main

Contextes de " main "

« le génie ne peut-il pas s'allier avec la cruauté dans les résolutions secrètes de la Providence ? ou, parce qu'on est cruel, ne peut-on pas avoir du génie ? On en verra la preuve dans mes paroles ; il ne tient qu'à vous de m'écouter, si vous le voulez bien... Pardon, il me semblait que mes cheveux s'étaient dressés sur ma tête ; mais, ce n'est rien, car, avec ma main, je suis parvenu facilement à les remettre dans leur première position. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Oh ! comme il est doux d'arracher brutalement de son lit un enfant qui n'a rien encore sur la lèvre supérieure, et, avec les yeux très-ouverts, de faire semblant de passer suavement la main sur son front, en inclinant en arrière ses beaux cheveux ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« En outre, ne te souviens-tu pas d'avoir un jour, dans tes réflexions lugubres, porté la main, creusée au fond, sur ta figure maladive mouillée par ce qui tombait des yeux ; laquelle main ensuite se dirigeait fatalement vers la bouche, qui puisait à longs traits, dans cette coupe, tremblante comme les dents de l'élève qui regarde obliquement celui qui est né pour l'oppresser, les larmes ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« En outre, ne te souviens-tu pas d'avoir un jour, dans tes réflexions lugubres, porté la main, creusée au fond, sur ta figure maladive mouillée par ce qui tombait des yeux ; laquelle main ensuite se dirigeait fatalement vers la bouche, qui puisait à longs traits, dans cette coupe, tremblante comme les dents de l'élève qui regarde obliquement celui qui est né pour l'oppresser, les larmes ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Moi, à elle, avec une figure triste : "Tu peux te relever." Je lui tendis la main avec laquelle le fratricide égorge sa sœur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Souvent, je me suis demandé quelle chose était le plus facile à reconnaître : la profondeur de l'océan ou la profondeur du cœur humain ! Souvent, la main portée au front, debout sur les vaisseaux, tandis que la lune se balançait entre les mâts d'une façon irrégulière, je me suis surpris, faisant abstraction de tout ce qui n'était pas le but que je poursuivais, m'efforçant de résoudre ce difficile problème ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Que tu sois un criminel, qui n'a pas eu la précaution de laver sa main droite, avec du savon, après avoir commis son forfait, et facile à reconnaître, par l'inspection de cette main ; ou un frère qui a perdu sa sœur ; ou quelque monarque dépossédé, fuyant de ses royaumes, mon palais vraiment grandiose, est digne de te recevoir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Que tu sois un criminel, qui n'a pas eu la précaution de laver sa main droite, avec du savon, après avoir commis son forfait, et facile à reconnaître, par l'inspection de cette main ; ou un frère qui a perdu sa sœur ; ou quelque monarque dépossédé, fuyant de ses royaumes, mon palais vraiment grandiose, est digne de te recevoir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Enfin, il s'écrie : "Homme, lorsque tu rencontres un chien mort retourné, appuyé contre une écluse qui l'empêche de partir, n'aille pas, comme les autres, prendre avec ta main, les vers qui sortent de son ventre gonflé, les considérer avec étonnement, ouvrir un couteau, puis en depecer un grand nombre, en te disant que, toi, aussi, tu ne seras pas plus que ce chien. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Buenos-Ayres, la reine du Sud, et Montevideo, la coquette, se tendent une main amie, à travers les eaux argentines du grand estuaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Maniant les ironies terribles, d'une main ferme et froide, je t'avertis que mon cœur en contiendra suffisamment, pour m'attaquer à toi, jusqu'à la fin de mon existence. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« l'on voit des fenêtres s'ouvrir sur le boulevard, et une figure effarée, une lumière à la main, après avoir jeté les yeux sur la chaussée, refermer le volet avec impétuosité, pour ne plus reparaître... Il s'enfuit !... Il s'enfuit !... Mais, une masse informe le poursuit avec acharnement, sur ses traces, au milieu de la poussière. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il passe péniblement la main sur son front, comme pour en écarter un nuage dont l'opacité obscurcit son intelligence. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Moi, être assez généreux pour aimer mes semblables ! Non, non ! Je l'ai résolu depuis le jour de ma naissance ! Ils ne m'aiment pas, eux ! On verra les mondes se détruire, et le granit glisser, comme un cormoran, sur la surface des flots, avant que je touche la main infâme d'un être humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Arrière... arrière, cette main !... Jeune fille, tu n'es pas un ange, et tu deviendras, en somme, comme les autres femmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il a le bras recourbé sur le front, l'autre main appuyée contre la poitrine, comme pour comprimer les battements d'un cœur fermé à toutes les confidences, et chargé du pesant fardeau d'un secret éternel. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Comment se procure-t-il les moyens d'existence ? Des âmes compatissantes veillent de près sur lui, sans qu'il se doute de cette surveillance, et ne l'abandonnent pas : il est si bon ! il est si résigné ! Volontiers il parle quelquefois avec ceux qui ont le caractère sensible, sans leur toucher la main, et se tient à distance, dans la crainte d'un danger imaginaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Si l'entretien se prolonge, il devient inquiet, tourne les yeux vers les quatre points de l'horizon, comme pour chercher à fuir la présence d'un ennemi invisible qui s'approche, fait de la main un adieu brusque, s'éloigne sur les ailes de sa pudeur en éveil, et disparaît dans la forêt. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« O voyageur égaré, par ton esprit d'aventure qui t'a fait quitter ton père et ta mère, dès l'âge le plus tendre ; par les souffrances que la soif t'a causées, dans le désert ; par ta patrie que tu cherches peut-être, après avoir longtemps erré, proscrit, dans des contrées étrangères ; par ton coursier, ton fidèle ami, qui a supporté, avec toi, l'exil et l'intempérie des climats que te faisait parcourir ton humeur vagabonde ; par la dignité que donnent à l'homme les voyages sur les terres lointaines et les mers inexplorées, au milieu des glaçons polaires, ou sous l'influence d'un soleil torride, ne touche pas avec ta main, comme avec un frémissement de la brise, ces boucles de cheveux, répandues sur le sol, et qui se mêlent à l'herbe verte. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Un jour, donc, fatigué de talonner du pied le sentier abrupte du voyage terrestre, et de m'en aller, en chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux spleenétiques, cernés d'un grand cercle bleuâtre, vers la concavité du firmament, et j'osai pénétrer, moi, si jeune, les mystères du ciel ! Ne trouvant pas ce que je cherchais, je soulevai la paupière effarée plus haut, plus haut encore, jusqu'à ce que j'aperçusse un trône, formé d'excréments humains et d'or, sur lequel trônait, avec un orgueil idiot, le corps recouvert d'un linceul fait avec des draps non lavés d'hôpital, celui qui s'intitule lui-même le Créateur ! Il tenait à la main le tronc pourri d'un homme mort, et le portait, alternativement, des yeux au nez et du nez à la bouche ; une fois à la bouche, on devine ce qu'il en faisait. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s'élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d'un pot de chambre, deux ou trois têtes prudentes, et qui s'abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche : un coup de pied, bien appliqué sur l'os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car, enfin, ces hommes n'étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde !... jusqu'à ce que, n'ayant plus rien dans la main, le Créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisît un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l'air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise ! Pour celui-là, il faisait comme pour l'autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Gare à vous, si votre main est poilue, ou que seulement elle soit composée d'os et de chair. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Alors, cet esprit supérieur, attristé, auquel la familiarité noble de vos conseils fait sentir davantage la petitesse de l'humanité et son incomparable folie, plonge sa tête, blanchie, sur une main décharnée et reste absorbé dans des méditations surnaturelles. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« le tout veut s'élever en l'air pour prendre son essor ; mais il le retient d'une main ferme. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il s'approcha de moi, et, me tendant la main : "Je suis venu vers toi, toi, qui me cherches. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Du haut du rocher, l'homme à la salive saumâtre, se jette à la mer, et nage vers le tapis agréablement coloré, en tenant à la main ce couteau d'acier qui ne l'abandonne jamais. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« A la pensée que ce corps inerte pourrait revivre sous sa main, il sent son cœur bondir, sous cette impression excellente, et redouble de courage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il lui semble enfin sentir sous sa main, appliquée contre la poitrine, un léger battement. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« J'étendis une main, et sous mes doigts broyai les griffes ; elle tombèrent en poussière, sous la pression croissante de ce mortier de nouvelle espèce. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« J'étendis l'autre main, et lui arrachai la tête. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« J'ai gardé sa tête en souvenir de ma victoire... Une tête à la main, dont je rongeais le crâne, je me suis tenu sur un pied, comme le héron, au bord du précipice creusé dans les flancs de la montagne. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« On m'a vu descendre dans la vallée, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! Une tête à la main, dont je rongeais le crâne, j'ai nagé dans les gouffres les plus dangereux, longé les écueils mortels, et plongé plus bas que les courants, pour assister, comme un étranger, aux combats des monstres marins ; je me suis écarté du rivage, jusqu'à le perdre de ma vue perçante ; et, les crampes hideuses, avec leur magnétisme paralysant, rôdaient autour de mes membres, qui fendaient les vagues avec des mouvements robustes, sans oser approcher. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« On m'a vu revenir, sain et sauf, dans la plage, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! Une tête à la main, dont je rongeais le crâne, j'ai franchi les marches ascendantes d'une tour élevée. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« On me vit descendre, avec la lenteur de l'oiseau, porté par un nuage invisible, et ramasser la tête, pour la forcer à être témoin d'un triple crime, que je devais commettre le jour même, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! Une tête à la main, dont je rongeais le crâne, je me suis dirigé vers l'endroit où s'élèvent les poteaux qui soutiennent la guillotine. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ferme tes yeux ; car, sinon, ton visage, calciné comme la lave du volcan, tombera en cendres sur le creux de ma main." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Et, lui, se retournait vers moi, sans faire attention aux rênes qu'il tenait dans la main, et me contemplait avec attendrissement, tandis que lentement il baissait et relevait ses paupières de lis, comme le flux et le reflux de la mer. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Tremdall a touché la main pour la dernière fois, à celui qui s'absente volontairement, toujours fuyant devant lui, toujours l'image de l'homme le poursuivant. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Tremdall, debout sur la vallée, a mis une main devant ses yeux, pour concentrer les rayons solaires, et rendre sa vue plus perçante, tandis que l'autre palpe le sein de l'espace, avec le bras horizontal et immobile. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Faites attention à ce mendiant qui passe ; il a vu que le derviche tendait un bras affamé, et, sans savoir à qui il faisait l'aumône, il a jeté un morceau de pain dans cette main qui implore la miséricorde. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Quelquefois, la grille d'un guichet s'élevait sur elle-même en grinçant, comme par l'impulsion ascendante d'une main qui violentait la nature du fer : un homme présentait sa tête à l'ouverture dégagée à moitié, avançait ses épaules, sur lesquelles tombait le plâtre écaillé, faisait suivre, dans cette extraction laborieuse, son corps couvert. de toiles d'araignées. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Ce que je sais, c'est qu'à peine le jeune homme fut à portée de sa main, que des lambeaux de chair tombèrent aux pieds du lit et vinrent se placer à mes côtés. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Les nonnes, ensevelies depuis des siècles dans les catacombes du couvent, après avoir été réveillées en sursaut par les bruits de cette nuit horrible, qui s'entre-choquaient entre eux dans une cellule située au-dessus des caveaux, se prirent par la main, et vinrent former une ronde funèbre autour de lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« En effet, le jeune homme ne devait pas survivre à ce supplice, exercé sur lui par une main divine, et ses agonies se terminèrent pendant les chants des nonnes..." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« (Les voici qui s'avancent, revêtues de leur linceul blanc ; elle ne se parlent pas ; elle se tiennent par la main. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il a dit que la grande estime, qu'il avait pour un ennemi si noble, s'était envolée de son imagination, et qu'il préférait porter la main sur le sein d'une jeune fille, quoique cela soit un acte de méchanceté exécrable, que de cracher sur ma figure, recouverte de trois couches de sang et de sperme mêlés, afin de ne pas salir son crachat baveux. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Celui qui portera la main sur un de ses semblables, en lui faisant au sein une blessure mortelle, avec le fer homicide, qu'il n'espère point les effets de ma miséricorde, et qu'il redoute les balances de la justice. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Quand le pied glisse sur une grenouille, l'on sent une sensation de dégoût ; mais, quand on effleure, à peine, le corps humain, avec la main, la peau des doigts se fend, comme les écailles d'un bloc de mica qu'on brise à coups de marteau ; et, de même que le cœur d'un requin, mort depuis une heure, palpite encore, sur le pont, avec une vitalité tenace, ainsi nos entrailles se remuent de fond en comble, longtemps après l'attouchement. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Pour tuer des mouches, voici la manière la plus expéditive, quoique ce ne soit pas la meilleure : on les écrase entre les deux premiers doigts de la main. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Libre comme la tempête, il est venu échouer, un jour, sur les plages indomptables de sa terrible volonté ! Il ne craint rien, si ce n'est lui-même ! Dans ses combats surnaturels, il attaquera l'homme et le Créateur, avec avantage, comme quand l'espadon enfonce son épée dans le ventre de la baleine : qu'il soit maudit, par ses enfants et par ma main décharnée, celui qui persiste à ne pas comprendre les kanguroos implacables du rire et les poux audacieux de la caricature !... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Adieu, je ne te retarderai pas davantage ; et, pour t'instruire et te préserver, réfléchis au sort fatal qui m'a conduit à la révolte, quand peut-être j'étais né bon ! Tu raconteras à ton fils ce que tu as vu ; et, le prenant par la main, fais-lui admirer la beauté des étoiles et les merveilles de l'univers, le nid du rouge-gorge et les temples du Seigneur. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Mais, quand la tempête a poussé verticalement un vaisseau, avec la paume de sa main, jusqu'au fond de la mer ; si, sur le radeau, il ne reste plus de tout l'équipage qu'un seul homme, rompu par les fatigues et les privations de toute espèce ; si la lame le ballotte, comme une épave, pendant des heures plus prolongées que la vie d'homme ; et, si, une frégate, qui sillonne plus tard ces parages de désolation d'une carène fendue, aperçoit le malheureux qui promène sur l'océan sa carcasse décharnée, et lui porte un secours qui a failli être tardif, je crois que ce naufragé devinera mieux encore à quel degré fut porté l'assoupissement de mes sens. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Il nageait, d'une main, et, de l'autre, essuyait ses yeux, qu'avait injectés de sang la contrainte terrible de s'être approché de la terre ferme. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Mais je n'ignore pas (moi, aussi, je suis savant) qu'un jour, parce qu'il m'avait arrêté la main, au moment où je levais mon poignard pour percer le sein d'une femme, je le saisis par les cheveux avec un bras de fer, et le fis tournoyer dans l'air avec une telle vitesse, que la chevelure me resta dans la main, et que son corps, lancé par la force centrifuge, alla cogner contre le tronc d'un chêne... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Mais je n'ignore pas (moi, aussi, je suis savant) qu'un jour, parce qu'il m'avait arrêté la main, au moment où je levais mon poignard pour percer le sein d'une femme, je le saisis par les cheveux avec un bras de fer, et le fis tournoyer dans l'air avec une telle vitesse, que la chevelure me resta dans la main, et que son corps, lancé par la force centrifuge, alla cogner contre le tronc d'un chêne... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« je n'ignore pas qu'un jour sa chevelure me resta dans la main. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Mais, quand on se trouve en présence de pareilles circonstances, plus d'un sent battre contre la paume de sa main les pulsations de son cœur. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Qu'il lève la main, celui qui croirait accomplir un acte juste, en priant quelque bourreau de l'écorcher vivant. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Quelle monstrueuse aberration de l'imagination t'empêche de me reconnaître ! Tu ne te rappelles donc pas les services importants que je t'ai rendus, par la gratification d'une existence que je fis émerger du chaos, et, de ton côté, le vœu, à jamais inoubliable, de ne pas déserter mon drapeau, afin de me rester fidèle jusqu'à la mort ? Quand tu étais enfant (ton intelligence était alors dans sa plus belle phase), le premier, tu grimpais sur la colline, avec la vitesse de l'izard, pour saluer, par un geste de ta petite main, les multicolores rayons de l'aurore naissante. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Soyez bénis par ma main gauche, soyez sanctifiés par ma main droite, anges protégés par mon amour universel. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Soyez bénis par ma main gauche, soyez sanctifiés par ma main droite, anges protégés par mon amour universel. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« le prêtre des religions ouvre le premier la marche, en tenant à la main un drapeau blanc, signe de la paix, et de l'autre un emblème d'or qui représente les parties de l'homme et de la femme, comme pour indiquer que ces membres charnels sont la plupart du temps, abstraction faite de toute métaphore, des instruments très dangereux entre les mains de ceux qui s'en servent, quand ils les manipulent aveuglément pour des buts divers qui se querellent entre eux, au lieu d'engendrer une opportune réaction contre la passion connue qui cause presque tous nos maux. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Nombre exactement calqué, à s'y méprendre, sur celui des doigts de la main. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il s'enveloppe majestueusement dans le replis de la soie, dédaigne d'entrelacer les glands d'or de ses rideaux, et, appuyant les boucles ondulées de ses longs cheveux noirs sur les franges du coussin de velours, il tâte, avec la main, la large blessure de son cou, dans laquelle la tarentule a pris l'habitude de se loger, comme dans un deuxième nid, tandis que son visage respire la satisfaction. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« le temps est venu d'arrêter la main de la justice. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il y avait longtemps que l'araignée avait ouvert son ventre, d'où s'étaient élancés deux adolescents, à la robe bleue, chacun un glaive flamboyant à la main, et qui avaient pris place aux côtés du lit, comme pour garder désormais le sanctuaire du sommeil. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il se trouvait trop loin du rivage pour y revenir, et s'efforçait en vain de suivre les sillons de ton passage, afin de t'atteindre, et reposer un instant sa main sur ton épaule. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« je mis courageusement ma main dans la tienne, et, après cette action, je me sentis plus fort ; désormais un souffle de ton intelligence était passé dans moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« J'acquis de la gloire dans les champs de bataille ; mon nom était devenu redoutable même aux plus intrépides, tant mon artificielle main de fer répandait le carnage et la destruction dans les rangs ennemis. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« je vais d'abord me moucher, parce que j'en ai besoin ; et ensuite, puissamment aidé par ma main, je reprendrai le porte-plume que mes doigts avaient laissé tomber. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Savez-vous que, lorsque je songe à l'anneau de fer caché sous la pierre par la main d'un maniaque, un invincible frisson me passe par les cheveux ?

