Contextes de " coeur "
« Il y en a qui écrivent pour rechercher
les applaudissements humains, au moyen de nobles qualités du cur
que l'imagination invente ou qu'ils peuvent avoir. » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« J'ai vu les hommes, à la tête laide et
aux yeux terribles enfoncés dans l'orbite obscur, surpasser la
dureté du roc, la rigidité de l'acier fondu, la cruauté du
requin, l'insolence de la jeunesse, la fureur insensée des
criminels, les trahisons de l'hypocrite, les comédiens les plus
extraordinaires, la puissance de caractère des prêtres, et les
êtres les plus cachés au dehors, les plus froids des mondes et
du ciel ; lasser les moralistes à découvrir leur cur,
et faire retomber sur eux la colère implacable d'en
haut. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« mer hypocrite, image de mon cur ;
terre, au sein mystérieux ; habitants des sphères ;
univers entier ; Dieu, qui las créé avec
magnificence, cest toi que jinvoque : montre-moi un
homme qui soit bon ! ... » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« Comme le cur
déborde de pouvoir consoler l'innocent à qui l'on a fait du mal
: » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Les larmes dans
les yeux, la rage dans le cur, je sentis
naître en moi une force inconnue. » (Les Chants de
Maldoror - Chant I)
« Soyez néanmoins,
si vous le pouvez, aussi calmes que moi, dans cette lecture que
je me repens déjà de vous offrir, et ne rougissez pas à la
pensée de ce quest le cur
humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Oui, quel est le plus profond, le plus
impénétrable des deux : l'océan ou le cur
humain ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Si trente ans dexpérience de la
vie peuvent jusquà un certain point pencher la balance
vers lune ou lautre de ces solutions, il me sera
permis de dire que, malgré la profondeur de locéan, il ne
peut pas se mettre en ligne, quant à la comparaison sur cette
propriété, avec la profondeur du cur
humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Si trente ans dexpérience de la
vie peuvent jusquà un certain point pencher la balance
vers lune ou lautre de ces solutions, il me sera
permis de dire que, malgré la profondeur de locéan, il ne
peut pas se mettre en ligne, quant à la comparaison sur cette
propriété, avec la profondeur du cur
humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je ne sais comment
cela se fait ; mais, je sens les facultés humaines qui se
livrent des combats dans mon cur. »
(Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Devant toi, rien n'est grand, si ce
n'est la flamme exhalée d'un cur
pur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Son cur ne bat
plus... Et celle-ci est morte, en même temps que le fruit de ses
entrailles, fruit que je ne reconnais plus, tant il est
défiguré... » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Puis, il ne
voudrait pas me répondre, cela est certain : cest souffrir
deux fois que de communiquer son cur en
cet état anormal. » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« Abandonne ces
pensées, qui rendent ton cur vide comme
un désert ; elle sont plus brûlantes que le feu. » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Brusquement je lui appris, en
découvrant au plein jour son cur et ses
trames, quau contraire il nest composé que de mal,
et dune quantité minime de bien que les législateurs ont
de la peine à ne pas laisser évaporer. » (Les Chants
de Maldoror - Chant II)
« Maniant les ironies terribles, d'une
main ferme et froide, je t'avertis que mon cur
en contiendra suffisamment, pour m'attaquer à toi, jusqu'à la
fin de mon existence. » (Les Chants de Maldoror -
Chant II)
« Voyez ce
chiffonnier qui passe, courbé sur sa lanterne pâlotte ; il
y a en lui plus de cur que dans tous ses
pareils de lomnibus. » (Les Chants de Maldoror -
Chant II)
« Il a le bras
recourbé sur le front, l'autre main appuyée contre la poitrine,
comme pour comprimer les battements d'un cur
fermé à toutes les confidences, et chargé du pesant fardeau
d'un secret éternel. » (Les Chants de Maldoror -
Chant II)
« O mathématiques
sévères, je ne vous ai pas oubliées, depuis que vos savantes
leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cur,
comme une onde rafraîchissante. » (Les Chants de
Maldoror - Chant II)
« Depuis ce temps,
que de projets énergiques, que de sympathies, que je croyais
avoir gravées sur les pages de mon cur,
comme sur du marbre, nont-elles pas effacé lentement, de
ma raison désabusée, leurs lignes configuratives, comme
laube naissante efface les ombres de la nuit ! »
(Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Dis-moi, un
peu ; serait-ce, parce que tu connais les détours de mon cur,
que, lorsquil marrive dapparaître où tu
veilles, tu tempresses de désigner ma présence
pernicieuse, et de porter lattention des adorateurs vers le
côté où vient de se montrer lennemi des
hommes ? » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Non pas que la haine conduise le fil de
