famille

Contextes de " famille "

« La grande famille universelle des humains est une utopie digne de la logique la plus médiocre. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Les uns disent que tu arrivais vers moi pour me sucer le peu de sang qui se trouve dans mon corps : pourquoi cette hypothèse n’est-elle pas la réalité ! / Une famille entoure une lampe posée sur la table :

- Mon fils, donne-moi les ciseaux qui sont placés sur cette chaise. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Lève-toi, mère de famille, sur tes chevilles musculeuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Père céleste, conjure, conjure les malheurs qui peuvent fondre sur notre famille.  » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Que dira ta famille, avec ta petite sœur, de te voir si tard arriver ? Lave tes mains, reprends la route qui va où tu dors... Quel est cet être, là-bas, à l’horizon, et qui ose approcher de moi, sans peur, à sauts obliques et tourmentés ; et quelle majesté, mêlée d’une douceur sereine ! Son regard, quoique doux, est profond. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Voici sa famille innombrable, qui s’avance, et dont il vous a libéralement gratifié, afin que votre désespoir fût moins amer, et comme adouci par la présence agréable de ces avortons hargneux, qui deviendront plus tard de magnifiques poux, ornés d’une beauté remarquable, monstres à allure de sage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quand elle me parlait des tombes du cimetière, en me disant qu’on respirait dans cette atmosphère les agréables parfums des cyprès et des immortelles, je me gardai de la contredire ; mais, je lui disais que c’était la ville des oiseaux, que, là, ils chantaient depuis l’aurore jusqu’au crépuscule du soir, et que les tombes étaient leurs nids, où ils couchaient la nuit avec leur famille, en soulevant le marbre. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il s’arrêta un instant ; quoique je ne le visse point, je compris, par ce temps d’arrêt nécessaire, que la houle de l’émotion soulevait sa poitrine, comme un cyclone giratoire soulève une famille de baleines. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Mais comment battrait-il, si la pourriture et les exhalaisons de mon cadavre (je n’ose pas dire corps) ne le nourrissaient abondamment ? Sous mon aisselle gauche, une famille de crapauds a pris résidence, et, quand l’un d’eux remue, il me fait des chatouilles. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Je ne crois pas que le lecteur ait lieu de se repentir, s’il prête à ma narration, moins le nuisible obstacle d’une crédulité stupide, que le suprême service d’une confiance profonde, qui discute légalement, avec une secrète sympathie, les mystères poétiques, trop peu nombreux, à son propre avis, que je me charge de lui révéler, quand, chaque fois, l’occasion s’en présente, comme elle s’est inopinément aujourd’hui présentée, intimement pénétrée des toniques senteurs des plantes aquatiques, que la bise fraîchissante transporte dans cette strophe, qui contient un monstre, qui s’est approprié les marques distinctives de la famille des palmipèdes. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Je te cacherai le lieu de ma naissance, qui n’importe pas à mon récit : mais, la honte qui rejaillirait sur ma famille importe à mon devoir. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Mais qu’était-ce donc que la substance corporelle vers laquelle j’avançais ? Je savais que la famille des pélécaninés comprend quatre genres distincts : le fou, le pélican, le cormoran, la frégate. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Je te condamne à rester seul et sans famille. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Le fils de famille se jette sur un sofa, et l’émotion l’empêche de parler. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mon fils, je t’en supplie, réveille tes sens, et reconnais ta famille ; c’est ton père qui te parle... » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Le soir, la famille s’est réunie dans la salle à manger, décorée de portraits antiques. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Là, malgré les cris et les supplications de sa famille (nous tenions beaucoup à cet oiseau, qui était, pour nous, comme le génie de la maison) il écrasa de ses talons ferrés la boîte d’osier, pendant qu’une varlope, tournoyant autour de sa tête, tenait à distance les assistants. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« O hurleurs maniaques que vous êtes !

Ne reniez pas l’immortalité de l’âme, la sagesse de Dieu, la grandeur de la vie, l’ordre qui se manifeste dans l’univers, la beauté corporelle, l’amour de la famille, le mariage, les institutions sociales. » (Poésies I)

Contextes de " familles "

« Alors, les mers soulèvent leurs eaux, engloutissent dans leurs abîmes les planches ; les ouragans, les tremblements de terre renversent les maisons ; la peste, les maladies diverses déciment les familles priantes. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Mais, moi, j’existe encore ! / J’ai fait un pacte avec la prostitution afin de semer le désordre dans les familles. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« On a vu des explosions de feu grisou anéantir des familles entières ; mais, elles connurent l’agonie peu de temps, parce que la mort est presque subite, au milieu des décombres et des gaz délétères : moi... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)