II

Il tire le bouton de cuivre, et le portail de l'hôtel moderne tourne sur ses gonds. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mervyn, tranquillise-toi ; je donnerai des ordres à mes domestiques, afin de rencontrer la trace de celui que, désormais, je chercherai, pour le faire périr de ma propre main. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« " Les frères, les mains pendantes, restent muets ; tous, la toque surmontée d'une plume arrachée à l'aile de l'engoulevent de la Caroline, avec le pantalon de velours s'arrêtant aux genoux, et les bas de soie rouge, se prennent par la main, et se retirent du salon, ayant soin de ne presser le parquet d'ébène que de la pointe des pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Comme si cette nichée d'adorables moutards aurait pu comprendre ce que c'était que la rhétorique ! Il dit, et, sur un geste de sa main, un des frères se dirige vers la bibliothèque paternelle, et en revient avec un volume sous le bras. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mervyn ferme la porte de sa chambre à double tour, et sa main court rapidement sur le papier : "J'ai reçu votre lettre à midi, et vous me pardonnerez si je vous ai fait attendre la réponse. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Dans le cas que j'y passe, j'ai une certitude, à nulle autre pareille, de vous y rencontrer et de vous toucher la main, pourvu que cette innocente manifestation d'un adolescent qui, hier encore, s'inclinait devant l'autel de la pudeur, ne doive pas vous offenser par sa respectueuse familiarité. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il a creusé un trou dans le sol avec un morceau de bois pointu, et a rempli de terre le creux de sa main. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mais, que peut la meilleure intention, apportée au service d'une cause juste, contre les dérèglements de l'aliénation mentale ? Il s'est avancé vers le fou, l'a aidé avec bienveillance à replacer sa dignité dans une position normale, lui a tendu la main, et s'est assis à côté de lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Pendant ce temps, les trois Marguerite, quand elle s'aperçurent que tout espoir allait être perdu, se prirent par la main, d'un commun accord, et la chaîne vivante alla s'accroupir, après avoir repoussé à quelques pas un baril de graisse, derrière l'escalier, à côté du chenil de notre chienne. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« l'homme aux lèvres de jaspe, caché derrière une sinuosité de la plage, épiait l'animal, un bâton à la main. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Remarquez la main de la Providence là où l'on était tenté de la trouver absente, et faites votre profit du miracle dont je vais vous parler. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« l'interrupteur, en s'éloignant, aperçoit une jeune fille en haillons qui lui tend la main. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Pour rompre votre paresse, mettez en usage les ressources d'une bonne volonté, marchez à côté de moi et ne perdez pas de vue ce fou, la tête surmontée d'un vase de nuit, qui pousse, devant lui, la main armée d'un bâton, celui que vous auriez de la peine à reconnaître, si je ne prenais soin de vous avertir, et de rappeler à votre oreille le mot qui se prononce Mervyn. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Après avoir amoncelé à ses pieds, sous forme d'ellipses superposées, une grande partie du câble, de manière que Mervyn reste suspendu à moitié hauteur de l'obélisque de bronze, le forçat évadé fait prendre, de la main droite, à l'adolescent, un mouvement accéléré de rotation uniforme, dans un plan parallèle à l'axe de la colonne, et ramasse, de la main gauche, les enroulements serpentins du cordage, qui gisent à ses pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Après avoir amoncelé à ses pieds, sous forme d'ellipses superposées, une grande partie du câble, de manière que Mervyn reste suspendu à moitié hauteur de l'obélisque de bronze, le forçat évadé fait prendre, de la main droite, à l'adolescent, un mouvement accéléré de rotation uniforme, dans un plan parallèle à l'axe de la colonne, et ramasse, de la main gauche, les enroulements serpentins du cordage, qui gisent à ses pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il se met à courir autour de la balustrade, en se tenant à la rampe par une main. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Les théorèmes de la mécanique me permettent de parler ainsi ; hélas ! on sait qu'une force, ajoutée à une autre force, engendrent une résultante composée des deux forces primitives ! Qui oserait prétendre que le cordage linéaire ne se serait déjà rompu, sans la vigueur de l'athlète, sans la bonne qualité du chanvre ? le corsaire aux cheveux d'or, brusquement et en même temps, arrête sa vitesse acquise, ouvre la main et lâche le câble. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Tant on était rempli de stupeur et d'inquiétude, plutôt que d'admiration réfléchie, devant des ouvrages écrits d'une main perfide, mais qui révélaient, cependant, les manifestations imposantes d'une âme qui n'appartient pas au vulgaire des hommes, et qui se trouvait à son aise dans les conséquences dernières d'un des deux moins obscurs problèmes qui intéressent les cœurs non-solitaires : le bien, le mal. » (Poésies I)

