duquel

Contextes de " desquels "

« Qu’il n’arrive pas le jour où, Lohengrin et moi, nous passerons dans la rue, l’un à côté de l’autre, sans nous regarder, en nous frôlant le coude, comme deux passants pressés ! Oh ! qu’on me laisse fuir à jamais loin de cette supposition ! L’Éternel a créé le monde tel qu’il est : il montrerait beaucoup de sagesse si, pendant le temps strictement nécessaire pour briser d’un coup de marteau la tête d’une femme, il oubliait sa majesté sidérale, afin de nous révéler les mystères au milieu desquels notre existence étouffe, comme un poisson au fond d’une barque. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Pour clore ce petit incident, qui s’est lui-même dépouillé de sa gangue par une légèreté aussi irremédiablement déplorable que fatalement pleine d’intérêt (ce que chacun n’aura pas manqué de vérifier, à la condition qu’il ait ausculté ses souvenirs les plus récents), il est bon, si l’on possède des facultés en équilibre parfait, ou mieux, si la balance de l’idiotisme ne l’emporte pas de beaucoup sur le plateau dans lequel reposent les nobles et magnifiques attributs de la raison, c’est-à-dire, afin d’être plus clair (car, jusqu’ici je n’ai été que concis, ce que même plusieurs n’admettront pas, à cause de mes longueurs, qui ne sont qu’imaginaires, puisqu’elles remplissent leur but, de traquer, avec le scalpel de l’analyse, les fugitives apparitions de la vérité, jusqu’en leurs derniers retranchements), si l’intelligence prédomine suffisamment sur les défauts sous le poids desquels l’ont étouffée en partie l’habitude, la nature et l’éducation, il est bon répété-je pour la deuxième et la dernière fois, car, à force de répéter, on finirait, le plus souvent ce n’est pas faux, par ne plus s’entendre, de revenir la queue basse, (si, même, il est vrai que j’aie une queue) au sujet dramatique cimenté dans cette strophe. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Moi, je n’aime pas les femmes ! Ni même les hermaphrodites ! Il me faut des êtres qui me ressemblent, sur le front desquels la noblesse humaine soit marquée en caractères plus tranchés et ineffaçables ! Êtes-vous certain que celles qui portent de longs cheveux, soient de la même nature que la mienne ? Je ne le crois pas, et je ne déserterai pas mon opinion. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " duquel "

« Que ne t’apporteraient-elles pas ! Elles t’apporteraient même le cerf-volant, grand comme une tour, qu’on a caché dans la lune, et à la queue duquel sont suspendus, par des liens de soie, des oiseaux de toute espèce. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s’élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d’un pot de chambre, deux ou trois têtes prudentes, et qui s’abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche : un coup de pied, bien appliqué sur l’os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car, enfin, ces hommes n’étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde ! ... jusqu’à ce que, n’ayant plus rien dans la main, le Créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisît un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l’air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise ! Pour celui-là, il faisait comme pour l’autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Or, après une absence de treize mois, il arriva au foyer conjugal, au moment où sa femme, encore alitée, venait de lui donner un héritier, à la reconnaissance duquel il ne se reconnaissait aucun droit. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)