fils

Contextes de " fils "

« Écoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Moi, comme les chiens, j’éprouve le besoin de l’infini... Je ne puis, je ne puis contenter ce besoin ! Je suis fils de l’homme et de la femme, d’après ce qu’on m’a dit. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Au reste, que m’importe d’où je viens ? Moi, si cela avait pu dépendre de ma volonté, j’aurais voulu être plutôt le fils de la femelle du requin, dont la faim est amie des tempêtes, et du tigre, à la cruauté reconnue : je ne serais pas si méchant. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Une famille entoure une lampe posée sur la table :

- Mon fils, donne-moi les ciseaux qui sont placés sur cette chaise. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Toi aussi, mon fils ! Je vais te mouiller le front et les tempes avec du vinaigre. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Mon fils !

- Ah ! mère ! ... j’ai peur !

- Dis-moi vite si tu souffres. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Mon fils, ce sont là des confidences exceptionnelles ; je plains ton âge de les avoir entendues, et j’espère que tu n’imiteras jamais cet homme. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - C’est parfait, mon fils ; il faut obéir à sa mère, en quoi que ce soit. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Mon fils, ne t’endors point, bercé par les rêves de l’enfance : la prière en commun n’est pas commencée et tes habits ne sont pas encore soigneusement placés sur une chaise... A genoux ! Éternel créateur de l’univers, tu montres ta bonté inépuisable jusque dans les plus petites choses. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ce n’est pas moi qui serais fils ingrat. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Et ce fils aimant, dont les chastes lèvres s’entr’ouvrent à peine aux baisers de l’aurore de vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Son cœur ne bat plus... Et celle-ci est morte, en même temps que le fruit de ses entrailles, fruit que je ne reconnais plus, tant il est défiguré... Mon épouse ! ... Mon fils ! ... Je me rappelle un temps lointain où je fus époux et père. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« J’ai vu se ranger, sous les drapeaux de la mort, celui qui fut beau ; celui qui, après sa vie, n’a pas enlaidi ; l’homme, la femme, le mendiant, les fils de rois ; les illusions de la jeunesse, les squelettes des vieillards ; le génie, la folie ; la paresse, son contraire ; celui qui fut faux, celui qui fut vrai ; le masque de l’orgueilleux, la modestie de l’humble ; le vice couronné de fleurs et l’innocence trahie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« O fils de la saleté ! dis à ta mère que, si elle délaisse la couche de l’homme, marchant à travers des routes solitaires, seule et sans appui, elle verra son existence compromise. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Vous fîtes quelques pas vers moi, avec votre longue robe, flottante comme une vapeur, et vous m’attirâtes vers vos fières mamelles, comme un fils béni. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Les hommes, eux, mettent leur gloire à t’imiter ; c’est pourquoi la bonté sainte ne reconnaît pas son tabernacle dans leurs yeux farouches : tel père, tel fils. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Sa voix de condamné s’entend jusque dans les couches les plus lointaines de l’espace ; et, lorsque son hurlement épouvantable pénètre dans le cœur humain, celui-ci préférerait avoir, dit-on, la mort pour mère que le remords pour fils. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je t’ai attendu longtemps, fils aimé de l’océan ; et mes bras assoupis ont engagé un vain combat avec Celui qui s’était introduit dans le vestibule de ma maison... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je me suis présenté devant les célestes fils de l’humanité ; je leur ai dit : Chassez le mal de vos chaumières, et laissez entrer au foyer le manteau du bien. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« C’est ainsi que vos fils deviendront beaux, et s’inclineront devant leurs parents avec reconnaissance ; sinon, malingres, et rabougris comme le parchemin des bibliothèques, ils s’avanceront à grands pas, conduits par la révolte, contre le jour de leur naissance et le clitoris de "leur mère impure." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Comme quand deux chantres, dans une cathédrale, entonnent alternativement les versets d’un psaume, la deuxième répondit : "Tu ne veux donc pas mourir, ô mon gracieux fils ? Dis-moi donc comment tu as fait (sûrement c’est par quelque maléfice) pour épouvanter les vautours ? En effet, ta carcasse est devenue si maigre ! Le zéphyr la balance comme une lanterne." » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Je le portai dans la chaumière la plus voisine ; car, il venait de s’évanouir, et je ne quittai les laboureurs que lorsque je leur eus laissé ma bourse, pour donner des soins au blessé, et que je leur eusse fait promettre qu’ils prodigueraient au malheureux, comme à leur propre fils, les marques d’une sympathie persévérante. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Adieu, je ne te retarderai pas davantage ; et, pour t’instruire et te préserver, réfléchis au sort fatal qui m’a conduit à la révolte, quand peut-être j’étais né bon ! Tu raconteras à ton fils ce que tu as vu ; et, le prenant par la main, fais-lui admirer la beauté des étoiles et les merveilles de l’univers, le nid du rouge-gorge et les temples du Seigneur. