« Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Écoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« La grue la plus vieille et qui forme à elle seule l’avant-garde, voyant cela, branle la tête comme une personne raisonnable, conséquemment son bec aussi qu’elle fait claquer, et n’est pas contente (moi, non plus, je ne le serais pas à sa place), tandis que son vieux cou, dégarni de plumes et contemporain de trois générations de grues, se remue en ondulations irritées qui présagent l’orage qui s’approche de plus en plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Qui te dit que tu n’en renifleras pas, baigné dans d’innombrables voluptés, tant que tu voudras, avec tes narines orgueilleuses, larges et maigres, en te renversant de ventre, pareil à un requin, dans l’air beau et noir, comme si tu comprenais l’importance de cet acte et l’importance non moindre de ton appétit légitime, lentement et majestueusement, les rouges émanations ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Moi, je fais servir mon génie à peindre les délices de la cruauté ! Délices non passagères, artificielles ; mais, qui ont commencé avec l’homme, finiront avec lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Qui comprendra pourquoi l’on savoure non seulement les disgrâces générales de ses semblables, mais encore les particulières de ses amis les plus chers, tandis que l’on en est affligé en même temps ? Un exemple incontestable pour clore la série : l’homme dit hypocritement oui et pense non. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Qui comprendra pourquoi l’on savoure non seulement les disgrâces générales de ses semblables, mais encore les particulières de ses amis les plus chers, tandis que l’on en est affligé en même temps ? Un exemple incontestable pour clore la série : l’homme dit hypocritement oui et pense non. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je veux mourir, bercé par la vague de la mer tempêtueuse, ou debout sur la montagne... les yeux en haut, non : je sais que mon anéantissement sera complet. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
Voyez, il appuie son corps sur le revers de la chaise, fatigué. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Non certes, je ne refuse pas ta couche, qui est digne de moi, jusqu’à ce que l’aurore vienne, qui ne tardera point. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je t’abhorre autant que je le peux ; et je préfère voir un serpent, entrelacé autour de mon cou depuis le commencement des siècles, que non pas tes yeux... Comment ! ... c’est toi, crapaud ! ... gros crapaud ! ... infortuné crapaud ! ... Pardonne ! ... pardonne ! ... Que viens-tu faire sur cette terre où sont les maudits ? Mais, qu’as-tu donc fait de tes pustules visqueuses et fétides, pour avoir l’air si doux ? Quand tu descendis d’en haut, par un ordre supérieur, avec la mission de consoler les diverses races d’êtres existants, tu t’abattis sur la terre, avec la rapidité du milan, les ailes non fatiguées de cette longue, magnifique course ; je te vis ! Pauvre crapaud ! Comme alors je pensais à l’infini, en même temps qu’à ma faiblesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je t’abhorre autant que je le peux ; et je préfère voir un serpent, entrelacé autour de mon cou depuis le commencement des siècles, que non pas tes yeux... Comment ! ... c’est toi, crapaud ! ... gros crapaud ! ... infortuné crapaud ! ... Pardonne ! ... pardonne ! ... Que viens-tu faire sur cette terre où sont les maudits ? Mais, qu’as-tu donc fait de tes pustules visqueuses et fétides, pour avoir l’air si doux ? Quand tu descendis d’en haut, par un ordre supérieur, avec la mission de consoler les diverses races d’êtres existants, tu t’abattis sur la terre, avec la rapidité du milan, les ailes non fatiguées de cette longue, magnifique course ; je te vis ! Pauvre crapaud ! Comme alors je pensais à l’infini, en même temps qu’à ma faiblesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« C’est impossible ! Eh bien, je répète que j’ai besoin d’écrire ma pensée : j’ai le droit, comme un autre, de me soumettre à cette loi naturelle... Mais non, mais non, la plume reste inerte ! ... Tenez, voyez, à travers les campagnes, l’éclair qui brille au loin. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« C’est impossible ! Eh bien, je répète que j’ai besoin d’écrire ma pensée : j’ai le droit, comme un autre, de me soumettre à cette loi naturelle... Mais non, mais non, la plume reste inerte ! ... Tenez, voyez, à travers les campagnes, l’éclair qui brille au loin. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Ainsi donc, horrible Éternel, à la figure de vipère, il a fallu que, non content d’avoir placé mon âme entre les frontières de la folie et les pensées de fureur qui tuent d’une manière lente, tu aies cru, en outre, convenable à ta majesté, après un mûr examen, de faire sortir de mon front une coupe de sang ! ... Mais, enfin, qui te dit quelque chose ? Tu sais que je ne t’aime pas, et qu’au contraire je te hais : pourquoi insistes-tu ? Quand ta conduite voudra-t-elle cesser de s’envelopper des apparences de la bizarrerie ? Parle-moi franchement, comme à un ami : est-ce que tu ne te doutes pas, enfin, que tu montres, dans ta persécution odieuse, un empressement naïf, dont aucun de tes séraphins n’oserait faire ressortir le complet ridicule ? Quelle colère te prend ? Sache que, si tu me laissais vivre à l’abri de tes poursuites, ma reconnaissance t’appartiendrait... Allons, Sultan, avec ta langue, débarrasse-moi de ce sang qui salit le parquet. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Lorsque le cocher donne un coup de fouet à ses chevaux, on dirait que c’est le fouet qui fait remuer son bras, et non son bras le fouet. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Moi, être assez généreux pour aimer mes semblables ! Non, non ! Je l’ai résolu depuis le jour de ma naissance ! Ils ne m’aiment pas, eux ! On verra les mondes se détruire, et le granit glisser, comme un cormoran, sur la surface des flots, avant que je touche la main infâme d’un être humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Moi, être assez généreux pour aimer mes semblables ! Non, non ! Je l’ai résolu depuis le jour de ma naissance ! Ils ne m’aiment pas, eux ! On verra les mondes se détruire, et le granit glisser, comme un cormoran, sur la surface des flots, avant que je touche la main infâme d’un être humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Non, non, je t’en supplie ; ne reparais plus devant mes sourcils froncés et louches. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Non, non, je t’en supplie ; ne reparais plus devant mes sourcils froncés et louches. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Es-tu fatigué de vivre, toi qui viens à peine de naître ?
