falloir

Contextes de " faut "

« il ne faut pas que les yeux soient témoins de la laideur que l’Être suprême, avec un sourire de haine puissante, a mise sur moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Pour te contempler, il faut que la vue tourne son télescope, par un mouvement continu, vers les quatre points de l’horizon, de même qu’un mathématicien, afin de résoudre une équation algébrique, est obligé d’examiner séparément les divers cas possibles, avant de trancher la difficulté. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Certes, il faut que l’homme sente avec force son imperfection, dont les trois quarts d’ailleurs ne sont dus qu’à lui-même, pour la critiquer ainsi ! Je te salue, vieil océan !  » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il faut que tu me le dises, parce que je me réjouirais de savoir l’enfer si près de l’homme. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - C’est parfait, mon fils ; il faut obéir à sa mère, en quoi que ce soit. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Pour faire un travail sérieux, il ne faut pas faire deux choses à la fois. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Il ne faut pas qu’un doute inutile tourmente ta pensée : toutes ces tombes, qui sont éparses dans un cimetière, comme les fleurs dans une prairie, comparaison qui manque de vérité, sont dignes d’être mesurées avec le compas serein du philosophe. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Pourquoi avoir ce caractère qui m’étonne ? De quel droit viens-tu sur cette terre, pour tourner en dérision ceux qui l’habitent, épave pourrie, ballottée par le scepticisme ? Si tu ne t’y plais pas, il faut retourner dans les sphères d’où tu viens. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il ne faut pas continuer de boire ; car, tu ne tarderais pas à vomir. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il faut mettre à l’œuvre des leviers plus énergiques et des trames plus savantes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il faut savoir embrasser, avec plus de grandeur, l’horizon du temps présent. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il faut verser du sang, beaucoup de sang, pour les engendrer et les déposer aux pieds des conquérants. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Tu vois que, lorsqu’on veut devenir célèbre, il faut se plonger avec grâce dans des fleuves de sang, alimentés par de la chair à canon. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Lorsque, dans l’âge mûr, il est si difficile de maîtriser les passions, balancé entre le bien et le mal, qu’est-ce dans un esprit, encore plein d’inexpérience ? et quelle somme d’énergie relative ne lui faut-il pas en plus ? l’enfant en sera quitte pour garder le lit trois jours. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Aussi faut-il voir comme on le respecte, comme on l’entoure d’une vénération canine, comme on le place en haute estime au-dessus des animaux de la création. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quand faut-il alors que je dorme ? Cependant, la nature a besoin de réclamer ses droits. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Chaque jour, les mains jointes, j’élèverai vers toi les accents de mon humble prière, puisqu’il le faut ; mais, je t’en supplie, que ta providence ne pense pas à moi ; laisse-moi de côté, comme le vermisseau qui rampe sous la terre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il ne faut pas qu’ils se mettent à écouter ce que nous disons. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« la victoire a été difficile ; n’importe, tu l’as remportée : il faut, au moins, dire la vérité... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je m’aperçois qu’il faut que je travaille beaucoup à ma réhabilitation, dans l’avenir, afin de reconquérir leur estime. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Quand il voit, à l’horizon, cette chevelure noire, balancée par le vent, il n’encourage pas sa force d’inertie, et prend la fuite avec une vitesse incomparable ! Faut-il voir, dans ce phénomène psychologique, une intelligence supérieure à l’ordinaire instinct des mammifères ? Sans rien certifier et même sans rien prévoir, il me semble que l’animal a compris ce que c’est que le crime ! Comment ne le comprendrait-il pas, quand des êtres humains, eux-mêmes, ont rejeté, jusqu’à ce point indescriptible, l’empire de la raison, pour ne laisser subsister, à la place de cette reine détrônée, qu’une vengeance farouche !  » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Sous mon aisselle droite, il y a un caméléon qui leur fait une chasse perpétuelle, afin de ne pas mourir de faim : il faut que chacun vive. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Sois persuadé que l’habitude est nécessaire en tout ; et, puisque la répulsion instinctive, qui s’était déclarée dès les premières pages, a notablement diminué de profondeur, en raison inverse de l’application à la lecture, comme un furoncle qu’on incise, il faut espérer, quoique ta tête soit encore malade, que ta guérison ne tardera certainement pas à rentrer dans sa dernière période. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« En attendant, que celui qui brûle de l’ardeur de partager mon lit vienne me trouver ; mais, je mets une condition rigoureuse à mon hospitalité : il faut qu’il n’ait pas plus de quinze ans. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Moi, je n’aime pas les femmes ! Ni même les hermaphrodites ! Il me faut des êtres qui me ressemblent, sur le front desquels la noblesse humaine soit marquée en caractères plus tranchés et ineffaçables ! Êtes-vous certain que celles qui portent de longs cheveux, soient de la même nature que la mienne ? je ne le crois pas, et je ne déserterai pas mon opinion. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« elle se dit qu’il n’est pas temps encore de cesser de torturer, et qu’il faut auparavant donner au condamné les plausibles raisons qui déterminèrent la perpétualité du supplice. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il faut, je le sais, étayer d’un grand nombre de preuves l’argumentation qui se trouve comprise dans mon théorème ; eh bien, ces preuves existent, et vous savez que je n’attaque personne, sans avoir des motifs sérieux ! je ris à gorge déployée, quand je songe que vous me reprochez de répandre d’amères accusations contre l’humanité, dont je suis un des membres (cette seule remarque me donnerait raison ! ) et contre la Providence : je ne rétracterai pas mes paroles ; mais, racontant ce que j’aurai vu, il ne me sera pas difficile, sans autre ambition que la vérité, de les justifier. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il faut lui tenir compte de son application à découvrir l’énigme. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Voudrais-tu relever la tête ? J’embrasserai tes genoux, s’il le faut. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« C’est Aghone même qu’il lui faut.

