« Où est-il passé ce premier chant de Maldoror, depuis que sa bouche, pleine des feuilles de la belladone, le laissa échapper, à travers les royaumes de la colère, dans un moment de réflexion ? Où est passé ce chant... On ne le sait pas au juste. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le peuple stupéfait me laissa passer, pour m'écarter de la place funèbre ; il m'a vu ouvrir avec mes coudes ses flots ondulatoires, et me remuer, plein de vie, avançant devant moi, la tête droite, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! J'avais dit que je voulais défendre l'homme, cette fois ; mais, je crains que mon apologie ne soit pas l'expression de la vérité ; et, par conséquent, je préfère me taire. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Lorsque les femelles se virent dans l'impossibilité de retenir le fouet, que la fatigue laissa tomber de leurs mains, elle mirent judicieusement fin au travail gymnastique qu'elle avaient entrepris pendant près de deux heures, et se retirèrent, avec une joie qui n'était pas dépourvue de menaces pour l'avenir. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
Contextes de " laissaient "
« la nuit venue, avec son obscurité propice, ils s'élançaient des cratères, à la crête de porphyre, des courants sous-marins et laissaient, bien loin derrière eux, le pot de chambre rocailleux où se démène l'anus constipé des kakatoès humains, jusqu'à ce qu'ils ne pussent plus distinguer la silhouette suspendue de la planète immonde. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Les cris que m'arrachaient les tortures les laissaient inébranlables ; la perte abondante de mon sang les faisait sourire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Les trois Marguerite ne laissaient écouler aucune larme, et leur visage ne perdait point sa fraîcheur pourprée ; non... » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " laissais "
« Ainsi donc, horrible Éternel, à la figure de vipère, il a fallu que, non content d'avoir placé mon âme entre les frontières de la folie et les pensées de fureur qui tuent d'une manière lente, tu aies cru, en outre, convenable à ta majesté, après un mûr examen, de faire sortir de mon front une coupe de sang ! ... Mais, enfin, qui te dit quelque chose ? Tu sais que je ne t'aime pas, et qu'au contraire je te hais : pourquoi insistes-tu ? Quand ta conduite voudra-t-elle cesser de s'envelopper des apparences de la bizarrerie ? Parle-moi franchement, comme à un ami : est-ce que tu ne te doutes pas, enfin, que tu montres, dans ta persécution odieuse, un empressement naïf, dont aucun de tes séraphins n'oserait faire ressortir le complet ridicule ? Quelle colère te prend ? Sache que, si tu me laissais vivre à l'abri de tes poursuites, ma reconnaissance t'appartiendrait... Allons, Sultan, avec ta langue, débarrasse-moi de ce sang qui salit le parquet. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Si c'était un cheval ou un chien, je le laissais passer : avez-vous entendu ce que je viens de dire ? Malheureusement, la nuit de cette tempête, j'étais dans un de ces accès, ma raison s'était envolée (car, ordinairement, j'étais aussi cruel, mais, plus prudent) ; et tout ce qui tomberait, cette fois-là, entre mes mains, devait périr ; je ne prétends pas m'excuser de mes torts. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
Contextes de " laissait "
« elle laissait tomber le torchon qu'elle avait apporté pour essuyer ses jambes ; n'ayant plus besoin du baquet commun, elle retournait dans sa tanière, comme elle en était sortie, pour attendre une autre pratique. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« D'une seule brassée, l'amphibie laissait après lui un kilomètre de sillon écumeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Il s'approchait de plus en plus ; sa figure de platine commençait à devenir perceptible, quoique le bas en fût entièrement enveloppé d'un manteau que le lecteur s'est gardé d'ôter de sa mémoire et qui ne laissait apercevoir que les yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il laissait vagabonder ses sensations : voici qu'il leur donne un pilote. » (Poésies II)
Contextes de " laissant "
« Tout à coup, ils s'arrêtent, regardent de tous les côtés avec une inquiétude farouche, l'œil en feu ; et, de même que les éléphants, avant de mourir, jettent dans le désert un dernier regard au ciel, élevant désespérément leur trompe, laissant leurs oreilles inertes, de même les chiens laissent leurs oreilles inertes, élèvent la tête, gonflent le cou terrible, et se mettent à aboyer, tour à tour, soit comme un enfant qui crie de faim, soit comme un chat blessé au ventre au-dessus d'un toit, soit comme une femme qui va enfanter, soit comme un moribond atteint de la peste à l'hôpital, soit comme une jeune fille qui chante un air sublime, contre les étoiles au nord, contre les étoiles à l'est, contre les étoiles au sud, contre les étoiles à l'ouest ; contre la lune ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ainsi, à ton premier aspect, un souffle prolongé de tristesse, qu'on croirait être le murmure de ta brise suave, passe, en laissant des ineffaçables traces, sur l'âme profondément ébranlée, et tu rappelles au souvenir de tes amants, sans qu'on s'en rende toujours compte, les rudes commencements de l'homme, où il fait connaissance avec la douleur, qui ne le quitte plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Il est parti dans sa demeure céleste, en me laissant ici ; cela n'est pas juste. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
Contextes de " laisse "
« Laisse-moi partir, pour aller cacher au fond de la mer ma tristesse infinie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« l'oiseau de passage se repose sur elle avec confiance, et se laisse abandonner à leurs mouvements, pleins d'une grâce fière, jusqu'à ce que les os de ses ailes aient recouvré leur vigueur accoutumée pour continuer le pèlerinage aérien. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Profitons des dernières lueurs de la lampe ; car, il n'y a presque plus d'huile, et achevons chacun notre travail...
