« Pris au dépourvu, il se débattit, quelques instants, contre cette étreinte visqueuse, qui se resserrait de plus en plus... je craignais quelque mauvais coup de sa part ; après m'être nourri abondamment des globules de ce sang sacré, je me détachai brusquement de son corps majestueux, et je me cachai dans une caverne, qui, depuis lors, resta ma demeure. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
Contextes de " craignait "
« Mais, une fois qu'il fut imprimé, il a refusé de le faire paraître, parce que la vie y était peinte sous des couleurs trop amères, et qu'il craignait le procureur-général. » (Lettre VII (12/3/1870))
Contextes de " craignant "
« Il n'y avait pas de temps à perdre, et c'est ce que tu compris ; craignant de ne pas parvenir à tes fins, car l'approche d'un secours inespéré avait doublé ma puissance musculaire, et t'apercevant que tu ne pouvais rendre immobile qu'un de mes bras à la fois, tu te contentas, par un rapide mouvement imprimé à la lame d'acier, de me couper le poignet droit. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
Contextes de " craignent "
« J'ai fait ainsi que je parle, et, maintenant, ils ne te craignent plus ; ils traitent de puissance à puissance avec toi. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Ils ne lui doivent rien ; mais, ils le craignent. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
Contextes de " craignez "
« Ne craignez rien, enfants, je ne veux pas vous maudire. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ne craignez rien, ils ne tarderont pas à grandir, ces adolescents philosophes, à travers cette vie éphémère. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
Contextes de " craindre "
« Il faut tout attendre, rien craindre du temps, des hommes. » (Poésies II)
Contextes de " crains "
« Vents, qui me soutenez, élevez-moi plus haut ; je crains la perfidie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Quoique ton corps s'évapore, quand je veux l'écarter, sache que je ne te crains pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ce stygmate, qui l'a vieilli avant l'âge, est-il honorable ou est-il infâme ? Ses rides doivent-elle être regardées avec vénération ? Je l'ignore, et je crains de le savoir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Il me craint, et je le crains ; chacun, sans être vaincu, a éprouvé les rudes coups de son adversaire, et nous en restons là. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le peuple stupéfait me laissa passer, pour m'écarter de la place funèbre ; il m'a vu ouvrir avec mes coudes ses flots ondulatoires, et me remuer, plein de vie, avançant devant moi, la tête droite, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! J'avais dit que je voulais défendre l'homme, cette fois ; mais, je crains que mon apologie ne soit pas l'expression de la vérité ; et, par conséquent, je préfère me taire. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« irréparablement ? Ce choc l'a-t-il tué ? je crains de savoir ce dont mes yeux fermés ne furent pas témoins. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« je crains que ma résolution ne succombe aux atteintes de la vieillesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Serre-moi contre toi, et ne crains pas de me faire du mal ; rétrécissons progressivement les liens de nos muscles. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
Contextes de " craint "
« Il craint les suites de ses paroles ; il s'esquive, le malheureux, contrarié de n'avoir pas pu entretenir cet enfant pendant plus longtemps. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Son orgueil, ai-je dit, parce qu'il craint qu'en joignant sa vie à un homme ou à une femme, on ne lui reproche tôt ou tard, comme une faute énorme, la conformation de son organisation. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« On a craint de passer pour sensible, et aucun n'a bougé, retranché dans le col de sa chemise. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il me craint, et je le crains ; chacun, sans être vaincu, a éprouvé les rudes coups de son adversaire, et nous en restons là. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le bouledogue, en colère, s'enfuit dans la campagne, entraînant après lui, pendant un espace de route qui est toujours trop long, pour si court qu'il fût, le corps de la jeune fille suspendue, qui n'a été dégagé que grâce aux mouvements saccadés de la fuite ; mais, il craint d'attaquer son maître, qui ne le reverra plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Libre comme la tempête, il est venu échouer, un jour, sur les plages indomptables de sa terrible volonté ! Il ne craint rien, si ce n'est lui-même ! Dans ses combats surnaturels, il attaquera l'homme et le Créateur, avec avantage, comme quand l'espadon enfonce son épée dans le ventre de la baleine : qu'il soit maudit, par ses enfants et par ma main décharnée, celui qui persiste à ne pas comprendre les kanguroos implacables du rire et les poux audacieux de la caricature !... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« En effet, atome qui se venge en son extrême faiblesse, le libre arbitre ne craint pas d'affirmer, avec une autorité puissante, qu'il ne compte pas l'abrutissement parmi le nombre de ses fils : celui qui dort est moins qu'un animal châtré la veille. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Celui-ci s'avance avec majesté, comme un vaisseau qui fend la pleine mer, et ne craint pas le phénomène de l'enfoncement ; car, au moment actuel, les tempêtes et les écueils ne se font pas remarquer par quelque chose de moins que leur explicable absence. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mais il craint de ne pas qualifier suffisamment ce qu'il prétend, lui, être un incontestable bonheur. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il vient sans doute d'en haut, envoyé par celui qui craint tant de venir lui-même ! Nous verrons, à œuvre, s'il est aussi impérieux qu'il en a l'air ; ce n'est pas un habitant de l'abricot terrestre ; il trahit son origine séraphique par ses yeux errants et indécis." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il craint qu'on ne lui demande compte du sang versé. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« le dénoûment va se précipiter ; et, dans ces sortes de récits, où une passion, de quelque genre qu'elle soit, étant donnée, celle-ci ne craint aucun obstacle pour se frayer un passage, il n'y a pas lieu de délayer dans un godet la gomme laque de quatre cents pages banales. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)