Contextes de " fois "
« Après avoir de sang-froid regardé
plusieurs fois de tous les côtés avec des yeux qui
renferment l'expérience, prudemment, la première (car, c'est
elle qui a le privilége de montrer les plumes de sa queue aux
autres grues inférieures en intelligence), avec son cri vigilant
de mélancolique sentinelle, pour repousser l'ennemi commun, elle
vire avec flexibilité la pointe de la figure géométrique
(c'est peut-être un triangle, mais on ne voit pas le troisième
côté que forment dans l'espace ces curieux oiseaux de passage),
soit à bâbord, soit à tribord, comme un habile capitaine
; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je t'assure, elle réjouiront les deux
trous informes de ton museau hideux, ô monstre, si toutefois tu
t'appliques auparavant à respirer trois mille fois de
suite la conscience maudite de l'Éternel ! » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Qui l'aurait dit ! lorsqu'il embrassait
un petit enfant, au visage rose, il aurait voulu lui enlever ses
joues avec un rasoir, et il l'aurait fait très-souvent, si
Justice, avec son long cortége de châtiments, ne l'en eût
chaque fois empêché. » (Les Chants de Maldoror
- Chant I)
« Je les ai vus tous à la fois,
tantôt, le poing le plus robuste dirigé vers le ciel, comme
celui d'un enfant déjà pervers contre sa mère, probablement
excités par quelque esprit de l'enfer, les yeux chargés d'un
remords cuisant en même temps que haineux, dans un silence
glacial, n'oser émettre les méditations vastes et ingrates que
recélait leur sein, tant elle étaient pleines d'injustice et
d'horreur, et attrister de compassion le Dieu de
miséricorde ; tantôt, à chaque moment du jour, depuis le
commencement de l'enfance jusqu'à la fin de la vieillesse, en
répandant des anathèmes incroyables, qui n'avaient pas le sens
commun, contre tout ce qui respire, contre eux-mêmes et contre
la Providence, prostituer les femmes et les enfants, et
déshonorer ainsi les parties du corps consacrées à la
pudeur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Une fois sortis de cette vie
passagère, je veux que nous soyons entrelacés pendant
l'éternité ; ne former qu'un seul être, ma bouche collée
à ta bouche. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Alors, tu me déchireras, sans jamais
t'arrêter, avec les dents et les ongles à la fois. »
(Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Adieu, toi qui m'as aimée ! " Moi,
à elle : "Adieu ! Encore une fois : adieu ! Je
t'aimerai toujours ! ... Dès aujourd'hui, j'abandonne la
vertu." C'est pourquoi, ô peuples, quand vous entendrez le
vent d'hiver gémir sur la mer et près de ses bords, ou au
dessus des grandes villes, qui, depuis longtemps, ont pris le
deuil pour moi, ou à travers les froides régions polaires,
dites : » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Pourquoi reviens-je à toi, pour la
millième fois, vers tes bras amis, qui s'entr'ouvrent,
pour caresser mon front brûlant, qui voit disparaître la
fièvre à leur contact ! Je ne connais pas ta destinée
cachée ; tout ce qui te concerne m'intéresse. » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Par conséquent, une seule fois
encore, je veux te saluer et te faire mes adieux ! » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Ils se dresseront à la fois
comme un ressort immense. » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« Oui, disparaissons peu à peu de leurs
yeux, témoin, une fois de plus, des conséquences des
passions, complétement satisfait... » (Les Chants de
Maldoror - Chant I)
« Te rappelles-tu cette époque, mon doux
maître, où nous faisions des vux, pour avoir un enfant,
dans lequel nous renaîtrions une seconde fois, et qui
serait le soutien de notre vieillesse ? » (Les Chants de
Maldoror - Chant I)
« Une fois sortis du bain, elle te
tresseront des couronnes de roses et d'illets. » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Celui qui dort pousse des gémissements,
pareils à ceux d'un condamné à mort, jusqu'à ce qu'il se
réveille, et s'aperçoive que la réalité est trois fois
pire que le rêve. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Pour faire un travail sérieux, il ne
faut pas faire deux choses à la fois. » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Il s'est affaissé, et le fossoyeur
s'est empressé de le soutenir !
- Qu'as-tu ?