mes raisonnements ; mais, j'ai peur, au contraire, de ta
propre haine, qui, par un ordre capricieux, peut sortir de ton cur
et devenir immense, comme l'envergure du condor des
Andes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Dès que je la vis
: "Je vois que la bonté et la justice ont fait résidence
dans ton cur : nous ne pourrions pas vivre
ensemble. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« la tempête allait
commencer ses attaques, et déjà le ciel s'obscurcissait, en
devenant d'un noir presque aussi hideux que le cur
de l'homme. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« A la pensée que
ce corps inerte pourrait revivre sous sa main, il sent son cur
bondir, sous cette impression excellente, et redouble de
courage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Sa voix de
condamné sentend jusque dans les couches les plus
lointaines de lespace ; et, lorsque son hurlement
épouvantable pénètre dans le cur
humain, celui-ci préférerait avoir, dit-on, la mort pour mère
que le remords pour fils. » (Les Chants de Maldoror -
Chant II)
« De ce trou élargi, il retire
successivement les organes intérieurs ; les boyaux, les
poumons, le foie et enfin le cur lui-même
sont arrachés de leurs fondements et entraînés à la lumière
du jour, par louverture épouvantable. » (Les
Chants de Maldoror - Chant III)
« Aigle, comme tu es horrible ! Tu es plus
rouge qu'une mare de sang ! Quoique tu tiennes dans ton bec
nerveux un cur palpitant, tu es si couvert
de blessures, que tu peux à peine te soutenir sur tes pattes
emplumées ; et que tu chancelles, sans desserrer le bec, à
côté du dragon qui meurt dans d'effroyables agonies. » (Les
Chants de Maldoror - Chant III)
« J'effaçai l'inscription primordiale, je
la remplaçai par celle-ci : "Il est douloureux de garder,
comme un poignard, un tel secret dans son cur ;
mais, je jure de ne jamais révéler ce dont j'ai été témoin,
quand je pénétrai, pour la première fois, dans ce donjon
terrible." » (Les Chants de Maldoror -
Chant III)
« Quand le pied glisse sur une grenouille,
lon sent une sensation de dégoût ; mais, quand on
effleure, à peine, le corps humain, avec la main, la peau des
doigts se fend, comme les écailles dun bloc de mica
quon brise à coups de marteau ; et, de même que le cur
dun requin, mort depuis une heure, palpite encore, sur le
pont, avec une vitalité tenace, ainsi nos entrailles se remuent
de fond en comble, longtemps après lattouchement. »
(Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Cependant mon cur
bat. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Quand je place sur mon cur
cette interrogation délirante et muette, cest moins pour
la majesté de la forme, que pour le tableau de la réalité, que
la sobriété du style se conduit de la sorte. » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« Alors, mon frère ne connut plus de
bornes à sa fureur, et me perdit, dans le cur
de nos parents communs, par les calomnies les plus
invraisemblables. » (Les Chants de Maldoror -
Chant IV)
« Et, c'est moi-même qui, racontant une
histoire de ma jeunesse, et sentant le remords pénétrer dans
mon cur... » (Les Chants de
Maldoror - Chant IV)
« Quand, dans un accès d'aliénation
mentale, je cours à travers les champs, en tenant, pressée sur
mon cur, une chose sanglante que je
conserve depuis longtemps, comme une relique vénérée, les
petits enfants qui me poursuivent... » (Les Chants de
Maldoror - Chant IV)
« Mais, quand on se trouve en présence de
pareilles circonstances, plus d'un sent battre contre la paume de
sa main les pulsations de son cur. »
(Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il est en conséquence certain que, par
cette lutte étrange, mon cur a muré ses
desseins, affamé qui se mange lui-même. » (Les Chants
de Maldoror - Chant V)
« Le réel a détruit les rêves de la
somnolence ! Qui ne sait pas que, lorsque la lutte se
prolonge entre le moi, plein de fierté, et laccroissement
terrible de la catalepsie, lesprit halluciné perd le
jugement ? Rongé par le désespoir, il se complaît dans
son mal, jusquà ce quil ait vaincu la nature, et que
le sommeil, voyant sa proie lui échapper, senfuie sans
retour loin de son cur, dune aile
irritée et honteuse. » (Les Chants de Maldoror -
Chant V)
« Que ne maviez-vous dit tout de
suite ce que vous étiez, cristallisations dune beauté
morale supérieure ? Il a fallu que je devinasse par
moi-même les innombrables trésors de tendresse et de chasteté
que recélaient les battements de votre cur
oppressé. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Désespérant d'égaler ta vitesse, il
fit une courte prière au Seigneur pour lui recommander son âme,
se plaça sur le dos comme quand on fait la planche, de telle
manière qu'on apercevait le cur battre
violemment sous sa poitrine, et attendit que la mort arrivât,
afin de ne plus attendre. » (Les Chants de Maldoror -
Chant V)
« Il attend que le crépuscule du matin
vienne apporter, par le changement de décors, un dérisoire
soulagement à son cur bouleversé.
