compte

Contextes de " compte "

« Ainsi, à ton premier aspect, un souffle prolongé de tristesse, qu’on croirait être le murmure de ta brise suave, passe, en laissant des ineffaçables traces, sur l’âme profondément ébranlée, et tu rappelles au souvenir de tes amants, sans qu’on s’en rende toujours compte, les rudes commencements de l’homme, où il fait connaissance avec la douleur, qui ne le quitte plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« La justice qu’apportent les lois ne vaut rien ; c’est la jurisprudence de l’offensé qui compte. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je n’étais pas encore habitué à me rendre un compte rigoureux des phénomènes de mon esprit, au moyen des méthodes que recommande la philosophie. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« De même que les vapeurs des fleuves rampent le long des flancs de la colline, et, une fois arrivées au sommet, s’élancent dans l’atmosphère, en formant des nuages ; de même, tes inquiétudes sur mon compte se sont insensiblement accrues, sans motif raisonnable, et forment au-dessus de ton imagination, le corps trompeur d’un mirage désolé. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il faudra, à bout de compte, que je sache qui sera le vainqueur ; le combat ne peut pas s’éterniser. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« En effet, atome qui se venge en son extrême faiblesse, le libre arbitre ne craint pas d’affirmer, avec une autorité puissante, qu’il ne compte pas l’abrutissement parmi le nombre de ses fils : celui qui dort est moins qu’un animal châtré la veille. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« La somme des jours ne compte plus, quand il s’agit d’apprécier la capacité intellectuelle d’une figure sérieuse. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il faut lui tenir compte de son application à découvrir l’énigme. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Et vous autres, enfants, apprenez, par l’attention que vous saurez prêter à mes paroles, à perfectionner le dessin de votre style, et à vous rendre compte des moindres intentions d’un auteur." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Le second faisait les réflexions suivantes ; elles trouvèrent un écho, jusque dans la coupole azurée qu’elles souillèrent : "Il a l’air plein d’inexpérience ; je lui réglerai son compte avec promptitude. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il craint qu’on ne lui demande compte du sang versé. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il faut tenir compte de la distance, et nul ne peut affirmer, malgré l’attestation de sa bonne vue, que ce soient là, réellement, ces immortelles dont je vous ai parlé, et qu’une lutte inégale, engagée près du nouvel Opéra, vit détacher d’un piédestal grandiose. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« La nature n’en compte pas de plus robuste. » (Poésies II)

« Dans ces jours où l’homme sent qu’il devient un autel que parent ses vertus, fait le compte de chaque douleur qui se releva, l’âme, dans un repli du cœur où tout semble prendre naissance, sent quelque chose qui ne palpite plus. » (Poésies II)

« L’écrivain qui se laisse tromper par les sentiments ne doit pas être mis en ligne de compte avec l’écrivain qui ne se laisse tromper ni par les sentiments, ni par lui-même. » (Poésies II)

« Vous avez mis en vigueur le déplorable système de méfiance prescrit par la bizarrerie de mon père ; mais vous avez deviné que mon mal de tête ne m’empêche pas de considérer avec attention la difficile situation où vous a placé jusqu’ici une feuille de papier à lettre venue de l’Amérique du Sud, dont le principal défaut était le manque de clarté; car je ne mets pas en ligne de compte la malsonnance de certaines observations mélancoliques qu’on pardonne aisément à un vieillard, et qui m’ont paru, à la première lecture, avoir eu l’air de vous imposer, à l’avenir peut-être, la nécessité de sortir de votre rôle strict de banquier, vis-à-vis d’un monsieur qui vient habiter la capitale... » (Lettre III (22/5/1869))