- Oui, oui, c'est vrai, j'avais menti... j'étais fatigué quand j'ai abandonné la pioche... c'est la première fois que j'entreprenais ce travail... ne fais plus attention à ce que j'ai dit. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Puis, il ne voudrait pas me répondre,
cela est certain : c'est souffrir deux fois que de
communiquer son cur en cet état anormal. » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Que de fois, en même temps
qu'elle, j'ai vu défiler, devant moi, les bières funéraires,
contenant des os bientôt plus vermoulus que le revers de ma
porte, contre laquelle je m'appuyai. » (Les Chants de
Maldoror - Chant I)
« Mais, chaque fois sa gorge se
resserre, et refoule en arrière l'effort avorté. » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« En fixant ses yeux monstrueux, mon corps
tremble ; c'est la première fois, depuis que j'ai
sucé les sèches mamelles de ce qu'on appelle une mère. »
(Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ceux qui s'intitulent tes amis te
regardent, frappés de consternation, chaque fois qu'ils
te rencontrent, pâle et voûté, dans les théâtres, dans les
places publiques, dans les églises, ou pressant, de deux cuisses
nerveuses, ce cheval qui ne galope que pendant la nuit, tandis
qu'il porte son maître-fantôme, enveloppé dans un long manteau
noir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ton esprit est tellement malade que tu
ne t'en aperçois pas, et que tu crois être dans ton naturel,
chaque fois qu'il sort de ta bouche des paroles
insensées, quoique pleines d'une infernale grandeur. » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Une fois le parquet lavé, tu
mettras ces linges dans la chambre voisine. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Une fois, cette jeune fille me
précéda dans la rue, et emboîta le pas devant moi. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Et, pour qu'ils grossissent plus vite,
je te conseille de faire de la gymnastique deux fois par
jour, une heure le matin, une heure le soir. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Jusqu'ici, je ne l'ai pas pu ; car,
chaque fois que je l'ai voulu, d'abondantes larmes
tombaient sur le papier, et mes doigts tremblaient, sans que ce
fût de vieillesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je suis indigné de n'avoir pas plus de
nerfs qu'une femme, et de m'évanouir, comme une petite fille,
chaque fois que je réfléchis à ta grande
misère. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Un jour, donc, fatigué de talonner du
pied le sentier abrupte du voyage terrestre, et de m'en aller, en
chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes
obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux
spleenétiques, cernés d'un grand cercle bleuâtre, vers la
concavité du firmament, et j'osai pénétrer, moi, si jeune, les
mystères du ciel ! Ne trouvant pas ce que je cherchais, je
soulevai la paupière effarée plus haut, plus haut encore,
jusqu'à ce que j'aperçusse un trône, formé d'excréments
humains et d'or, sur lequel trônait, avec un orgueil idiot, le
corps recouvert d'un linceul fait avec des draps non lavés
d'hôpital, celui qui s'intitule lui-même le Créateur ! Il
tenait à la main le tronc pourri d'un homme mort, et le portait,
alternativement, des yeux au nez et du nez à la bouche ;
une fois à la bouche, on devine ce qu'il en
faisait. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Trois fois, je faillis tomber à
la renverse, comme un homme qui subit une émotion trop
forte ; trois fois, je parvins à me remettre sur les
pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« la fécondation humaine, qui aurait
été nulle dans d'autres cas pareils, fut acceptée, cette fois,
par la fatalité ; et, au bout de quelques jours, des
milliers de monstres, grouillant dans un nud compacte de
matière, naquirent à la lumière. » (Les Chants de
Maldoror - Chant II)
« Ce nud hideux devint, par le
temps, de plus en plus immense, tout en acquérant la propriété
liquide du mercure, et se ramifia en plusieurs branches, qui se
nourrissent, actuellement, en se dévorant elle-mêmes (la
naissance est plus grande que la mortalité), toutes les fois
que je ne leur jette pas en pâture un bâtard qui vient de
naître, et dont la mère désirait la mort, ou un bras que je
vais couper à quelque jeune fille, pendant la nuit, grâce au
chloroforme. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Peut-être n'êtes-vous pas, sans avoir
entendu, au moins, une fois dans votre vie, ces sortes
d'aboiements douloureux et prolongés. » (Les Chants de
Maldoror - Chant II)
« Mais, je le laisserai de côté, comme
un paquet de ficelles, afin d'abaisser mon vol... le penseur
Descartes faisait, une fois, cette réflexion que rien de
solide n'avait été bâti sur vous. » (Les Chants de
Maldoror - Chant II)
« Je t'avertis ; la première fois
que tu me désigneras à la prudence de mes semblables, par
l'augmentation de tes lueurs phosphorescentes, comme je n'aime
pas ce phénomène d'optique, qui n'est mentionné, du reste,
dans aucun livre de physique, je te prends par la peau de ta
poitrine, en accrochant mes griffes aux escarres de ta nuque
teigneuse, et je te jette dans la Seine. » (Les Chants
de Maldoror - Chant II)
« Une fois dehors, il aperçoit
dans les airs une forme noirâtre, aux ailes brûlées, qui
