matin

Contextes de " matin "

« Chaque matin, quand le soleil se lève pour les autres, en répandant la joie et la chaleur salutaires dans toute la nature, tandis qu'aucun de mes traits ne bouge, en regardant fixement l'espace plein de ténèbres, accroupi vers le fond de ma caverne aimée, dans un désespoir qui m'enivre comme le vin, je meurtris de mes puissantes mains ma poitrine en lambeaux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Tu n'es pas comme l'homme, qui s'arrête dans la rue, pour voir deux boule-dogues s'empoigner au cou, mais, qui ne s'arrête pas, quand un enterrement passe ; qui est ce matin accessible et ce soir de mauvaise humeur ; qui rit aujourd'hui et pleure demain. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Profitons des dernières lueurs de la lampe ; car, il n'y a presque plus d'huile, et achevons chacun notre travail...

l'enfant s'est écrié :

- Si Dieu nous laisse vivre !

- Ange radieux, viens à moi ; tu te promèneras dans la prairie, du matin jusqu'au soir ; tu ne travailleras point. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Quand, au matin, le soleil montrera ses rayons resplendissants et que l'alouette joyeuse emportera, avec elle, son cri, à perte de vue, dans les airs, tu pourras rester encore au lit, jusqu'à ce que cela te fatigue. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Je dois finir de creuser cette fosse, avec ma bêche infatigable, afin qu'elle soit prête demain matin. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Quand un élève interne, dans un lycée, est gouverné, pendant des années, qui sont des siècles, du matin jusqu'au soir et du soir jusqu'au lendemain, par un paria de la civilisation, qui a constamment les yeux sur lui, il sent les flots tumultueux d'une haine vivace, monter, comme une épaisse fumée, à son cerveau, qui lui paraît près d'éclater. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Prends garde, la nuit s'approche, et tu es là depuis le matin. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Si la blanchisseuse revient ce soir, comme elle doit le faire, tu les lui remettras ; mais, comme il a plu beaucoup depuis une heure, et qu'il continue de pleuvoir, je ne crois pas qu'elle sorte de chez elle ; alors, elle viendra demain matin. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Et, pour qu'ils grossissent plus vite, je te conseille de faire de la gymnastique deux fois par jour, une heure le matin, une heure le soir. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Depuis ce temps, j'ai vu plusieurs générations humaines élever, le matin, ses ailes et ses yeux, vers l'espace, avec la joie inexpériente de la chrysalide qui salue sa dernière métamorphose, et mourir, le soir, avant le coucher du soleil, la tête courbée, comme des fleurs fanées que balance le sifflement plaintif du vent. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Chaque matin, je ressens un poids dans la tête. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« O Créateur de l'univers, je ne manquerai pas, ce matin, de t'offrir l'encens de ma prière enfantine. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« C'était le matin ; le soleil se leva à l'horizon, dans toute sa magnificence, et voilà qu'à mes yeux se lève aussi un jeune homme, dont la présence engendrait des fleurs sur son passage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Écoute, à moins que tu ne sois la faible condensation d'un brouillard (tu caches ton corps quelque part, et je ne puis le rencontrer) : un matin, que je vis une petite fille qui se penchait sur un lac, pour cueillir un lotus rose, elle affermit ses pas, avec une expérience précoce ; elle se penchait vers les eaux, quand ses yeux rencontrèrent mon regard (il est vrai que, de mon côté, ce n'était pas sans préméditation). » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Il attend que le crépuscule du matin vienne apporter, par le changement de décors, un dérisoire soulagement à son cœur bouleversé. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Pour de plus longues explications, trouve-toi, après-demain matin, à cinq heures, sur le pont du Carrousel. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Puisque vous paraissez souhaiter que j'aie de la confiance en votre propre personne (vœu qui n'est pas déplacé, je me plais à le confesser), ayez la bonté, je vous prie, de témoigner, à mon égard, une confiance analogue, et de ne pas avoir la prétention de croire que je serais tellement éloigné de votre avis, qu'après demain matin, à l'heure indiquée, je ne serais pas exact au rendez-vous. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Les vapeurs du matin se sont dissipées. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)