VI " (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Serrer des couteaux et des poignards entre tes doigts, il faut que désormais cela te soit défendu, crois-m’en ; aussi bien dans ton intérêt que dans celui des autres. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Eh bien, la marée est venue ; elle l’a bercé de ses chants, et l’a mollement déposé sur la plage : le crabe n’est-il pas content ? Que lui faut-il de plus ? Et Maldoror, penché sur le sable des grèves, reçoit dans ses bras deux amis, inséparablement réunis par les hasards de la lame : le cadavre du crabe tourteau et le bâton homicide ! "je n’ai pas encore perdu mon adresse, s’écrie-t-il ; elle ne demande qu’à s’exercer ; mon bras conserve sa force et mon œil sa justesse." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Ce qui peut être dit dans une demi-douzaine de strophes, il faut le dire, et puis se taire.

VIII " (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Pour construire mécaniquement la cervelle d’un conte somnifère, il ne suffit pas de disséquer des bêtises et abrutir puissamment à doses renouvelées l’intelligence du lecteur, de manière à rendre ses facultés paralytiques pour le reste de sa vie, par la loi infaillible de la fatigue ; il faut, en outre, avec du bon fluide magnétique, le mettre ingénieusement dans l’impossibilité somnambulique de se mouvoir, en le forçant à obscurcir ses yeux contre son naturel par la fixité des vôtres. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« C’est pourquoi je ferai tous mes efforts pour y parvenir ! Si la mort arrête la maigreur fantastique des deux bras longs de mes épaules, employés à l’écrasement lugubre de mon gypse littéraire, je veux au moins que le lecteur en deuil puisse se dire : "Il faut lui rendre justice. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il faut tenir compte de la distance, et nul ne peut affirmer, malgré l’attestation de sa bonne vue, que ce soient là, réellement, ces immortelles dont je vous ai parlé, et qu’une lutte inégale, engagée près du nouvel Opéra, vit détacher d’un piédestal grandiose. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Les perturbations, les anxiétés, les dépravations, la mort, les exceptions dans l’ordre physique ou moral, l’esprit de négation, les abrutissements, les hallucinations servies par la volonté, les tourments, la destruction, les renversements, les larmes, les insatiabilités, les asservissements, les imaginations creusantes, les romans, ce qui est inattendu, ce qu’il ne faut pas faire, les singularités chimiques de vautour mystérieux qui guette la charogne de quelque illusion morte, les expériences précoces et avortées, les obscurités à carapace de punaise, la monomanie terrible de l’orgueil, l’inoculation des stupeurs profondes, les oraisons funèbres, les envies, les trahisons, les tyrannies, les impiétés, les irritations, les acrimonies, les incartades agressives, la démence, le splëen, les épouvantements raisonnés, les inquiétudes étranges, que le lecteur préférerait ne pas éprouver, les grimaces, les névroses, les filières sanglantes par lesquelles on fait passer la logique aux abois, les exagérations, l’absence de sincérité, les scies, les platitudes, le sombre, le lugubre, les enfantements pires que les meurtres, les passions, le clan des romanciers de cours d’assises, les tragédies, les odes, les mélodrames, les extrêmes présentés à perpétuité, la raison impunément sifflée, les odeurs de poule mouillée, les affadissements, les grenouilles, les poulpes, les requins, le simoun des déserts, ce qui est somnambule, louche, nocturne, somnifère, noctambule, visqueux, phoque parlant, équivoque, poitrinaire, spasmodique, aphrodisiaque, anémique, borgne, hermaphrodite, bâtard, albinos, pédéraste, phénomène d’aquarium et femme à barbe, les heures soûles du découragement taciturne, les fantaisies, les âcretés, les monstres, les syllogismes démoralisateurs, les ordures, ce qui ne réfléchit pas comme l’enfant, la désolation, ce mancenillier intellectuel, les chancres parfumés, les cuisses aux camélias, la culpabilité d’un écrivain qui roule sur la pente du néant et se méprise lui-même avec des cris joyeux, les remords, les hypocrisies, les perspectives vagues qui vous broient dans leurs engrenages imperceptibles, les crachats sérieux sur les axiômes sacrés, la vermine et ses chatouillements insinuants, les préfaces insensées, comme celles de Cromwell, de Mlle de Maupin et de Dumas fils, les caducités, les impuissances, les blasphêmes, les asphyxies, les étouffements, les rages,-devant ces charniers immondes, que je rougis de nommer, il est temps de réagir enfin contre ce qui nous choque et nous courbe si souverainement. » (Poésies I)