dirige péniblement son vol vers les régions du ciel. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Une fois en cet endroit, elle
remonte avec facilité le cours de la rivière, et revient au
bout de quatre heures à son point de départ. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Chacun se dit qu'une fois dans
l'eau, il ne pourra plus respirer ; car, d'aussi loin qu'il
fait revenir sa mémoire, il ne se reconnaît aucun poisson pour
ancêtre ; mais, il s'exhorte à retenir son souffle le plus
longtemps possible, afin de prolonger sa vie de deux ou trois
secondes ; c'est là l'ironie vengeresse qu'il veut adresser
à la mort... le navire en détresse tire des coups de canon
d'alarme ; mais, il sombre avec lenteur... avec
majesté. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quelle volupté ressentir à la mort de
cet être humain, quand il y en avait plus d'une centaine, qui
allaient s'offrir à moi, en spectacle, dans leur lutte dernière
contre les flots, une fois le navire submergé ? A cette
mort, je n'avais même pas l'attrait du danger ; car, la
justice humaine, bercée par l'ouragan de cette nuit affreuse,
sommeillait dans les maisons, à quelques pas de moi. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Aujourd'hui que les années pèsent sur
mon corps, je le dis avec sincérité, comme une vérité
suprême et solennelle : je n'étais pas aussi cruel qu'on l'a
raconté ensuite, parmi les hommes ; mais, des fois,
leur méchanceté exerçait ses ravages persévérants pendant
des années entières. » (Les Chants de Maldoror - Chant
II)
« Si c'était un cheval ou un chien, je le
laissais passer : avez-vous entendu ce que je viens de dire ?
Malheureusement, la nuit de cette tempête, j'étais dans un de
ces accès, ma raison s'était envolée (car, ordinairement,
j'étais aussi cruel, mais, plus prudent) ; et tout ce qui
tomberait, cette fois-là, entre mes mains, devait
périr ; je ne prétends pas m'excuser de mes torts. »
(Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, d'un commun accord, entre deux
eaux, ils glissèrent l'un vers l'autre, avec une admiration
mutuelle, la femelle de requin écartant l'eau de ses nageoires,
Maldoror battant l'onde avec ses bras ; et retinrent leur
souffle, dans une vénération profonde, chacun désireux de
contempler, pour la première fois, son portrait
vivant. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Eh bien, je me présente pour défendre
l'homme, cette fois ; moi, le contempteur de toutes
les vertus ; moi, celui que n'a pas pu oublier le Créateur,
depuis le jour glorieux où, renversant de leur socle les annales
du ciel, où, par je ne sais quel tripotage infâme, étaient
consignées sa puissance et son éternité,
j'appliquai mes quatre cents ventouses sur le dessous de son
aisselle, et lui fis pousser des cris terribles... Ils se
changèrent en vipères, en sortant par sa bouche, et allèrent
se cacher dans les broussailles, les murailles en ruine, aux
aguets le jour, aux aguets la nuit. » (Les Chants de
Maldoror - Chant II)
« Si, cependant, il en est temps
encore ; car, des fois, l'homme aperçoit le poison
s'introduire dans les veines de sa jambe, par une morsure presque
imperceptible, avant qu'il ait eu le temps de rebrousser chemin,
et de gagner le large. » (Les Chants de Maldoror - Chant
II)
« Trois fois, le couperet
redescendit entre les rainures avec une nouvelle vigueur ;
trois fois, ma carcasse matérielle, surtout au siége du
cou, fut remuée jusqu'en ses fondements, comme lorsqu'on se
figure en rêve être écrasé par une maison qui
s'effondre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Trois fois, le couperet
redescendit entre les rainures avec une nouvelle vigueur ;
trois fois, ma carcasse matérielle, surtout au siége du
cou, fut remuée jusqu'en ses fondements, comme lorsqu'on se
figure en rêve être écrasé par une maison qui
s'effondre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le peuple stupéfait me laissa passer,
pour m'écarter de la place funèbre ; il m'a vu ouvrir avec
mes coudes ses flots ondulatoires, et me remuer, plein de vie,
avançant devant moi, la tête droite, pendant que la peau de ma
poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe
! J'avais dit que je voulais défendre l'homme, cette fois ;
mais, je crains que mon apologie ne soit pas l'expression de la
vérité ; et, par conséquent, je préfère me
taire. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« De même que les vapeurs des fleuves
rampent le long des flancs de la colline, et, une fois
arrivées au sommet, s'élancent dans l'atmosphère, en formant
des nuages ; de même, tes inquiétudes sur mon compte se
sont insensiblement accrues, sans motif raisonnable, et forment
au-dessus de ton imagination, le corps trompeur d'un mirage
désolé. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Je le plaignis, parce qu'il est probable
qu'il n'avait pas gardé l'usage de la raison, quand il mania le
poignard à la lame quatre fois triple, labourant de fond
en comble, les parois des viscères. » (Les Chants de
Maldoror - Chant III)
« Tremdall a touché la main pour la
dernière fois, à celui qui s'absente volontairement,
toujours fuyant devant lui, toujours l'image de l'homme le
poursuivant. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« l'intelligence, trop remuée de fond en
comble, se retire comme un vaincu, et peut tomber, une fois
dans la vie, dans les égarements dont vous avez été témoins !
