cauchemar

Contextes de " cauchemar "

« Les poules et les coqs, avec leur gosier rassasié, retournaient gratter l'herbe du préau ; la femme, devenue propre, se relevait, tremblante, couverte de blessures, comme lorsqu'on s'éveille après un cauchemar. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« J'admirais (il était absolument impossible de ne pas faire comme moi) avec quelle exactitude énergique les lames de métal, au lieu de glisser à la surface, comme quand on se bat contre un nègre et qu'on fait des efforts inutiles, propres au cauchemar, pour l'empoigner aux cheveux, s'appliquaient, grâce au goudron, jusqu'à l'intérieur des chairs, marquées par des sillons aussi creux que l'empêchement des os pouvait raisonnablement le permettre. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Ce n'est pas la première fois que le cauchemar de la perte momentanée de la mémoire établit sa demeure dans mon imagination, quand, par les inflexibles lois de l'optique, il m'arrive d'être placé devant la méconnaissance de ma propre image !  » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Cependant, il m'arrive quelquefois de rêver, mais sans perdre un seul instant le vivace sentiment de ma personnalité et la libre faculté de me mouvoir : sachez que le cauchemar qui se cache dans les angles phosphoriques de l'ombre, la fièvre qui palpe mon visage avec son moignon, chaque animal impur qui dresse sa griffe sanglante, eh bien, c'est ma volonté qui, pour donner un aliment stable à son activité perpétuelle, les fait tourner en rond. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Alors le fou recula de quelques pas, comme s'il était la proie d'un insultant cauchemar ; les lignes du bonheur se peignirent sur son visage, ridé par les chagrins ; il s'agenouilla, plein d'humiliation, aux pieds de son protecteur. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« C'est un cauchemar qui tient la plume. » (Poésies I)

Contextes de " cauchemars "

« - Ils ajoutent que, les jours, les nuits, sans trève ni repos, des cauchemars horribles lui font [le] saigner le sang par la bouche et les oreilles ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« N'est-ce pas lui qui me fournit des accusations contre lui-même ? Ne tarira point ma verve épouvantable ! elle se nourrit des cauchemars insensés qui tourmentent mes insomnies. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je vous l'ai dit, depuis la vision qui me fit connaître la vérité suprême, assez de cauchemars ont sucé avidement ma gorge, pendant les nuits et les jours, pour avoir encore le courage de renouveler, même par la pensée, les souffrances que j'éprouvai dans cette heure infernale, qui me poursuit sans relâche de son souvenir. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Chose remarquable ! moi qui fais reculer le sommeil et les cauchemars, je me sens paralysé dans la totalité de mon corps, quand elle grimpe le long des pieds d'ébène de mon lit de satin. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Mais, ce ne seront plus des anathèmes, possesseurs de la spécialité de provoquer le rire ; des personnalités fictives qui auraient bien fait de rester dans la cervelle de l'auteur ; ou des cauchemars placés trop au-dessus de l'existence ordinaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il faut veiller sans relâche sur les insomnies purulentes et les cauchemars atrabilaires. » (Poésies I)