« Il se dirigera vers les galets de la plage ; mais, la marée montante, avec ses embruns et son approche dangereuse, lui raconteront qu’ils n’ignorent pas son passé ; et il précipitera sa course aveugle vers le couronnement de la falaise, tandis que les vents stridents d’équinoxe, en s’enfonçant dans les grottes naturelles du golfe et les carrières pratiquées sous la muraille des rochers retentissants, beugleront comme les troupeaux immenses des buffles des pampas. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Elles approchaient avec la vitesse de la marée ; appliquant l’oreille sur le sol, le son, distinctement perçu, m’apportait l’ébranlement lyrique de leur marche. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Aussitôt, elle chancela comme le tourbillon qu’engendre la marée autour d’un roc, ses jambes fléchirent, et, chose merveilleuse à voir, phénomène qui s’accomplit avec autant de véracité que je cause avec toi, elle tomba jusqu’au fond du lac : conséquence étrange, elle ne cueillit plus aucune nymphéacée. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Maintenant que j’ai repassé dans ma mémoire les diverses phases de cet aplatissement épouvantable contre le ventre du granit, pendant lequel la marée, sans que je m’en aperçusse, passa, deux fois, sur ce mélange irréductible de matière morte et de chair vivante, il n’est peut-être pas sans utilité de proclamer que cette dégradation n’était probablement qu’une punition, réalisée sur moi par la justice divine. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Il se tenait sur la pointe d’un écueil, au milieu de la mer, et attendait le favorable moment de la marée, pour opérer sa descente sur le rivage. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« La marée porte sur le rivage l’épave flottante. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il attendait la marée pour opérer plus facilement sa descente. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Eh bien, la marée est venue ; elle l’a bercé de ses chants, et l’a mollement déposé sur la plage : le crabe n’est-il pas content ? Que lui faut-il de plus ? Et Maldoror, penché sur le sable des grèves, reçoit dans ses bras deux amis, inséparablement réunis par les hasards de la lame : le cadavre du crabe tourteau et le bâton homicide ! "Je n’ai pas encore perdu mon adresse, s’écrie-t-il ; elle ne demande qu’à s’exercer ; mon bras conserve sa force et mon œil sa justesse." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)