» (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Sans abandonner sa peau, qui pouvait
encore lui servir, ne serait-ce que comme manteau, il essaya de
disparaître de ce coupe-gorge ; une fois éloigné
de la chambre, je ne pus voir s'il avait eu la force de regagner
la porte de sortie. » (Les Chants de Maldoror - Chant
III)
« J'effaçai l'inscription primordiale, je
la remplaçai par celle-ci : "Il est douloureux de garder,
comme un poignard, un tel secret dans son cur ; mais,
je jure de ne jamais révéler ce dont j'ai été témoin, quand
je pénétrai, pour la première fois, dans ce donjon
terrible." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Je n'ai jamais pu rire, quoique
plusieurs fois j'aie essayé de le faire. » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« Pour clore ce petit incident, qui s'est
lui-même dépouillé de sa gangue par une légèreté aussi
irremédiablement déplorable que fatalement pleine d'intérêt
(ce que chacun n'aura pas manqué de vérifier, à la condition
qu'il ait ausculté ses souvenirs les plus récents), il est bon,
si l'on possède des facultés en équilibre parfait, ou mieux,
si la balance de l'idiotisme ne l'emporte pas de beaucoup sur le
plateau dans lequel reposent les nobles et magnifiques attributs
de la raison, c'est-à-dire, afin d'être plus clair (car,
jusqu'ici je n'ai été que concis, ce que même plusieurs
n'admettront pas, à cause de mes longueurs, qui ne sont
qu'imaginaires, puisqu'elle remplissent leur but, de traquer,
avec le scalpel de l'analyse, les fugitives apparitions de la
vérité, jusqu'en leurs derniers retranchements), si
l'intelligence prédomine suffisamment sur les défauts sous le
poids desquels l'ont étouffée en partie l'habitude, la nature
et l'éducation, il est bon répété-je pour la deuxième et la
dernière fois, car, à force de répéter, on finirait,
le plus souvent ce n'est pas faux, par ne plus s'entendre, de
revenir la queue basse, (si, même, il est vrai que j'aie une
queue) au sujet dramatique cimenté dans cette strophe. » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« ne croyez pas que cela m'étonne !
