« Cela me trouble le sang et le cerveau... Qui donc, sur la tête, me donne des coups de barre de fer, comme un marteau frappant l’enclume ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Quand un élève interne, dans un lycée, est gouverné, pendant des années, qui sont des siècles, du matin jusqu’au soir et du soir jusqu’au lendemain, par un paria de la civilisation, qui a constamment les yeux sur lui, il sent les flots tumultueux d’une haine vivace, monter, comme une épaisse fumée, à son cerveau, qui lui paraît près d’éclater. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je pourrais, en prenant ta tête entre mes mains, d’un air caressant et doux, enfoncer mes doigts avides dans les lobes de ton cerveau innocent, pour en extraire, le sourire aux lèvres, une graisse efficace qui lave mes yeux, endoloris par l’insomnie éternelle de la vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Avec ses yeux impuissants, il tâche de percer l’obscurité de la nuit ; car, son cerveau de chien ne comprend pas cela. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Rappelons les noms de ces êtres imaginaires, à la nature d’ange, que ma plume, pendant le deuxième chant, a tirés d’un cerveau, brillant d’une lueur émanée d’eux-mêmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il a dit que les nonnes du couvent-lupanar ne retrouvent plus leur sommeil ; rôdent dans le préau, gesticulant comme des automates, écrasant avec le pied les renoncules et les lilas ; devenues folles d’indignation, mais, non assez, pour ne pas se rappeler la cause qui engendra cette maladie, dans leur cerveau... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« N’avoir pas parlé du rhinocéros après la mouche ! Au moins, pour excuse passable, aurai-je dû mentionner avec promptitude (et je ne l’ai pas fait ! ) cette omission non préméditée, qui n’étonnera pas ceux qui ont étudié à fond les contradictions réelles et inexplicables qui habitent les lobes du cerveau humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Prenez garde qu’il ne s’en échappe un, et ne vienne gratter, avec sa bouche, le dedans de votre oreille : il serait ensuite capable d’entrer dans votre cerveau. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Ma subjectivité et le Créateur, c’est trop pour un cerveau. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Quelle impression la figure d’Elsseneur fait-elle dans ton imagination ? Tu l’as oublié ! Et ce Réginald, à la démarche fière, as tu gravé ses traits dans ton cerveau fidèle ? Regarde-le caché dans les replis des rideaux ; sa bouche est penchée vers ton front ; mais il n’ose te parler, car il est plus timide que moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Quand même je n’aurais aucun événement de vrai à vous faire entendre, j’inventerais des récits imaginaires pour les transvaser dans votre cerveau, Mais, le malade ne l’est pas devenu pour son propre plaisir ; et la sincérité de ses rapports s’allie à merveille avec la crédulité du lecteur. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " cerveaux "
« Non pas qu’elle ne puisse repousser, puisque les physiologistes ont découvert que même les cerveaux enlevés reparaissent à la longue, chez les animaux ; mais, ma pensée, s’arrêtant à une simple constatation, qui n’est pas dépourvue, d’après le peu que j’en aperçois, d’une volupté énorme, ne va pas, même dans ses conséquences les plus hardies, jusqu’aux frontières d’un vœu pour ta guérison, et reste, au contraire, fondée, par la mise en œuvre de sa neutralité plus que suspect, à regarder (ou du moins à souhaiter), comme le présage de malheurs plus grands, ce qui ne peut être pour toi qu’une privation momentanée de la peau qui recouvre le dessus de ta tête. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)