» (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Comme un cur qui
cesse daimer, elle a vu sa vie éteinte. » (Les
Chants de Maldoror - Chant VI)
« la reconnaissance était entrée, comme
un poison, dans le cur du fou couronné !
Il voulut parler, et sa langue s'arrêta. » (Les Chants
de Maldoror - Chant VI)
« viens faire une paix durable avec ton
ancien maître ; il te recevra comme un fils égaré, et ne
sapercevra point de lénorme quantité de
culpabilité que tu as, comme une montagne de cornes délan
élevée par les Indiens, amoncelée sur ton cur." »
(Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Mervyn, le cur
serré et plein de pressentiments funestes, rentre chez soi et
s'enferme dans sa chambre. » (Les Chants de Maldoror -
Chant VI)
« Oui, bonnes gens, cest moi qui
vous ordonne de brûler, sur une pelle, rougie au feu, avec un
peu de sucre jaune, le canard du doute, aux lèvres de vermouth,
qui, répandant, dans une lutte mélancolique entre le bien et le
mal, des larmes qui ne viennent pas du cur,
sans machine pneumatique, fait, partout, le vide
universel. » (Poésies I)
« De la masse soulevée des décombres -
cela ne ratait jamais - il voyait sortir son professeur de
seconde, tenant d'une main son cur, de
l'autre une feuille de papier où l'on déchiffrait, en traits de
soufre, la comparaison du pélican et celle du laboureur, telles
que Musset lui-même les a composées. » (Poésies I)
« Le génie garantit les facultés du cur. »
(Poésies II)
« Le cur de lhomme est un
livre que jai appris à estimer. » (Poésies II)
« Le cur est ahuri devant ces pages
quun fantoche griffonna. » (Poésies II)
« J'ai vu les hommes lasser les moralistes à découvrir
leur cur, faire répandre sur eux la
bénédiction d'en haut. » (Poésies II)
« le firmament, dont j'admets la beauté, la terre, image
de mon cur, furent invoqués par moi, afin
de me désigner un homme qui ne se crût pas bon. » (Poésies
II)
« Dans ces jours où l'homme sent qu'il devient un autel
que parent ses vertus, fait le compte de chaque douleur qui se
releva, l'âme, dans un repli du cur où
tout semble prendre naissance, sent quelque chose qui ne palpite
plus. » (Poésies II)
« la modestie est si naturelle dans le cur
de l'homme, qu'un ouvrier a soin de ne pas se vanter, veut avoir
ses admirateurs. » (Poésies II)
« On peut aimer de tout son cur ceux
en qui on reconnaît de grands défauts. » (Poésies II)
« Nous disons que tout peut remplir le cur
de l'homme. » (Poésies II)
Contextes de " coeurs "
« Que se disent deux curs
qui s'aiment ? Rien. » (Les Chants de Maldoror -
Chant III)
« Et vous, jeunes adolescents ou plutôt
jeunes filles, expliquez-moi comment et pourquoi (mais,
tenez-vous à une convenable distance, car, moi non plus, je ne
sais pas résister à mes passions) la vengeance a germé dans
vos curs, pour avoir attaché au flanc de
l'humanité une pareille couronne de blessures. » (Les
Chants de Maldoror - Chant V)
« Tant on était rempli de stupeur et
d'inquiétude, plutôt que d'admiration réfléchie, devant des
ouvrages écrits d'une main perfide, mais qui révélaient,
cependant, les manifestations imposantes d'une âme qui
n'appartient pas au vulgaire des hommes, et qui se trouvait à
son aise dans les conséquences dernières d'un des deux moins
obscurs problèmes qui intéressent les curs
non-solitaires : le bien, le mal. » (Poésies I)