« Ils appellent les motifs de leurs actions : la gloire. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Toute notre vie s'est épuisée dans les cantiques de ta gloire. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Moi, pourquoi pas aussi ? A quoi bon l'injustice, dans les décrets suprêmes ? Est-il insensé, le Créateur ; cependant le plus fort, dont la colère est terrible ! " Depuis que tu m'es apparu, monarque des étangs et des marécages ! couvert d'une gloire qui n'appartient qu'à Dieu, tu m'as en partie consolé ; mais, ma raison chancelante s'abîme devant tant de grandeur ! Qui es-tu donc ? Reste... oh ! reste encore sur cette terre ! Replie tes blanches ailes, et ne regarde pas en haut, avec des paupières inquiètes... Si tu pars, partons ensemble ! " le crapaud s'assit sur les cuisses de derrière (qui ressemblent tant à celles de l'homme ! ) et, pendant que les limaces, les cloportes et les limaçons s'enfuyaient à la vue de leur ennemi mortel, prit la parole en ces termes : "Maldoror, écoute-moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tu désires les richesses, les beaux palais et la gloire ? ou m'as-tu trompé quand tu m'as affirmé ces nobles prétentions ?
- Non, non, je ne vous trompais pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« N'as-tu jamais entendu parler, par exemple, de la gloire immense qu'apportent les victoires ? Et, cependant, les victoires ne se font pas seules. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« l'amour de la gloire excuse tout, et peut-être, plus tard, maître de tes semblables, leur feras-tu presque autant de bien que tu leur as fait du mal au commencement ! ...
Maldoror s'aperçoit que le sang bouillonne dans la tête de son jeune interlocuteur ; ses narines sont gonflées, et ses lèvres rejettent une légère écume blanche. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Les hommes, eux, mettent leur gloire à t'imiter ; c'est pourquoi la bonté sainte ne reconnaît pas son tabernacle dans leurs yeux farouches : tel père, tel fils. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Les plus vieux pilleurs d'épaves fronçaient le sourcil, d'un air grave, affirmant que les deux fantômes, dont chacun avait remarqué la vaste envergure des ailes noires, pendant les ouragans, au-dessus des bancs de sable et des écueils, étaient le génie de la terre et le génie de la mer, qui promenaient leur majesté, au milieu des airs, pendant les grandes révolutions de la nature, unis ensemble par une amitié éternelle, dont la rareté et la gloire ont enfanté l'étonnement du câble indéfini des générations. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Lorsqu'un jeune homme, qui aspire à la gloire, dans un cinquième étage, penché sur sa table de travail, à l'heure silencieuse de minuit, perçoit un bruissement qu'il ne sait à quoi attribuer, il tourne, de tous les côtés, sa tête, alourdie par la méditation et les manuscrits poudreux ; mais, rien, aucun indice surpris ne lui révèle la cause de ce qu'il entend si faiblement, quoique cependant il l'entende. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« De même qu'un jeune homme, qui aspire à la gloire, entend un bruissement qu'il ne sait à quoi attribuer, ainsi j'entends une voix mélodieuse qui prononce à mon oreille : "Maldoror ! " Mais, avant de mettre fin à sa méprise, il croyait entendre les ailes d'un moustique... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« J'acquis de la gloire dans les champs de bataille ; mon nom était devenu redoutable même aux plus intrépides, tant mon artificielle main de fer répandait le carnage et la destruction dans les rangs ennemis. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Les vérités immuables et nécessaires, qui font la gloire des nations, et que le doute s'efforce envain d'ébranler, ont commencé depuis les âges. » (Poésies I)
« C'est le dépositaire du vrai, l'amas de certitude, la gloire, non le rebut de l'univers. » (Poésies II)
« Les poètes surtout ! Ceux qui écrivent en faveur de la gloire veulent avoir la gloire d'avoir bien écrit. » (Poésies II)
« Les poètes surtout ! Ceux qui écrivent en faveur de la gloire veulent avoir la gloire d'avoir bien écrit. » (Poésies II)
« Ceux qui le lisent veulent avoir la gloire de l'avoir lu. » (Poésies II)
« Si le mérite, la gloire ne rendent pas les hommes malheureux, ce qu'on appelle malheur ne mérite pas leurs regrets. » (Poésies II)