Contextes de " doutai "
« elle riaient avec un aplomb tellement
égoïste, et leurs traits inspiraient tant de répugnance, que
je ne doutai pas un seul instant que je n'eusse devant les
yeux les deux spécimens les plus hideux de la race
humaine. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
Contextes de " doutait "
« Il me semblait qu'ils devaient
m'entendre ! Il me semblait que ma haine et mes paroles,
franchissant la distance, anéantissaient les lois physiques du
son, et parvenaient, distinctes, à leurs oreilles, assourdies
par les mugissements de l'océan en courroux ! Il me semblait
qu'ils devaient penser à moi, et exhaler leur vengeance en
impuissante rage ! De temps à autre, je jetais les yeux vers les
cités, endormies sur la terre ferme ; et, voyant que
personne ne se doutait qu'un vaisseau allait sombrer, à
quelques milles du rivage, avec une couronne d'oiseaux de proie
et un piédestal de géants aquatiques, au ventre vide, je
reprenais courage, et l'espérance me revenait : j'étais donc
sûr de leur perte ! Ils ne pouvaient échapper ! Par surcroît
de précaution, j'avais été chercher mon fusil à deux coups,
afin que, si quelque naufragé était tenté d'aborder les
rochers à la nage, pour échapper à une mort imminente, une
balle sur l'épaule lui fracassât le bras, et l'empêchât
d'accomplir son dessein. » (Les Chants de Maldoror -
Chant II)
Contextes de " douter "
« - Ce qui frissonne à mon contact, en me
faisant frissonner moi-même, est de la chair, à n'en pas douter. »
(Les Chants de Maldoror - Chant I)
« C'est la gangrène ; il n'est plus
permis d'en douter. » (Les Chants de Maldoror -
Chant II)
« le bruit du galop s'accroissait de plus
en plus ; et, comme le cavalier, étreignant la ligne
d'horizon, paraissait en vue, dans le champ d'optique
qu'embrassait le portail du cimetière, rapide comme un cyclone
giratoire, le prêtre des religions plus gravement reprit :
"Vous ne semblez pas vous douter que celui-ci, que la
maladie força de ne connaître que les premières phases de la
vie, et que la fosse vient de recevoir dans son sein, est
l'indubitable vivant ; mais, sachez, au moins, que
celui-là, dont vous apercevez la silhouette équivoque emportée
par un cheval nerveux, et sur lequel je vous conseille de fixer
le plus tôt possible les yeux, car il n'est plus qu'un point, et
va bientôt disparaître dans la bruyère, quoiqu'il ait beaucoup
vécu, est le seul véritable mort." » (Les Chants
de Maldoror - Chant V)
« je ne permets à personne, pas même à
Elohim, de douter de ma sincérité. » (Poésies
II)
Contextes de " doutes "
« Parle-moi franchement, comme à un ami :
est-ce que tu ne te doutes pas, enfin, que tu montres,
dans ta persécution odieuse, un empressement naïf, dont aucun
de tes séraphins n'oserait faire ressortir le complet ridicule
? » (Les Chants de Maldoror - Chant II)