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« En effet, atome qui se venge en son extrême faiblesse, le libre arbitre ne craint pas d’affirmer, avec une autorité puissante, qu’il ne compte pas l’abrutissement parmi le nombre de ses fils : celui qui dort est moins qu’un animal châtré la veille. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Tu pourrais éveiller ma jeune épouse et mon fils en bas âge, couchés dans les caveaux de plomb qui longent les fondements de l’antique château. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Vous la faites rougir de ses fils par votre conduite (que, moi, je vénère ! ) ; votre prostitution, s’offrant au premier venu, exerce la logique des penseurs les plus profonds, tandis que votre sensibilité exagérée comble la mesure de la stupéfaction de la femme elle-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Je me connais à lire l’âge dans les lignes physiognomoniques du front : il a seize ans et quatre mois ! Il est beau comme la rétractilité des serres des oiseaux rapaces ; ou encore, comme l’incertitude des mouvements musculaires dans les plaies des parties molles de la région cervicale postérieure ; ou plutôt, comme ce piége à rats perpétuel, toujours retendu par l’animal pris, qui peut prendre seul des rongeurs indéfiniment, et fonctionner même caché sous la paille ; et surtout, comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ! Mervyn, ce fils de la blonde Angleterre, vient de prendre chez son professeur une leçon d’escrime, et, enveloppé dans son tartan écossais, il retourne chez ses parents. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Le fils de famille se jette sur un sofa, et l’émotion l’empêche de parler. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mon fils, je t’en supplie, réveille tes sens, et reconnais ta famille ; c’est ton père qui te parle... » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Demain votre fils se réveillera dispos. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Lis, femme ; tu seras plus heureuse que moi, pour chasser le chagrin des jours de notre fils." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« viens faire une paix durable avec ton ancien maître ; il te recevra comme un fils égaré, et ne s’apercevra point de l’énorme quantité de culpabilité que tu as, comme une montagne de cornes d’élan élevée par les Indiens, amoncelée sur ton cœur." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Le commodore qui mendiait par les rues depuis le jour où avait commencé ce qu’il croyait être la folie de son fils et la mère, qu’on avait appelée la fille de neige, à cause de son extrême pâleur, portèrent en avant leur poitrine pour protéger le rhinocéros. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Les perturbations, les anxiétés, les dépravations, la mort, les exceptions dans l’ordre physique ou moral, l’esprit de négation, les abrutissements, les hallucinations servies par la volonté, les tourments, la destruction, les renversements, les larmes, les insatiabilités, les asservissements, les imaginations creusantes, les romans, ce qui est inattendu, ce qu’il ne faut pas faire, les singularités chimiques de vautour mystérieux qui guette la charogne de quelque illusion morte, les expériences précoces et avortées, les obscurités à carapace de punaise, la monomanie terrible de l’orgueil, l’inoculation des stupeurs profondes, les oraisons funèbres, les envies, les trahisons, les tyrannies, les impiétés, les irritations, les acrimonies, les incartades agressives, la démence, le splëen, les épouvantements raisonnés, les inquiétudes étranges, que le lecteur préférerait ne pas éprouver, les grimaces, les névroses, les filières sanglantes par lesquelles on fait passer la logique aux abois, les exagérations, l’absence de sincérité, les scies, les platitudes, le sombre, le lugubre, les enfantements pires que les meurtres, les passions, le clan des romanciers de cours d’assises, les tragédies, les odes, les mélodrames, les extrêmes présentés à perpétuité, la raison impunément sifflée, les odeurs de poule mouillée, les affadissements, les grenouilles, les poulpes, les requins, le simoun des déserts, ce qui est somnambule, louche, nocturne, somnifère, noctambule, visqueux, phoque parlant, équivoque, poitrinaire, spasmodique, aphrodisiaque, anémique, borgne, hermaphrodite, bâtard, albinos, pédéraste, phénomène d’aquarium et femme à barbe, les heures soûles du découragement taciturne, les fantaisies, les âcretés, les monstres, les syllogismes démoralisateurs, les ordures, ce qui ne réfléchit pas comme l’enfant, la désolation, ce mancenillier intellectuel, les chancres parfumés, les cuisses aux camélias, la culpabilité d’un écrivain qui roule sur la pente du néant et se méprise lui-même avec des cris joyeux, les remords, les hypocrisies, les perspectives vagues qui vous broient dans leurs engrenages imperceptibles, les crachats sérieux sur les axiômes sacrés, la vermine et ses chatouillements insinuants, les préfaces insensées, comme celles de Cromwell, de Mlle de Maupin et de Dumas fils, les caducités, les impuissances, les blasphêmes, les asphyxies, les étouffements, les rages,-devant ces charniers immondes, que je rougis de nommer, il est temps de réagir enfin contre ce qui nous choque et nous courbe si souverainement. » (Poésies I)

« Alexandre Dumas fils ne fera jamais, au grand jamais, un discours de distribution des prix pour un lycée. » (Poésies I)

« Pour plaire à sa mère, un fils ne lui criera pas qu’elle est sage, radieuse, qu’il se conduira de façon à mériter la plupart de ses éloges. » (Poésies II)