« l'aigle, le corbeau, l'immortel
pélican, le canard sauvage, la grue voyageuse,
éveillés, grelottant de froid, me verront passer à la lueur
des éclairs, spectre horrible et content. » (Les Chants
de Maldoror - Chant I)
« Une énorme femelle de requin vient
prendre part au pâté de foie de canard, et manger du
bouilli froid. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« [...] je vis nager, sur la mer, avec de
larges pattes de canard à la place des extrémités des
jambes et des bras, porteur d'une nageoire dorsale,
proportionnellement aussi longue et aussi effilée que celle des
dauphins, un être humain, aux muscles vigoureux, [...] » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« Mais, sachez que la poésie se trouve
partout où n'est pas le sourire, stupidement railleur, de
l'homme, à la figure de canard. » (Les Chants de
Maldoror - Chant VI)
« Oui, bonnes gens, c'est moi qui vous
ordonne de brûler, sur une pelle, rougie au feu, avec un peu de
sucre jaune, le canard du doute, aux lèvres de vermouth,
qui, répandant, dans une lutte mélancolique entre le bien et le
mal, des larmes qui ne viennent pas du cur, sans machine
pneumatique, fait, partout, le vide universel. » (Poésies
I)
canard « Nom donné à tous les imprimés que l'on crie dans les rues. Petit morceau de sucre trempé dans de l'eau-de-vie. » (Dictionnaire Bescherelle, 1845) « Nouvelle fausse et le plus souvent absurde : se dit surtout des récits de ce genre insérés dans les journaux » (G.D.U.).