" Cette fois-ci, je m'éloignai
définitivement ; mais, la plante des pieds ne pouvait pas
se poser d'une manière sûre : un autre aurait pu ne pas s'en
apercevoir ! le loup ne passe plus sous la potence
qu'élevèrent, un jour de printemps, les mains entrelacées
d'une épouse et d'une mère, comme quand il faisait prendre, à
son imagination charmée, le chemin d'un repas illusoire. »
(Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Ce n'est pas la première fois
que le cauchemar de la perte momentanée de la mémoire établit
sa demeure dans mon imagination, quand, par les inflexibles lois
de l'optique, il m'arrive d'être placé devant la
méconnaissance de ma propre image ! » (Les Chants de
Maldoror - Chant IV)
« Maintenant que j'ai repassé dans ma
mémoire les diverses phases de cet aplatissement épouvantable
contre le ventre du granit, pendant lequel la marée, sans que je
m'en aperçusse, passa, deux fois, sur ce mélange
irréductible de matière morte et de chair vivante, il n'est
peut-être pas sans utilité de proclamer que cette dégradation
n'était probablement qu'une punition, réalisée sur moi par la
justice divine. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Combien de fois, depuis cette
nuit passée à la belle étoile, sur une falaise, ne me suis-je
pas mêlé à des troupeaux de pourceaux, pour reprendre, comme
un droit, ma métamorphose détruite ! Il est temps de quitter
ces souvenirs glorieux, qui ne laissent, après leur suite, que
la pâle voie lactée des regrets éternels. » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« Je ne crois pas que le lecteur ait lieu
de se repentir, s'il prête à ma narration, moins le nuisible
obstacle d'une crédulité stupide, que le suprême service d'une
confiance profonde, qui discute légalement, avec une secrète
sympathie, les mystères poétiques, trop peu nombreux, à son
propre avis, que je me charge de lui révéler, quand, chaque fois,
l'occasion s'en présente, comme elle s'est inopinément
aujourd'hui présentée, intimement pénétrée des toniques
senteurs des plantes aquatiques, que la bise fraîchissante
transporte dans cette strophe, qui contient un monstre, qui s'est
approprié les marques distinctives de la famille des
palmipèdes. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Mais, je t'avertis que tu n'as pas
besoin de m'adresser la parole, si ton dessein audacieux est de
faire naître en moi l'amitié et la vénération que je sentis
pour toi, dès que je te vis, pour la première fois,
accomplissant, avec la grâce et la force du requin, ton
pèlerinage indomptable et rectiligne." » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« Seulement, cette fois, je m'en
dispense ; pour la clarté de ma démonstration, j'aurais
besoin qu'un de ces oiseaux fût placée sur ma table de travail,
quand même il ne serait qu'empaillé. » (Les Chants de
Maldoror - Chant V)
« Cependant, je continuerai ma narration
avec un morne empressement ; car, si, de votre côté, il
vous tarde de savoir où mon imagination veut en venir (plût au
ciel qu'en effet, ce ne fût là que de l'imagination ! ), du
mien, j'ai pris la résolution de terminer en une seule fois
(et non en deux ! ) ce que j'avais à vous dire. » (Les
Chants de Maldoror - Chant V)
« le scarabée trembla devant ces paroles
inattendues, et, ce qui, dans une autre occasion, aurait été un
mouvement insignifiant, devint, cette fois, la marque
distinctive d'une fureur qui ne connaissait plus de bornes ;
car, il frotta redoutablement ses cuisses postérieures contre le
bord des élytres, en faisant entendre un bruit aigu : "Qui
es-tu, donc, toi ; être pusillanime ? » (Les
Chants de Maldoror - Chant V)
« l'ingrat ! je change de vêtements deux fois
par semaine, la propreté n'étant pas le principal motif de ma
détermination. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Toutes les ailes s'ébranlent à la fois,
comme un seul guerrier. » (Les Chants de Maldoror -
Chant V)
« Ils s'entretiennent à voix basse dans
leur pittoresque langage (ne soyez pas assez présomptueux,
permettez-moi de vous donner ce conseil non intéressé, pour
croire que vous seul possédez la précieuse faculté de traduire
les sentiments de votre pensée) de celui qu'ils regardèrent
plus d'une fois courir à travers les prairies
verdoyantes, et plonger la sueur de ses membres dans les
bleuâtres vagues des golfes arénacés. » (Les Chants
de Maldoror - Chant V)
« Mais, chaque fois ne prend-il pas
la même résolution, et n'est-elle pas toujours détruite par
l'inexplicable image de sa promesse fatale ? Il ne dit plus rien,
et se résigne avec douleur ; car, pour lui le serment est
sacré. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Tu nous écoutes, n'est-ce pas ? Mais ne
remue pas tes membres ; tu es encore aujourd'hui sous notre
magnétique pouvoir, et l'atonie encéphalique persiste : c'est
pour la dernière fois. » (Les Chants de Maldoror
- Chant V)
« Réginald frappa trois fois
l'écho des syllabes de ton nom, et trois fois tu
répondis par un cri de volupté. » (Les Chants de
Maldoror - Chant V)
« Réginald frappa trois fois
l'écho des syllabes de ton nom, et trois fois tu
répondis par un cri de volupté. » (Les Chants de
Maldoror - Chant V)
« Moi, Elsseneur, je te vis pour la
première fois, et, dès ce moment, je ne pus
t'oublier. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il n'y avait pas de temps à perdre, et
c'est ce que tu compris ; craignant de ne pas parvenir à
tes fins, car l'approche d'un secours inespéré avait doublé ma
puissance musculaire, et t'apercevant que tu ne pouvais rendre
immobile qu'un de mes bras à la fois, tu te contentas,
par un rapide mouvement imprimé à la lame d'acier, de me couper
le poignet droit. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Puisque vous me conseillez de terminer
en cet endroit la première strophe, je veux bien, pour cette fois,
obtempérer, à votre désir. » (Les Chants de Maldoror
- Chant VI)
« Chaque professeur a rougi, de crainte de
ne pas se trouver à la hauteur intellectuelle de son élève,
et, cependant, celui-ci, pour la première fois, a
négligé ses devoirs et n'a pas travaillé. » (Les
Chants de Maldoror - Chant VI)
« et tu sais que plus d'une fois a
retenti, dans ma bouche sans lèvres, le clairon de la
victoire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« elle l'avaient enfermé dans une cage,
au-dessus de la porte, et les passants s'arrêtaient, chaque fois,
pour écouter les chants de l'oiseau, admirer sa grâce fugitive
et étudier ses formes savantes. » (Les Chants de
Maldoror - Chant VI)
« Plus d'une fois mon père avait
donné l'ordre de faire disparaître la cage et son contenu, car
il se figurait que le serin se moquait de sa personne, en lui
jetant le bouquet des cavatines aériennes de son talent de
vocaliste. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il sera forcé de descendre lui-même !
