaintif du vent. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Avant de transporter le corps à la Morgue, on le laisse quelque temps sur la berge, pour le ramener à la vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Si, cependant, il en est temps encore ; car, des fois, lhomme aperçoit le poison sintroduire dans les veines de sa jambe, par une morsure presque imperceptible, avant quil ait eu le temps de rebrousser chemin, et de gagner le large. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Penché en avant, statue de lamitié, il regarde avec des yeux, mystérieux comme la mer, grimper, sur la pente de la côte, les guêtres du voyageur, aidé de son bâton ferré. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Les voilà qui tracent des cercles dont la concentricité diminue, espionnant leurs moyens réciproques, avant de combattre ; ils font bien. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il est utile de boire un verre deau, avant dentreprendre la suite de mon travail. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« "Cela les faisait sourire, mais non, comme à moi, pâlir, disaient-ils dans leur pittoresque langage ; et ils nétaient pas assez bêtes pour ne pas remarquer que, précisément, je ne regardais pas les évolutions champêtres des poissons, mais que ma vue se portait, de beaucoup plus, en avant." » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Pendant le très-court moment où, le bras tendu en avant reste suspendu dans lair, avant quil senfonce de nouveau, ses doigts écartés, réunis à laide dun repli de la peau, à forme de membrane, semblaient sélancer vers les hauteurs de lespace, et prendre les étoiles. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Pendant le très-court moment où, le bras tendu en avant reste suspendu dans lair, avant quil senfonce de nouveau, ses doigts écartés, réunis à laide dun repli de la peau, à forme de membrane, semblaient sélancer vers les hauteurs de lespace, et prendre les étoiles. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« De même quun jeune homme, qui aspire à la gloire, entend un bruissement quil ne sait à quoi attribuer, ainsi jentends une voix mélodieuse qui prononce à mon oreille : "Maldoror ! " Mais, avant de mettre fin à sa méprise, il croyait entendre les ailes dun moustique... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Javais emboîté mon pas sur ses traces, et jétais encore à une grande distance du lieu de la scène ; car, de même que les stercoraires, oiseaux inquiets comme sils étaient toujours affamés, se plaisent dans les mers qui baignent les deux pôles, et navancent quaccidentellement dans les zônes tempérées, ainsi je nétais pas tranquille, et je portais mes jambes en avant avec beaucoup de lenteur. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Malheureusement que de siècles ne faudra-t-il pas encore, avant que la race humaine périsse entièrement par mon piége perfide ! Cest ainsi quun esprit habile, et qui ne se vante pas, emploie, pour atteindre à ses fins, les moyens mêmes qui paraîtraient dabord y porter un invincible obstacle. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Remarquez que je ne dis pas que votre opinion ne puisse jusquà un certain point être contraire à la mienne ; mais, ce quil importe avant tout, cest de posséder des notions justes sur les bases de la morale, de telle manière que chacun doive se pénétrer du principe qui commande de faire à autrui ce que lon voudrait peut-être qui fût fait à soi-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Vous toucherez avec vos mains des branches ascendantes daorte et des capsules surrénales ; et puis des sentiments ! Les cinq premiers récits nont pas été inutiles ; ils étaient le frontispice de mon ouvrage, le fondement de la construction, lexplication préalable de ma poétique future : et je devais à moi-même, avant de boucler ma valise et me mettre en marche pour les contrées de limagination, davertir les sincères amateurs de la littérature, par lébauche rapide dune généralisation claire et précise, du but que javais résolu de poursuivre. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Avant dentrer en matière, je trouve stupide quil soit nécessaire (je pense que chacun ne sera pas de mon avis, si je me trompe) que je place à côté de moi un encrier ouvert, et quelques feuillets de papier non mâché. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Quelque obstacle imprévu ne peut-il lembarrasser dans sa route ? Et cette circonstance, serait-elle si peu fréquente, quil dût prendre sur lui de la considérer comme une exception ? Que ne considère-t-il plutôt, comme un fait anormal, la possibilité quil a eue jusquici de se sentir dépourvu dinquiétude et pour ainsi dire heureux ? De quel droit en effet prétendrait-il gagner indemne sa demeure, lorsque quelquun le guette et le suit par derrière comme sa future proie ? (Ce serait bien peu connaître sa profession décrivain à sensation, que de ne pas, au moins, mettre en avant, les restrictives interrogations après lesquelles arrive immédiatement la phrase que je suis sur le point de terminer.) » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« A ce point de son chemin, il savance dans la rue du faubourg Saint-Denis, laisse derrière lui lembarcadère du chemin de fer de Strasbourg, et sarrête devant un portail élevé, avant davoir atteint la superposition perpendiculaire de la rue Lafayette. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il parle dans une langue étrangère, et chacun lécoute dans un recueillement respectueux : "Qui a mis le garçon dans cet état ? La Tamise brumeuse charriera encore une quantité notable de limon avant que mes forces soient complétement épuisées. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Bien avant la fin de cette lecture, Mervyn est retombé sur son coude, dans limpossibilité de suivre plus longtemps le raisonné développement des phrases passées à la filière et la saponification des obligatoires métaphores. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il pencha son corps en avant, et il retomba sur le carreau. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Celui-ci aurait beaucoup mieux fait de consulter ses parents, avant de répondre à lamitié de linconnu. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« cria le quatrième, avant que tous les bras se fussent levés en cadence pour frapper résolûment, cette fois, sur le sac. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Celui-ci devina le projet de lespion, et, avant que le troisième jour fût parvenu à sa fin, il perça la queue du poisson dune flèche envenimée. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Le gosier de lespion poussa une faible exclamation, qui rendit le dernier soupir avant de toucher la terre. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Vous verrez quelque lignes plus loin, à laide de mon silence glacial, quil narriva pas à temps, pour leur raconter ce que lui avait rapporté un chiffonnier, caché derrière léchafaudage voisin dune maison en construction, le jour où le pont du Carrousel, encore empreint de lhumide rosée de la nuit, aperçut avec horreur lhorizon de sa pensée sélargir confusément en cercles concentriques, à lapparition matinale du rhythmique pétrissage dun sac icosaèdre, contre son parapet calcaire ! Avant quil stimule leur compassion, par le souvenir de cet épisode, ils feront bien de détruire en eux la semence de lespoir... » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Le commodore qui mendiait par les rues depuis le jour où avait commencé ce quil croyait être la folie de son fils et la mère, quon avait appelée la fille de neige, à cause de son extrême pâleur, portèrent en avant leur poitrine pour protéger le rhinocéros. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« ... Pardon, Monsieur, jai une prière à vous faire: si mon père envoyait dautres fonds avant le 1er septembre, époque à laquelle mon corps fera une apparition devant la porte de votre banque, vous aurez la bonté de me le faire savoir ? » (Lettre III (22/5/1869))
« Au reste, je suis chez moi à toute heure du jour ; mais vous nauriez quà mécrire un mot, et il est probable qualors je le recevrai presque aussitôt que la demoiselle qui tire le cordon, ou bien avant, si je me rencontre sur le vestibule... » (Lettre III (22/5/1869))
« Ainsi donc, ce que je désire avant tout, cest être jugé par la critique, et, une fois connu, ça ira tout seul. » (Lettre IV (23/10))