« Par cela seul qu’un élève de troisième s’est pénétré qu’il ne faut pas chanter les difformités physiques et intellectuelles, par cela seul, il est plus fort, plus capable, plus intelligent que Victor Hugo, s’il n’avait fait que des romans, des drames et des lettres. » (Poésies I)

« En son nom personnel, malgré elle, il le faut, je viens renier, avec une volonté indomptable, et une ténacité de fer, le passé hideux de l’humanité pleurarde. » (Poésies I)

« Il faut veiller sans relâche sur les insomnies purulentes et les cauchemars atrabilaires. » (Poésies I)

« Il faut faire voir tout en beau. » (Poésies I)

« Il faut savoir arracher des beautés littéraires jusque dans le sein de la mort ; mais ces beautés n’appartiendront pas à la mort. » (Poésies I)

« Si vous êtes malheureux, il ne faut pas le dire au lecteur. » (Poésies I)

« Il faut que la critique attaque la forme, jamais le fond de vos idées, de vos phrases. » (Poésies I)

« Il ne faut pas que l’univers s’arme pour le défendre. » (Poésies II)

« Revenons à Confucius, au Boudha, à Socrate, à Jésus-Christ, moralistes qui couraient les villages en souffrant de faim ! Il faut compter désormais avec la raison, qui n’opère que sur les facultés qui président à la catégorie des phénomènes de la bonté pure. » (Poésies II)

« Il ne faut pas confondre la bonté d’Elohim avec la trivialité. » (Poésies II)

« je ne chante pas ce qu’il ne faut pas faire. » (Poésies II)

« je chante ce qu’il faut faire. » (Poésies II)

« Les hommes qui ont pris la résolution de détester leurs semblables ignorent qu’il faut commencer par se détester soi-même. » (Poésies II)

« Pour employer au bien un mot qui appartient au mal, il faut en avoir le droit. » (Poésies II)

« l’amour, qu’il ne faut pas classer parmi les passions, diminue de même. » (Poésies II)

« Il ne faut pas se laisser dominer par l’accidentel. » (Poésies II)

« Les sentiments pleurent quand il le leur faut, comme quand il ne le leur faut pas. » (Poésies II)

« Les sentiments pleurent quand il le leur faut, comme quand il ne le leur faut pas. » (Poésies II)

« Pour savoir les choses, il ne faut pas en savoir le détail. » (Poésies II)

« la femme est à mes pieds !

Pour décrire le ciel, il ne faut pas y transporter les matériaux de la terre. » (Poésies II)

« Il faut laisser la terre, ses matériaux, là où ils sont, afin d’embellir la vie par son idéal. » (Poésies II)

« Pour étudier l’ordre, il ne faut pas étudier le désordre. » (Poésies II)

« Quelle que soit l’intelligence d’un homme, il faut que le procédé de penser soit le même pour tous. » (Poésies II)

« Il faut avoir un point fixe pour juger. » (Poésies II)

« Il faut tendre au général. » (Poésies II)

« Il ne faut pas le silence d’un canon pour empêcher ses pensées. » (Poésies II)

« Il ne faut pas le bruit d’une girouette, d’une poulie. » (Poésies II)

« Il faut tout attendre, rien craindre du temps, des hommes. » (Poésies II)

« Une âme daigne accepter la fortune, le repos, s’il leur faut superposer la vigueur de ses sentiments, l’essor de son génie. » (Poésies II)

« Il ne faut pas croire que ce que la nature a fait aimable soit vicieux. » (Poésies II)

« Faut-il que j’écrive en vers pour me séparer des autres hommes ? Que la charité prononce !

le prétexte de ceux qui font le bonheur des autres est qu’ils veulent leur bien.  » (Poésies II)

« page 7 ligne 10 : Au lieu de: si ce n’est ces larmes il faut si ce n’est ses. » (Lettre II (10/11/1868))

« page 16 l. 12 : Mais l’homme lui est plus redoutable, il faut mais l’Océan » (Lettre II (10/11/1868))

« p. 28 l’antépénultième. Au lieu de il est brave il faut il est beau. » (Lettre II (10/11/1868))

« Vendez, je ne vous en empêche pas : que faut-il que je fasse pour cela ? Faites vos conditions. » (Lettre IV (23/10))

« je ne chante plus que l’espoir; mais, pour cela, il faut d’abord attaquer le doute de ce siècle (mélancolies, tristesses, douleurs, désespoirs, hennissements lugubres, méchancetés artificielles, orgueils puérils, malédictions cocasses etc., etc.). » (Lettre VI (21/2/1870))

« je me disais que puisque la poésie du doute (des volumes d’aujourd’hui il ne restera pas 150 pages) en arrive ainsi à un tel point de désespoir morne, et de méchanceté théorique, par conséquent, c’est qu’elle est radicalement fausse ; par cette raison qu’on y discute les principes, et qu’il ne faut pas les discuter : c’est plus qu’injuste. » (Lettre VII (12/3/1870))