« De la masse soulevée des décombres - cela ne ratait jamais - il voyait sortir son professeur de seconde, tenant d'une main son cœur, de l'autre une feuille de papier où l'on déchiffrait, en traits de soufre, la comparaison du pélican et celle du laboureur, telles que Musset lui-même les a composées. » (Poésies I)

« Mettez une plume d'oie dans la main d'un moraliste qui soit écrivain de premier ordre. » (Poésies II)

« le meilleur moyen d'être reconnaissant envers lui est de consoler l'humanité, de rapporter tout à elle, de la prendre par la main, de la traiter en frère. » (Poésies II)

« Dans la main d'Elohim, instrument aveugle, ressort insensible, le monde attire nos hommages. » (Poésies II)

Contextes de " mains "

« Tu lui délieras les mains, aux nerfs et aux veines gonflées, tu rendras la vue à ses yeux égarés, en te remettant à lécher ses larmes et son sang. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Chaque matin, quand le soleil se lève pour les autres, en répandant la joie et la chaleur salutaires dans toute la nature, tandis qu'aucun de mes traits ne bouge, en regardant fixement l'espace plein de ténèbres, accroupi vers le fond de ma caverne aimée, dans un désespoir qui m'enivre comme le vin, je meurtris de mes puissantes mains ma poitrine en lambeaux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Voilà une centaine de léviathans qui sont sortis des mains de l'humanité. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Comment veux-tu, étranger, que la pioche remue cette terre, qui d'abord nous nourrit, et puis nous donne un lit commode, préservé du vent de l'hiver soufflant avec furie dans ces froides contrées, lorsque celui qui tient la pioche, de ses tremblantes mains, après avoir toute la journée palpé convulsivement les joues des anciens vivants qui rentrent dans son royaume, voit, le soir, devant lui, écrit en lettres de flammes, sur chaque croix de bois, l'énoncé du problème effrayant que l'humanité n'a pas encore résolu : la mortalité ou l'immortalité de l'âme. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Oh ! comme il est sombre !... D'où sors-tu ?... Étranger, permets que je te touche, et que mes mains, qui étreignent rarement celles des vivants, s'imposent sur la noblesse de ton corps. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Que dira ta famille, avec ta petite sœur, de te voir si tard arriver ? Lave tes mains, reprends la route qui va où tu dors... Quel est cet être, là-bas, à l'horizon, et qui ose approcher de moi, sans peur, à sauts obliques et tourmentés ; et quelle majesté, mêlée d'une douceur sereine ! Son regard, quoique doux, est profond. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« En effet, j'arrache le masque à sa figure traîtresse et pleine de boue, et je fais tomber un à un, comme des boules d'ivoire sur un bassin d'argent, les mensonges sublimes avec lesquels il se trompe lui-même : il est alors compréhensible qu'il n'ordonne pas au calme d'imposer les mains sur son visage, même quand la raison disperse les ténèbres de l'orgueil. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Par conséquent, remets sans peur, entre ses mains, le soin de ton existence : il la conduira d'une manière qu'il connaît. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« la douleur que tu me causeras ne sera pas comparable au bonheur de savoir, que celui qui me blesse, de ses mains meurtrières, est trempé dans une essence plus divine que celle de ses semblables ! Oui, c'est encore beau de donner sa vie pour un être humain, et de conserver ainsi l'espérance que tous les hommes ne sont pas méchants, puisqu'il y en a eu un, enfin, qui a su attirer, de force, vers soi, les répugnances défiantes de ma sympathie amère !... » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« le coude appuyé sur ses genoux et la tête entre ses mains, il se demande, stupéfait, si c'est là vraiment ce qu'on appelle la charité humaine. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je pourrais, en prenant ta tête entre mes mains, d'un air caressant et doux, enfoncer mes doigts avides dans les lobes de ton cerveau innocent, pour en extraire, le sourire aux lèvres, une graisse efficace qui lave mes yeux, endoloris par l'insomnie éternelle de la vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Gardez un silence religieux, que rien n'interrompe ; croisez humblement vos mains sur la poitrine, et dirigez vos paupières sur le bas. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Alors, j'accourus avec empressement, mes mains crispées sur votre blanche gorge. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Chaque jour, les mains jointes, j'élèverai vers toi les accents de mon humble prière, puisqu'il le faut ; mais, je t'en supplie, que ta providence ne pense pas à moi ; laisse-moi de côté, comme le vermisseau qui rampe sous la terre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Chacun s'enveloppe dans le manteau de la résignation, et remet son sort entre les mains de Dieu. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Si c'était un cheval ou un chien, je le laissais passer : avez-vous entendu ce que je viens de dire ? Malheureusement, la nuit de cette tempête, j'étais dans un de ces accès, ma raison s'était envolée (car, ordinairement, j'étais aussi cruel, mais, plus prudent) ; et tout ce qui tomberait, cette fois-là, entre mes mains, devait périr ; je ne prétends pas m'excuser de mes torts. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Mettant ses mains, ainsi qu'une couronne, sur les immondices de toutes sortes qui pressaient le sol de leur poids, tandis qu'il avait encore la jambe engagée dans les torsions de la grille, il reprenait ainsi sa posture naturelle, allait tremper ses mains dans un baquet boiteux, dont l'eau savonnée avait vu s'élever, tomber des générations entières, et s'éloignait ensuite, le plus vite possible, de ces ruelles faubouriennes, pour aller respirer l'air pur vers le centre de la ville. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Mettant ses mains, ainsi qu'une couronne, sur les immondices de toutes sortes qui pressaient le sol de leur poids, tandis qu'il avait encore la jambe engagée dans les torsions de la grille, il reprenait ainsi sa posture naturelle, allait tremper ses mains dans un baquet boiteux, dont l'eau savonnée avait vu s'élever, tomber des générations entières, et s'éloignait ensuite, le plus vite possible, de ces ruelles faubouriennes, pour aller respirer l'air pur vers le centre de la ville. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Pendant qu'il recherchait les décombres de son ancienne splendeur ; qu'il lavait ses mains avec du crachat en les essuyant ensuite sur ses cheveux (il valait mieux les laver avec du crachat, que de ne pas les laver du tout, après le temps d'une nuit entière passée dans le vice et le crime), elle entonnèrent les prières lamentables pour les morts, quand quelqu'un est descendu dans la tombe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Et, cependant, malgré les bonnes résolutions prises d'avance, comment ne pas reconnaître la force de ces femmes, les muscles de leur bras ? Leur adresse, qui consistait à frapper sur les parties les plus sensibles, comme le visage et le bas-ventre, ne sera mentionnée par moi, que si j'aspire à l'ambition de raconter la totale vérité ! A moins que, appliquant mes lèvres, l'une contre l'autre, surtout dans la direction horizontale (mais, chacun n'ignore pas que c'est la manière la plus ordinaire d'engendrer cette pression), je ne préfère garder un silence gonflé de larmes et de mystères, dont la manifestation pénible sera impuissante à cacher, non seulement aussi bien mais encore mieux que mes paroles (car, je ne crois pas me tromper, quoiqu'il ne faille pas certainement nier en principe, sous peine de manquer aux règles les plus élémentaires de l'habileté, les possibilités hypothétiques d'erreur) les résultats funestes occasionnés par la fureur qui met en œuvre les métacarpes secs et les articulations robustes : quand même on ne se mettrait pas au point de vue de l'observateur impartial et du moraliste expérimenté (il est presque assez important que j'apprenne que je n'admets pas, au moins entièrement, cette restriction plus ou moins fallacieuse), le doute, à cet égard, n'aurait pas la faculté d'étendre ses racines ; car, je ne le suppose pas, pour l'instant, entre les mains d'une puissance surnaturelle, et périrait immanquablement, pas subitement peut-être, faute d'une séve remplissant les conditions simultanées de nutrition et d'absence de matières vénéneuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Lorsque les femelles se virent dans l'impossibilité de retenir le fouet, que la fatigue laissa tomber de leurs mains, elle mirent judicieusement fin au travail gymnastique qu'elle avaient entrepris pendant près de deux heures, et se retirèrent, avec une joie qui n'était pas dépourvue de menaces pour l'avenir. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« ne croyez pas que cela m'étonne !" Cette fois-ci, je m'éloignai définitivement ; mais, la plante des pieds ne pouvait pas se poser d'une manière sûre : un autre aurait pu ne pas s'en apercevoir ! le loup ne passe plus sous la potence qu'élevèrent, un jour de printemps, les mains entrelacées d'une épouse et d'une mère, comme quand il faisait prendre, à son imagination charmée, le chemin d'un repas illusoire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Debout sur le roc, je me servis de mes mains, comme d'un porte-voix, et je m'écriai, pendant que les crabes et les écrevisses s'enfuyaient vers l'obscurité des plus secrètes crevasses : "O toi, dont la natation l'emporte sur le vol des longues ailes de la frégate, si tu comprends encore la signification des grands éclats de voix que, comme fidèle interprétation de sa pensée intime, lance avec force l'humanité, daigne t'arrêter, un instant, dans ta marche rapide, et, raconte-moi sommairement les phases de ta véridique histoire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« le scarabée, beau comme le tremblement des mains dans l'alcoolisme, disparaissait à l'horizon. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Mais aussitôt que le voile des vapeurs nocturnes s'étend, même sur les condamnés que l'on va pendre, oh ! voir son intellect entre les sacriléges mains d'un étranger. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« le prêtre des religions ouvre le premier la marche, en tenant à la main un drapeau blanc, signe de la paix, et de l'autre un emblème d'or qui représente les parties de l'homme et de la femme, comme pour indiquer que ces membres charnels sont la plupart du temps, abstraction faite de toute métaphore, des instruments très dangereux entre les mains de ceux qui s'en servent, quand ils les manipulent aveuglément pour des buts divers qui se querellent entre eux, au lieu d'engendrer une opportune réaction contre la passion connue qui cause presque tous nos maux. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Plongeurs éminents, vous glissâtes dans la masse aqueuse, les bras étendus entre la tête, et se réunissant aux mains. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Un de tes genoux sur ma poitrine, et l'autre appuyé sur l'herbe humide, tandis qu'une de tes mains arrêtait la binarité de mes bras dans son étau, je vis l'autre sortir un couteau, de la gaîne appendue à ta ceinture. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Vous toucherez avec vos mains des branches ascendantes d'aorte et des capsules surrénales ; et puis des sentiments ! Les cinq premiers récits n'ont pas été inutiles ; ils étaient le frontispice de mon ouvrage, le fondement de la construction, l'explication préalable de ma poétique future : et je devais à moi-même, avant de boucler ma valise et me mettre en marche pour les contrées de l'imagination, d'avertir les sincères amateurs de la littérature, par l'ébauche rapide d'une généralisation claire et précise, du but que j'avais résolu de poursuivre. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« " la mère se tient à l'écart, et, pour obéir aux ordres de son maître, elle a pris un livre entre ses mains, et s'efforce de demeurer tranquille, en présence du danger que court celui que sa matrice enfanta. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« " Les frères, les mains pendantes, restent muets ; tous, la toque surmontée d'une plume arrachée à l'aile de l'engoulevent de la Caroline, avec le pantalon de velours s'arrêtant aux genoux, et les bas de soie rouge, se prennent par la main, et se retirent du salon, ayant soin de ne presser le parquet d'ébène que de la pointe des pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« le commodore, avec un geste fier, mais bienveillant, accepte le flacon des mains de son épouse. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« le médecin, qu'on a mandé en toute hâte, se frotte les mains et s'écrie : "la crise est passée. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« la mère appuie ses mains sur son front, et le père relève les yeux vers le ciel. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Comment dire cela ? Quand je pense à vous, ma poitrine s'agite, retentissante comme l'écroulement d'un empire en décadence ; car, l'ombre de votre amour accuse un sourire qui, peut-être, n'existe pas : elle est si vague, et remue ses écailles si tortueusement ! Entre vos mains, j'abandonne mes sentiments impétueux, tables de marbre toutes neuves, et vierges encore d'un contact mortel. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« "je te couronne roi des intelligences, s'écrie-t-il avec une emphase préméditée ; à ton moindre appel j'accourrai ; puise à pleines mains dans mes coffres ; de corps et d'âme je t'appartiens. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Comme il est changé ! Les mains liées derrière le dos, il marche devant lui, comme s'il allait à l'échafaud, et, cependant, il n'est coupable d'aucun forfait. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il saisit vivement, avec ses mains, une longue guirlande d'immortelles, qui réunit deux angles consécutifs de la base, contre laquelle il coigne son front. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il tient entre ses mains crispées, comme un grand ruban de vieilles fleurs jaunes. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« elle tressaille, fronce les sourcils, lève et abaisse les mains, sans but déterminé, comme un homme qui se noie ; les yeux jetteront des lueurs verdâtres. » (Poésies I)

« J'ai vu hier à la poste un gamin qui tenait l'Avenir National entre ses mains avec votre adresse, et alors j'ai résolu de vous écrire. » (Lettre II (10/11/1868))