entraîner

Contextes de " entraîna "

« Je suivis, dans un attitude triomphante, toutes les péripéties de ce drame, depuis l’instant où le vaisseau jeta ses ancres, jusqu’au moment où il s’engloutit, habit fatal qui entraîna, dans les boyaux de la mer, ceux qui s’en étaient revêtus comme d’un manteau. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Oh ! quelle force, en phrases exprimable, fatalement t’entraîna vers ta perte ? Il est presque impossible que je m’habitue à ce raisonnement que tu ne comprennes pas que, plaquant sur le gazon rougi, d’un coup de mon talon, les courbes fuyantes de ta tête triangulaire, je pourrais pétrir un innommable mastic avec l’herbe de la savane et la chair de l’écrasé.  » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " entraînant "

« Le bouledogue, en colère, s’enfuit dans la campagne, entraînant après lui, pendant un espace de route qui est toujours trop long, pour si court qu’il fût, le corps de la jeune fille suspendue, qui n’a été dégagé que grâce aux mouvements saccadés de la fuite ; mais, il craint d’attaquer son maître, qui ne le reverra plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

Contextes de " entraîne "

« La Seine entraîne un corps humain. Dans ces circonstances, elle prend des allures solennelles. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quoique l’insomnie entraîne, vers les profondeurs de la fosse, ces muscles qui déjà répandent une odeur de cyprés, jamais la blanche catacombe de mon intelligence n’ouvrira ses sanctuaires aux yeux du Créateur. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Assis sur la charrette, l’on m’entraîne vers la binarité des poteaux de la guillotine. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Me montrant du doigt un espace de plusieurs lieues recouvert de cadavres, le croissant vaporeux de cet astre m’ordonne de prendre un instant, comme le sujet de méditatives réflexions, les conséquences funestes qu’entraîne, après lui, l’inexplicable talisman enchanteur que la Providence m’accorda. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Suivons en conséquence le courant qui nous entraîne. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Chacun a le bon sens de confesser sans difficulté (quoique avec un peu de mauvaise grâce) qu’il ne s’aperçoit pas, au premier abord, du rapport, si lointain qu’il soit, que je signale entre la beauté du vol du milan royal, et celle de la figure de l’enfant, s’élevant doucement, au-dessus du cercueil découvert, comme un nénuphar qui perce la surface des eaux ; et voilà précisément en quoi consiste l’impardonnable faute qu’entraîne l’inamovible situation d’un manque de repentir, touchant l’ignorance volontaire dans laquelle on croupit. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " entraîné "

« Votre esprit est entraîné perpétuellement hors de ses gonds, et surpris dans le piége de ténèbres construit avec un art grossier par l’égoïsme et l’amour-propre. » (Poésies I)

Contextes de " entraînent "

« Au reste, je ne demanderais pas mieux que de ne pas épuiser mon esprit à réfléchir continuellement ; mais, quand même je ne le voudrais pas, mes sentiments consternés m’entraînent invinciblement vers cette pente. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Sache que je préférerais me nourrir avidement des plantes marines d’îles inconnues et sauvages, que les vagues tropicales entraînent, au milieu de ces parages, dans leur sein écumeux, que de savoir que tu m’observes, et que tu portes, dans ma conscience, ton scalpel qui ricane. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

Contextes de " entraînerait "

« Cependant, afin de contenter ma conscience autant que possible, je ne puis m’empêcher de faire remarquer que cette dissertation sur le rhinocéros m’entraînerait hors des frontières de la patience et du sang-froid, et, de son côté, découragerait probablement (ayons, même, la hardiesse de dire certainement) les générations présentes. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

Contextes de " entraînés "

« De ce trou élargi, il retire successivement les organes intérieurs ; les boyaux, les poumons, le foie et enfin le cœur lui-même sont arrachés de leurs fondements et entraînés à la lumière du jour, par l’ouverture épouvantable. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)