Mais, nous ne sommes point encore arrivés à cette partie de
notre récit, et je me vois dans l'obligation de fermer ma
bouche, parce que je ne puis pas tout dire à la fois :
chaque truc à effet paraîtra dans son lieu, lorsque la trame de
cette fiction n'y verra point d'inconvénient. » (Les
Chants de Maldoror - Chant VI)
« Qui aurait désiré lire dans la pensée
de ces deux êtres ? le premier ne se cachait pas qu'il avait une
mission difficile à accomplir : "Et comment réussir,
s'écriait-il, pendant que les vagues grossissantes battaient son
refuge temporaire, là où mon maître a vu plus d'une fois
échouer sa force et son courage ? Moi, je ne suis qu'une
substance limitée, tandis que l'autre, personne ne sait d'où il
vient et quel est son but final. » (Les Chants de
Maldoror - Chant VI)
« C'était plus fort que lui ! Il n'y
mettait pas de la mauvaise intention ! Il ne voulait certes pas
s'attirer les reproches du crabe tourteau ! Que d'efforts ne
fit-il pas pour chasser l'hilarité ! Que de fois ne
serra-t-il point ses lèvres l'une contre l'autre, afin de ne pas
avoir l'air d'offenser son interlocuteur épaté ! » (Les
Chants de Maldoror - Chant VI)
« Noir comme l'aile d'un corbeau, trois fois
il nagea parmi le groupe de palmipèdes, à la blancheur
éclatante ; trois fois, il conserva cette couleur
distinctive qui l'assimilait à un bloc de charbon. » (Les
Chants de Maldoror - Chant VI)
« cria le quatrième, avant que tous les
bras se fussent levés en cadence pour frapper résolûment,
cette fois, sur le sac. » (Les Chants de Maldoror
- Chant VI)
« le sauveur dit : "Apprenez, une
autre fois, à mettre de la prudence jusque dans votre
métier. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« A Monsieur HINSTIN, mon ancien
professeur de rhétorique ;
sont dédiés, une fois pour toutes les autres, les prosaïques morceaux que j'écrirai dans la suite des âges, et dont le premier commence à voir le jour d'hui, typographiquement parlant. » (Poésies I)
« Villemain est trente-quatre fois
plus intelligent qu'Eugène Sue et Frédéric Soulié. » (Poésies
I)
« le jugement, une fois entré dans
l'efflorescence de son énergie, impérieux et résolu, sans
balancer une seconde dans les incertitudes dérisoires d'une
pitié mal placée, comme un procureur général, fatidiquement,
les condamne. » (Poésies I)
« la pente est fatale, une fois
qu'on s'y engage. » (Poésies I)
« Cela ne s'est vu qu'une fois ;
cela ne se reverra plus. » (Poésies I)
« Chaque fois que j'ai lu
Shakspeare, il m'a semblé que je déchiquète la cervelle d'un
jaguar. » (Poésies II)
« Ainsi donc, ce que je désire avant
tout, c'est être jugé par la critique, et, une fois
connu, ça ira tout seul. » (Lettre IV (23/10))
« Mais, une fois qu'il fut
imprimé, il a refusé de le faire paraître, parce que la vie y
était peinte sous des couleurs trop amères, et qu'il craignait
le procureur-général. » (Lettre VII (12/3/1870))