Contextes de " cortége "
« Qui l'aurait dit ! lorsqu'il embrassait
un petit enfant, au visage rose, il aurait voulu lui enlever ses
joues avec un rasoir, et il l'aurait fait très-souvent, si
Justice, avec son long cortége de châtiments, ne l'en
eût chaque fois empêché. » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« l'excavation s'évapore, goutte
d'éther ; la lumière apparaît, avec son cortége
de rayons, comme un vol de courlis qui s'abat sur les
lavandes ; et l'homme se retrouve en face de lui-même, les
yeux ouverts et blêmes. » (Les Chants de Maldoror -
Chant II)
« Hélas ! je voudrais dérouler mes
raisonnements et mes comparaisons lentement et avec beaucoup de
magnificence (mais qui dispose de son temps ?), pour que chacun
comprenne davantage, sinon mon épouvante, du moins ma
stupéfaction, quand, un soir d'été, comme le soleil semblait
s'abaisser à l'horizon, je vis nager, sur la mer, avec de larges
pattes de canard à la place des extrémités des jambes et des
bras, porteur d'une nageoire dorsale, proportionnellement aussi
longue et aussi effilée que celle des dauphins, un être humain,
aux muscles vigoureux, et que des bancs nombreux de poissons (je
vis, dans ce cortége, entre autres habitants des eaux, la
torpille, l'anarnak groënlandais et le scorpène-horrible)
suivaient avec les marques très-ostensibles de la plus grande
admiration. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Il reprit sa royale natation, entouré
de son cortége de sujets. » (Les Chants de
Maldoror - Chant IV)
« Silence ! il passe un cortége
funéraire à côté de vous. » (Les Chants de Maldoror
- Chant V)
« Les parents et les amis du défunt, par
la manifestation de leur position, ont résolu de fermer la
marche du cortége. » (Les Chants de Maldoror -
Chant V)
« Comme si ce qui se voit quotidiennement
n'en devrait pas moins réveiller l'attention de notre admiration
! Arrivé à l'entrée du cimetière, le cortége
s'empresse de s'arrêter ; son intention n'est pas d'aller
plus loin. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Si tu souhaites que je sois persuadé
que tu as oublié, en revenant chez moi, les chagrins que, sous
l'indice des repentirs, je t'ai causés autrefois, crebleu,
ramène alors avec toi, cortége sublime, - soutenez-moi,
je m'évanouis ! - les vertus offensées, et leurs impérissables
redressements. » (Poésies I)