« Vous, qui me regardez, éloignez-vous de moi, car mon haleine exhale un souffle empoisonné. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Oh ! ... voyez ! ... voyez donc ! ... la joue blanche et rose est devenue noire, comme un charbon ! elle exhale des miasmes putrides. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« la conscience exhale un long râle de malédiction ; car, le voile de sa pudeur reçoit de cruelles déchirures. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
Contextes de " exhalée "
« - Devant toi, rien n'est grand, si ce n'est la flamme exhalée d'un cœur pur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
Contextes de " exhaler "
« A part ces réserves faites sur le genre de relations plus ou moins intimes que je dois garder avec toi, ma bouche est prête, à n'importe quelle heure du jour, à exhaler, comme un souffle artificiel, le flot de mensonges que ta gloriole exige sévèrement de chaque humain, dès que l'aurore s'élève bleuâtre, cherchant la lumière dans les replis de satin du crépuscule, comme, moi, je recherche la bonté, excité par l'amour du bien. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il me semblait qu'ils devaient m'entendre ! Il me semblait que ma haine et mes paroles, franchissant la distance, anéantissaient les lois physiques du son, et parvenaient, distinctes, à leurs oreilles, assourdies par les mugissements de l'océan en courroux ! Il me semblait qu'ils devaient penser à moi, et exhaler leur vengeance en impuissante rage ! De temps à autre, je jetais les yeux vers les cités, endormies sur la terre ferme ; et, voyant que personne ne se doutait qu'un vaisseau allait sombrer, à quelques milles du rivage, avec une couronne d'oiseaux de proie et un piédestal de géants aquatiques, au ventre vide, je reprenais courage, et l'espérance me revenait : j'étais donc sûr de leur perte ! Ils ne pouvaient échapper ! Par surcroît de précaution, j'avais été chercher mon fusil à deux coups, afin que, si quelque naufragé était tenté d'aborder les rochers à la nage, pour échapper à une mort imminente, une balle sur l'épaule lui fracassât le bras, et l'empêchât d'accomplir son dessein. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Exhaler les souffrances d'une splendeur non équilibrée, c'est prouver, ô moribonds des maremmes perverses ! moins de résistance et de courage, encore. » (Poésies I)
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