l'enfant s'est écrié :
- Si Dieu nous laisse vivre !
- Ange radieux, viens à moi ; tu te promèneras dans la prairie, du matin jusqu'au soir ; tu ne travailleras point. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Laisse-moi sortir de ce cimetière ; je continuerai ma route. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Ô pou vénérable, toi dont le corps est dépourvu d'élytres, un jour, tu me reprochas avec aigreur de ne pas aimer suffisamment ta sublime intelligence, qui ne se laisse pas lire ; peut-être avais-tu raison, puisque je ne sens même pas de la reconnaissance pour celui-ci. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Assez, assez, chien avide ; laisse le parquet tel qu'il est ; tu as le ventre rempli. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Qu'il n'arrive pas le jour où, Lohengrin et moi, nous passerons dans la rue, l'un à côté de l'autre, sans nous regarder, en nous frôlant le coude, comme deux passants pressés ! Oh ! qu'on me laisse fuir à jamais loin de cette supposition ! l'Éternel a créé le monde tel qu'il est : il montrerait beaucoup de sagesse si, pendant le temps strictement nécessaire pour briser d'un coup de marteau la tête d'une femme, il oubliait sa majesté sidérale, afin de nous révéler les mystères au milieu desquels notre existence étouffe, comme un poisson au fond d'une barque. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« l'éléphant se laisse caresser. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Écoute, c'est fort possible ; mais... est-ce que tu as besoin de rendre de pareils services à ceux auxquels tu ne dois rien ? Laisse, plongées dans les ténèbres, les colonnes des basiliques ; et, lorsqu'une bouffée de la tempête sur laquelle le démon tourbillonne, emporté dans l'espace, pénétrera, avec lui, dans le saint lieu, en y répandant l'effroi, au lieu de lutter, courageusement, contre la rafale empestée du prince du mal, éteins-toi subitement, sous son souffle fiévreux, pour qu'il puisse, sans qu'on le voie, choisir ses victimes parmi les croyants agenouillés. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Celui-ci lui fait comprendre, sans parler, qu'il reprendra sa forme primitive, à mesure qu'il montera vers le ciel ; laisse tomber une larme, qui rafraîchit le front de celui qui lui a donné la gangrène ; et disparaît peu à peu, comme un vautour, en s'élevant au milieu des nuages. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il est vrai que, lorsque tu descends en toi-même, pour scruter ta conduite souveraine, si le fantôme d'une injustice passée, commise envers cette malheureuse humanité, qui t'a toujours obéi, comme ton ami le plus fidèle, dresse, devant toi, les vertèbres immobiles d'une épine dorsale vengeresse, ton œil hagard laisse tomber la larme épouvantée du remords tardif, et qu'alors, les cheveux hérissés, tu crois, toi-même, prendre, sincèrement, la résolution de suspendre, à jamais, aux broussailles du néant, les jeux inconcevables de ton imagination de tigre, qui serait burlesque, si elle n'était pas lamentable ; mais, je sais aussi que la constance n'a pas fixé, dans tes os, comme une moelle tenace, le harpon de sa demeure éternelle, et que tu retombes assez souvent, toi et tes pensées, recouvertes de la lèpre noire de l'erreur, dans le lac funèbre des sombres malédictions. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Chaque jour, les mains jointes, j'élèverai vers toi les accents de mon humble prière, puisqu'il le faut ; mais, je t'en supplie, que ta providence ne pense pas à moi ; laisse-moi de côté, comme le vermisseau qui rampe sous la terre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Avant de transporter le corps à la Morgue, on le laisse quelque temps sur la berge, pour le ramener à la vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le cadavre reste inerte, et se laisse tourner en tous sens. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Si, dans l'accomplissement de ce devoir, il rencontre en chemin la pitié qui veut lui barrer le passage, il cède avec répugnance à ses supplications, et laisse l'homme s'échapper. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« elle laisse échapper des lambeaux de phrases dans lesquels, en les recousant, très-peu trouveraient une signification claire. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« le sacrificateur s'aperçoit que la jeune fille, poulet vidé, est morte depuis longtemps ; il cesse la persévérance croissante de ses ravages, et laisse le cadavre redormir à l'ombre du platane. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« si quelqu'un t'entendait ! Je te replacerai parmi les autres cheveux ; mais, laisse d'abord le soleil se coucher à l'horizon, afin que la nuit couvre tes pas... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« si quelqu'un t'entendait ! je te replacerai parmi les autres cheveux ; mais, laisse d'abord le soleil se coucher à l'horizon, afin que la nuit couvre tes pas... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« si quelqu'un t'entendait ! je te replacerai parmi les autres cheveux ; mais, laisse d'abord le soleil se coucher à l'horizon, afin que la nuit couvre tes pas." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Car, si je laisse mes vices transpirer dans ces pages, on ne croira que mieux aux vertus que j'y fais resplendir, et, dont je placerai l'auréole si haut, que les plus grands génies de l'avenir témoigneront, pour moi, une sincère reconnaissance. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Laisse-moi réchauffer ma ténacité à la flamme du martyre volontaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Tandis que moi, qui suis un homme, en présence d'un drame non moins grand, je ne sais si je conservai assez d'empire sur moi-même, pour que les muscles de ma figure restassent immobiles ! Dès que le scarabée fut arrivé au bas du tertre, l'homme leva son bras vers l'ouest (précisément, dans cette direction, un vautour des agneaux et un grand-duc de Virginie avaient engagé un combat dans les airs), essuya sur son bec une longue larme qui présentait un système de coloration diamantée, et dit au scarabée : "Malheureuse boule ! ne l'as-tu pas fait rouler assez longtemps ? Ta vengeance n'est pas encore assouvie ; et, déjà, cette femme, dont tu avais attaché, avec des colliers de perles, les jambes et les bras, de manière à réaliser un polyèdre amorphe, afin de la traîner, avec tes tarses, à travers les vallées et les chemins, sur les ronces et les pierres (laisse-moi m'approcher pour voir si c'est encore elle ! ), a vu ses os se creuser de blessures, ses membres se polir par la loi mécanique du frottement rotatoire, se confondre dans l'unité de la coagulation, et son corps présenter, au lieu des linéaments primordiaux et des courbes naturelles, l'apparence monotone d'un seul tout homogène qui ne ressemble que trop, par la confusion de ses divers éléments broyés, à la masse d'une sphère ! Il y a longtemps qu'elle est morte ; laisse ces dépouilles à la terre, et prends garde d'augmenter, dans d'irréparables proportions, la rage qui te consume : ce n'est plus de la justice ; car, l'égoïsme, caché dans les téguments de ton front, soulève lentement, comme un fantôme, la draperie qui le recouvre." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Tandis que moi, qui suis un homme, en présence d'un drame non moins grand, je ne sais si je conservai assez d'empire sur moi-même, pour que les muscles de ma figure restassent immobiles ! Dès que le scarabée fut arrivé au bas du tertre, l'homme leva son bras vers l'ouest (précisément, dans cette direction, un vautour des agneaux et un grand-duc de Virginie avaient engagé un combat dans les airs), essuya sur son bec une longue larme qui présentait un système de coloration diamantée, et dit au scarabée : "Malheureuse boule ! ne l'as-tu pas fait rouler assez longtemps ? Ta vengeance n'est pas encore assouvie ; et, déjà, cette femme, dont tu avais attaché, avec des colliers de perles, les jambes et les bras, de manière à réaliser un polyèdre amorphe, afin de la traîner, avec tes tarses, à travers les vallées et les chemins, sur les ronces et les pierres (laisse-moi m'approcher pour voir si c'est encore elle ! ), a vu ses os se creuser de blessures, ses membres se polir par la loi mécanique du frottement rotatoire, se confondre dans l'unité de la coagulation, et son corps présenter, au lieu des linéaments primordiaux et des courbes naturelles, l'apparence monotone d'un seul tout homogène qui ne ressemble que trop, par la confusion de ses divers éléments broyés, à la masse d'une sphère ! Il y a longtemps qu'elle est morte ; laisse ces dépouilles à la terre, et prends garde d'augmenter, dans d'irréparables proportions, la rage qui te consume : ce n'est plus de la justice ; car, l'égoïsme, caché dans les téguments de ton front, soulève lentement, comme un fantôme, la draperie qui le recouvre." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« En cet instant, tes membres vigoureux étaient à perte de vue, et s'éloignaient encore, rapides comme une sonde qu'on laisse filer. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« A ce point de son chemin, il s'avance dans la rue du faubourg Saint-Denis, laisse derrière lui l'embarcadère du chemin de fer de Strasbourg, et s'arrête devant un portail élevé, avant d'avoir atteint la superposition perpendiculaire de la rue Lafayette. