« De la surface, tu verras des cailloux luisants, plus polis que le marbre. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Il y a longtemps que les doux rayons de la lune font briller le marbre des tombeaux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Sur la terre humide que le fossoyeur remue avec sa pelle sagace, on combine des phrases multicolores sur l’immortalité de l’âme, sur le néant de la vie, sur la volonté inexplicable de la Providence, et le marbre se referme, à jamais, sur cette existence, laborieusement remplie, qui n’est plus qu’un cadavre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Depuis ce temps, que de projets énergiques, que de sympathies, que je croyais avoir gravées sur les pages de mon cœur, comme sur du marbre, n’ont-elles pas effacé lentement, de ma raison désabusée, leurs lignes configuratives, comme l’aube naissante efface les ombres de la nuit ! Depuis ce temps, j’ai vu la mort, dans l’intention, visible à l’œil nu, de peupler les tombeaux, ravager les champs de bataille, engraissés par le sang humain et faire pousser des fleurs matinales par-dessus les funèbres ossements. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quand elle me parlait des tombes du cimetière, en me disant qu’on respirait dans cette atmosphère les agréables parfums des cyprès et des immortelles, je me gardai de la contredire ; mais, je lui disais que c’était la ville des oiseaux, que, là, ils chantaient depuis l’aurore jusqu’au crépuscule du soir, et que les tombes étaient leurs nids, où ils couchaient la nuit avec leur famille, en soulevant le marbre. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Ces corps de marbre sont irrités contre toi ; évite leurs regards vitreux. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Les profils des dômes, les flèches des minarets et les boules de marbre des belvédères découpaient vigoureusement leurs dentelures, à travers les ténèbres, sur le bleu intense du ciel. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Comment dire cela ? Quand je pense à vous, ma poitrine s’agite, retentissante comme l’écroulement d’un empire en décadence ; car, l’ombre de votre amour accuse un sourire qui, peut-être, n’existe pas : elle est si vague, et remue ses écailles si tortueusement ! Entre vos mains, j’abandonne mes sentiments impétueux, tables de marbre toutes neuves, et vierges encore d’un contact mortel. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Que n’aurait-il pas fait, s’il eût pu vivre davantage ! c’est le meilleur professeur d’hypnotisme que je connaisse ! " On gravera ces quelques mots touchants sur le marbre de ma tombe, et mes mânes seront satisfaits ! - Je continue ! Il y avait une queue de poisson qui remuait au fond d’un trou, à côté d’une botte éculée. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " marbres "
« Je suis le Grand-Tout ; et cependant, par un côté, je reste inférieur aux hommes, que j’ai créés avec un peu de sable ! Raconte-leur un mensonge audacieux, et dis-leur que je ne suis jamais sorti du ciel, constamment enfermé, avec les soucis du trône, entre les marbres, les statues et les mosaïques de mes palais. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)