chambre

Contextes de " chambre "

« Bande-lui les yeux, pendant que tu déchireras ses chairs palpitantes ; et, après avoir entendu de longues heures ses cris sublimes, semblables aux râles perçants que poussent dans une bataille les gosiers des blessés agonisants, alors, t’ayant écarté comme une avalanche, tu te précipiteras de la chambre voisine, et tu feras semblant d’arriver à son secours. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Qui ouvre la porte de ma chambre funéraire ? J’avais dit que personne n’entrât. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Va les chercher alors dans l’autre chambre. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il s’enferme dans sa chambre, le mieux qu’il peut, tandis que les cendres de la vieille cheminée savent encore réchauffer la salle d’un reste de chaleur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Une fois le parquet lavé, tu mettras ces linges dans la chambre voisine. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ces bandelettes m’embêtent, et l’atmosphère de ma chambre respire le sang... » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s’élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d’un pot de chambre, deux ou trois têtes prudentes, et qui s’abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche : un coup de pied, bien appliqué sur l’os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car, enfin, ces hommes n’étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde ! ... jusqu’à ce que, n’ayant plus rien dans la main, le Créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisît un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l’air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise ! Pour celui-là, il faisait comme pour l’autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Tant pis, si quelque ombre furtive, excitée par le but louable de venger l’humanité, injustement attaquée par moi, ouvre subrepticement la porte de ma chambre, en frôlant la muraille comme l’aile d’un goëland, et enfonce un poignard, dans les côtes du pilleur d’épaves célestes ! Autant vaut que l’argile dissolve ses atomes, de cette manière que d’une autre.  » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« La nuit venue, avec son obscurité propice, ils s’élançaient des cratères, à la crête de porphyre, des courants sous-marins et laissaient, bien loin derrière eux, le pot de chambre rocailleux où se démène l’anus constipé des kakatoès humains, jusqu’à ce qu’ils ne pussent plus distinguer la silhouette suspendue de la planète immonde. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« D’abord, je ne pus rien voir ; mais, je ne tardai pas à distinguer les objets qui étaient dans la chambre obscure, grâce aux rayons du soleil qui diminuait sa lumière et allait bientôt disparaître à l’horizon. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Ce bâton se mouvait ! Il marchait dans la chambre ! Ses secousses étaient si fortes, que le plancher chancelait ; avec ses deux bouts, il faisait des brêches énormes dans la muraille et paraissait un bélier qu’on ébranle contre la porte d’une ville assiégée. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je me mis à le regarder de plus en plus attentivement et je vis que c’était un cheveu ! Après une grande lutte, avec la matière qui l’entourait comme une prison, il alla s’appuyer contre le lit qui était dans cette chambre, la racine reposant sur un tapis et la pointe adossée au chevet. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Après quelques instants de silence, pendant lesquels j’entendis des sanglots entrecoupés, il éleva la voix et parla ainsi : "Mon maître m’a oublié dans cette chambre ; il ne vient pas me chercher. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il m’abandonne, dans cette chambre claquemurée, après s’être enveloppé dans les bras d’une femme. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il était littéralement écorché des pieds jusqu’à la tête ; il traînait, à travers les dalles de la chambre, sa peau retournée. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Sans abandonner sa peau, qui pouvait encore lui servir, ne serait-ce que comme manteau, il essaya de disparaître de ce coupe-gorge ; une fois éloigné de la chambre, je ne pus voir s’il avait eu la force de regagner la porte de sortie. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Les autres cheveux sont restés sur sa tête ; et, moi, je gis, dans cette chambre lugubre, sur le parquet couvert de sang caillé, de lambeaux de viande sèche ; cette chambre est devenue damnée, depuis qu’il s’y est introduit ; personne n’y entre ; cependant, j’y suis enfermé. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Les autres cheveux sont restés sur sa tête ; et, moi, je gis, dans cette chambre lugubre, sur le parquet couvert de sang caillé, de lambeaux de viande sèche ; cette chambre est devenue damnée, depuis qu’il s’y est introduit ; personne n’y entre ; cependant, j’y suis enfermé. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Aussitôt le tonnerre éclata ; une lueur phosphorique pénétra dans la chambre. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il me raconta que sa mère l’avait, un soir, appelé dans sa chambre, et lui avait ordonné de se déshabiller, pour passer la nuit avec elle dans un lit, et que, sans attendre aucune réponse, la maternité s’était dépouillée de tous ses vêtements, en entre-croisant, devant lui, les gestes les plus impudiques. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Sur le mur de ma chambre, quelle ombre dessine, avec une puissance incomparable, la fantasmagorique projection de sa silhouette racornie ? Quand je place sur mon cœur cette interrogation délirante et muette, c’est moins pour la majesté de la forme, que pour le tableau de la réalité, que la sobriété du style se conduit de la sorte. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« "Chaque nuit, à l’heure où le sommeil est parvenu à son plus grand degré d’intensité, une vieille araignée de la grande espèce sort lentement sa tête d’un trou placé sur le sol, à l’une des intersections des angles de la chambre. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Regardez cette vieille araignée de la grande espèce, qui sort lentement sa tête d’un trou placé sur le sol, à l’une des intersections des angles de la chambre. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« 

III

Mervyn est dans sa chambre ; il a reçu une missive. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mervyn ferme la porte de sa chambre à double tour, et sa main court rapidement sur le papier : "J’ai reçu votre lettre à midi, et vous me pardonnerez si je vous ai fait attendre la réponse. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mervyn, le cœur serré et plein de pressentiments funestes, rentre chez soi et s’enferme dans sa chambre. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« L’angle droit formé par la colonne et le fil végétal a ses côtés égaux ! Le bras du renégat et l’instrument meurtrier sont confondus dans l’unité linéaire, comme les éléments atomistiques d’un rayon de lumière pénétrant dans la chambre noire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Pendant la mort, un quartier de roche auprès de la mer, un lac quelconque, la forêt de Fontainebleau, l’île d’Ischia, un cabinet de travail en compagnie d’un corbeau, une chambre ardente avec un crucifix, un cimetière où surgit, aux rayons d’une lune qui finit par agacer, l’objet aimé, des stances où un groupe de filles dont on ne sait pas le nom, viennent balader à tour de rôle, donner la mesure de l’auteur, font entendre des regrets. » (Poésies II)

Contextes de " chambres "

« Moi, je courais éperdu par toutes les chambres, me coignant aux meubles et aux instruments. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)