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Car, pourquoi m'inspirerais-je à moi-même de l'horreur, devant les témoignages élogieux qui partent de ma conscience ? je n'envie rien au Créateur ; mais, qu'il me laisse descendre le fleuve de ma destinée, à travers une série croissante de crimes glorieux. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Ce sont des chocs de passions, d'irréconciliabilités et d'ambitions, à travers les hurlements d'un orgueil qui ne se laisse pas lire, se contient, et dont personne ne peut, même approximativement, sonder les écueils et les bas-fonds. » (Poésies I)
« Un courant d'innocence parcourt les vallons, les capitales, secourt l'intelligence des poètes les plus enthousiastes, laisse tomber des protections pour les berceaux, des couronnes pour la jeunesse, des croyances à l'immortalité pour les vieillards. » (Poésies II)
« l'écrivain qui se laisse tromper par les sentiments ne doit pas être mis en ligne de compte avec l'écrivain qui ne se laisse tromper ni par les sentiments, ni par lui-même. » (Poésies II)
« l'écrivain qui se laisse tromper par les sentiments ne doit pas être mis en ligne de compte avec l'écrivain qui ne se laisse tromper ni par les sentiments, ni par lui-même. » (Poésies II)
Contextes de " laissé "
« elle a laissé un soulier en chemin, et ne s'en aperçoit pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« elle a laissé tomber de son sein un rouleau de papier. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Comment le dragon s'est laissé prendre à la poitrine ? Il a beau user de la ruse et de la force ; je m'aperçois que l'aigle, collé à lui par tous ses membres, comme une sangsue, enfonce de plus en plus son bec, malgré de nouvelles blessures qu'il reçoit, jusqu'à la racine du cou, dans le ventre du dragon. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Je le portai dans la chaumière la plus voisine ; car, il venait de s'évanouir, et je ne quittai les laboureurs que lorsque je leur eus laissé ma bourse, pour donner des soins au blessé, et que je leur eusse fait promettre qu'ils prodigueraient au malheureux, comme à leur propre fils, les marques d'une sympathie persévérante. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« je me demandais si, à l'aide d'une nuit obscure, tu t'étais laissé choir secrètement jusqu'à nous de la surface de quelque étoile ; car, je le confesse, aujourd'hui qu'il n'est pas nécessaire de feindre, tu ne ressemblais pas aux marcassins de l'humanité ; mais une auréole de rayons étincelants enveloppait la périphérie de ton front. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« je vais d'abord me moucher, parce que j'en ai besoin ; et ensuite, puissamment aidé par ma main, je reprendrai le porte-plume que mes doigts avaient laissé tomber. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il n'a pu m'atteindre, et j'ai laissé entre ses doigts un pan de mon pourpoint. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« la pluie avait laissé quelques gouttes d'eau au fond de cet entonnoir, creusé dans le sable. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " laissées "
« Ses jambes avaient été laissées libres, pour accroître ses tortures, et lui faire désirer davantage n'importe quoi de contraire à l'enlacement de ses bras. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
Contextes de " laissent "
« Tout à coup, ils s'arrêtent, regardent de tous les côtés avec une inquiétude farouche, l'œil en feu ; et, de même que les éléphants, avant de mourir, jettent dans le désert un dernier regard au ciel, élevant désespérément leur trompe, laissant leurs oreilles inertes, de même les chiens laissent leurs oreilles inertes, élèvent la tête, gonflent le cou terrible, et se mettent à aboyer, tour à tour, soit comme un enfant qui crie de faim, soit comme un chat blessé au ventre au-dessus d'un toit, soit comme une femme qui va enfanter, soit comme un moribond atteint de la peste à l'hôpital, soit comme une jeune fille qui chante un air sublime, contre les étoiles au nord, contre les étoiles à l'est, contre les étoiles au sud, contre les étoiles à l'ouest ; contre la lune ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« O vous, qui que vous soyez, quand vous serez à côté de moi, que les cordes de votre glotte ne laissent échapper aucune intonation ; que votre larynx immobile n'aille pas s'efforcer de surpasser le rossignol ; et vous-même n'essayez nullement de me faire connaître votre âme à l'aide du langage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Combien de fois, depuis cette nuit passée à la belle étoile, sur une falaise, ne me suis-je pas mêlé à des troupeaux de pourceaux, pour reprendre, comme un droit, ma métamorphose détruite ! Il est temps de quitter ces souvenirs glorieux, qui ne laissent, après leur suite, que la pâle voie lactée des regrets éternels. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Mervyn admire les plats chargés de viandes succulentes et les fruits odoriférants, mais, il ne mange pas ; les polychrômes ruissellements des vins du Rhin et le rubis mousseux du champagne s'enchâssent dans les étroites et hautes coupes de pierre de Bohême, et laissent même sa vue indifférente. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " laisser "
« On doit laisser pousser ses ongles pendant quinze jours. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Vous, faites attention à ce qu'elle contient, et gardez-vous de l'impression pénible qu'elle ne manquera pas de laisser, comme une flétrissure, dans vos imaginations troublées. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« (Ainsi, les êtres humains, ces vagues vivantes, meurent l'un après l'autre, d'une manière monotone ; mais, sans laisser de bruit écumeux). » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« En tout cas, nul n'est absent de sa maison, et se garde de laisser la porte ouverte, pour ne pas laisser entrer les voleurs. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« En tout cas, nul n'est absent de sa maison, et se garde de laisser la porte ouverte, pour ne pas laisser entrer les voleurs. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Brusquement je lui appris, en découvrant au plein jour son cœur et ses trames, qu'au contraire il n'est composé que de mal, et d'une quantité minime de bien que les législateurs ont de la peine à ne pas laisser évaporer. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Si, par hasard, nous marchons sur le même sentier, sa vue perçante me voit arriver de loin : il prend un chemin de traverse, afin d'éviter le triple dard de platine que la nature me donna comme une langue ! Tu me feras plaisir, ô Créateur, de me laisser épancher mes sentiments. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il s'agit seulement de ne pas se laisser attraper. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Comme la conscience avait été envoyée par le Créateur, je crus convenable de ne pas me laisser barrer le passage par elle. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il s'est abaissé jusqu'à laisser approcher, de sa face auguste, des joues méprisables par leur impudence habituelle, flétries dans leur sève. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« "Les murailles s'écartèrent pour le laisser passer ; les nonnes, le voyant prendre son essor, dans les airs, avec des ailes qu'il avait cachées jusque-làla dans sa robe d'émeraude, se replacèrent en silence dessous le couvercle de la tombe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« elle résolurent, par un complot, de le suspendre à une potence, préparée d'avance, dans quelque parage non fréquenté, et de le laisser périr insensiblement, exposé à toutes les misères et à tous les dangers. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Quand il voit, à l'horizon, cette chevelure noire, balancée par le vent, il n'encourage pas sa force d'inertie, et prend la fuite avec une vitesse incomparable ! Faut-il voir, dans ce phénomène psychologique, une intelligence supérieure à l'ordinaire instinct des mammifères ? Sans rien certifier et même sans rien prévoir, il me semble que l'animal a compris ce que c'est que le crime ! Comment ne le comprendrait-il pas, quand des êtres humains, eux-mêmes, ont rejeté, jusqu'à ce point indescriptible, l'empire de la raison, pour ne laisser subsister, à la place de cette reine détrônée, qu'une vengeance farouche ! » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Cependant, je me rappelle vaguement que je t'ai donné la permission de laisser tes pattes grimper sur l'éclosion de la poitrine, et de là jusqu'à la peau qui recouvre mon visage ; que par conséquent, je n'ai pas le droit de te contraindre. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Sa vue parcourt la superficie du rectangle, de manière à ne laisser échapper aucune perspective. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il vaut mieux laisser au mot la signification du mal. » (Poésies II)
« Il ne faut pas se laisser dominer par l'accidentel. » (Poésies II)
« Il faut laisser la terre, ses matériaux, là où ils sont, afin d'embellir la vie par son idéal. » (Poésies II)
« Eh bien, sachez que je ne puis pas malheureusement laisser passer ainsi l'occasion de vous exprimer mes excuses. » (Lettre III (22/5/1869))
Contextes de " laissera "
« O misérable ! as-tu attendu jusqu'à cette heure pour entendre les murmures et les complots qui, s'élevant simultanément de la surface des sphères, viennent raser d'une aile farouche les rebords papillacés de ton destructible tympan ? Il n'est pas loin, le jour, où mon bras te renversera dans la poussière, empoisonnée par ta respiration, et, arrachant de tes entrailles une nuisible vie, laissera sur le chemin ton cadavre, criblé de contorsions, pour apprendre au voyageur consterné, que cette chair palpitante, qui frappe sa vue d'étonnement, et cloue dans son palais sa langue muette, ne doit plus être comparée, si l'on garde son sang-froid, qu'au tronc pourri d'un chêne, qui tomba de vétusté ! Quelle pensée de pitié me retient devant ta présence ? Toi-même, recule plutôt devant moi, te dis-je, et va laver ton incommensurable honte dans le sang d'un enfant qui vient de naître : voilà quelles sont tes habitudes. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
Contextes de " laisserai "
« Mais, je le laisserai de côté, comme un paquet de ficelles, afin d'abaisser mon vol... le penseur Descartes faisait, une fois, cette réflexion que rien de solide n'avait été bâti sur vous. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quant à moi, je ne me laisserai pas décontenancer par les gloussements cocasses et les beuglements originaux de ceux qui trouvent toujours quelque chose à redire dans un caractère qui ne ressemble pas au leur, parce qu'il est une des innombrables modifications intellectuelles que Dieu, sans sortir d'un type primordial, créa pour gouverner les charpentes osseuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« je ne laisserai pas des Mémoires. » (Poésies I)
Contextes de " laissèrent "
« le besoin de pleurer s'empara de moi si fortement, que mes yeux laissèrent tomber une larme. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
Contextes de " laissés "
« De moment en moment, lorsque mon col ne peut plus continuer de tourner dans un même sens, qu'il s'arrête, pour se remettre à tourner dans un sens opposé, je regarde subitement l'horizon, à travers les rares interstices laissés par les broussailles épaisses qui recouvrent l'entrée : je ne vois rien ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« un instant, vous apparûtes, recouverts des insignes de la jeunesse, à mon horizon charmé ; mais, je vous ai laissés retomber dans le chaos, comme des cloches de plongeur. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
Contextes de " laisses "
« Tu ne laisses pas facilement deviner aux yeux avides des sciences naturelles les mille secrets de ton intime organisation : tu es modeste. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tu laisses trop percer ton caractère ; il faudrait le cacher avec plus d'adresse. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
Contextes de " laissez "
« Je me suis présenté devant les célestes fils de l'humanité ; je leur ai dit : Chassez le mal de vos chaumières, et laissez entrer au foyer le manteau du bien. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Donc, laissez-moi tranquille avec les chercheurs. » (Poésies I)
« Laissez de côté les écrivassiers funestes : Sand, Balzac, Alexandre Dumas, Musset, Du Terrail, Féval, Flaubert, Baudelaire, Leconte et la Grève des Forgerons !
Ne transmettez à ceux qui vous lisent que l'expérience qui se dégage de la douleur, et qui n'est plus la douleur elle-même. » (Poésies I)
« Vous qui entrez, laissez tout désespoir. » (Poésies II)
« - Laissez-moi d'abord vous expliquer ma situation. » (Lettre IV (23/10))
« Laissez-moi reprendre d'un peu haut. » (Lettre VII (12/3/1870))
Contextes de " laissions "
« la mouette, par ses cris et ses mouvements d'aile, s'efforçait en vain de nous avertir de la proximité possible de la tempête, et s'écriait : "Où s'en vont-ils, de ce galop insensé ?" Nous ne disions rien ; plongés dans la rêverie, nous nous laissions emporter sur les ailes de cette course furieuse ; le pêcheur, nous voyant passer, rapides comme l'albatros, et croyant apercevoir, fuyant devant lui, les deux frères mystérieux, comme on les avait ainsi appelés, parce qu'ils étaient toujours ensemble, s'empressait de faire le signe de la croix, et se cachait, avec son chien paralysé, sous quelque roche profonde. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
Contextes de " laissons "
« Il se dit : "En effet, pourquoi s'intéresser à un petit enfant ? Laissons-le de côté." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)