- Non, mais chacun préfère le ciel à la terre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Après ta mort, tu ne seras pas récompensé d’après tes mérites ; car, si l’on te commet des injustices sur cette terre (comme tu l’éprouveras, par expérience, plus tard), il n’y a pas de raison pour que, dans l’autre vie, on ne t’en commette non plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Tu désires les richesses, les beaux palais et la gloire ? ou m’as-tu trompé quand tu m’as affirmé ces nobles prétentions ?
- Non, non, je ne vous trompais pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Tu désires les richesses, les beaux palais et la gloire ? ou m’as-tu trompé quand tu m’as affirmé ces nobles prétentions ?
- Non, non, je ne vous trompais pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Mais non, je savais de reste que les roses heureuses de l’adolescence ne devaient pas fleurir perpétuellement, tressées en guirlandes capricieuses, sur son front modeste et noble, qu’embrassaient avec frénésie toutes les mères. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Un jour, donc, fatigué de talonner du pied le sentier abrupte du voyage terrestre, et de m’en aller, en chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux spleenétiques, cernés d’un grand cercle bleuâtre, vers la concavité du firmament, et j’osai pénétrer, moi, si jeune, les mystères du ciel ! Ne trouvant pas ce que je cherchais, je soulevai la paupière effarée plus haut, plus haut encore, jusqu’à ce que j’aperçusse un trône, formé d’excréments humains et d’or, sur lequel trônait, avec un orgueil idiot, le corps recouvert d’un linceul fait avec des draps non lavés d’hôpital, celui qui s’intitule lui-même le Créateur ! Il tenait à la main le tronc pourri d’un homme mort, et le portait, alternativement, des yeux au nez et du nez à la bouche ; une fois à la bouche, on devine ce qu’il en faisait. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Le pou, non. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« O pou, à la prunelle recroquevillée, tant que les fleuves répandront la pente de leurs eaux dans les abîmes de la mer ; tant que les astres graviteront sur le sentier de leur orbite ; tant que le vide muet n’aura pas d’horizon ; tant que l’humanité déchirera ses propres flancs par des guerres funestes ; tant que la justice divine précipitera ses foudres vengeresses sur ce globe égoïste ; tant que l’homme méconnaîtra son créateur, et se narguera de lui, non sans raison, en y mêlant du mépris, ton règne sera assuré sur l’univers, et ta dynastie étendra ses anneaux de siècle en siècle. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Continue de dire à la saleté de s’unir avec lui dans des embrassements impurs, et de lui jurer, par des serments, non écrits dans la poudre, qu’elle restera son amante fidèle jusqu’à l’éternité. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Non pas que la haine conduise le fil de mes raisonnements ; mais, j’ai peur, au contraire, de ta propre haine, qui, par un ordre capricieux, peut sortir de ton cœur et devenir immense, comme l’envergure du condor des Andes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Voilà précisément pourquoi il me serait douloureux de marcher à côté de ta cruelle tunique de saphir, non pas comme ton esclave, mais pouvant l’être d’un moment à l’autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Non que je te sois jamais infidèle : celle qui se livre à moi avec tant d’abandon et de confiance, avec autant de confiance et d’abandon, je me livre à elle ; mais, mets-te le dans la tête, pour ne jamais l’oublier : les loups et les agneaux ne se regardent pas avec des yeux doux." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Non... ne conduisons pas plus profondément la meute hagarde des pioches et des fouilles, à travers les mines explosibles de ce chant impie ! Le crocodile ne changera pas un mot au vomissement sorti de dessous son crâne. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« C’est facile à dire, mais non à faire. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Moi, jusqu’ici, je m’étais cru le Tout-Puissant ; mais, non ; je dois abaisser le cou devant le remords qui me crie : Tu n’es qu’un misérable ! " Ne fais pas de pareils bonds ! Tais-toi... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il a dit que les nonnes du couvent-lupanar ne retrouvent plus leur sommeil ; rôdent dans le préau, gesticulant comme des automates, écrasant avec le pied les renoncules et les lilas ; devenues folles d’indignation, mais, non assez, pour ne pas se rappeler la cause qui engendra cette maladie, dans leur cerveau... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il a dit qu’il se croyait, à juste titre, supérieur à moi, non par le vice, mais par la vertu et la pudeur ; non par le crime, mais par la justice. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il a dit qu’il se croyait, à juste titre, supérieur à moi, non par le vice, mais par la vertu et la pudeur ; non par le crime, mais par la justice. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Et ma honte est immense comme l’éternité ! " J’entendis le cheveu qui lui pardonnait, avec humilité, sa séquestration, puisque son maître avait agi par prudence et non par légèreté ; et le pâle dernier rayon de soleil qui éclairait mes paupières se retira des ravins de la montagne. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Je puis avouer mes fautes ; mais, non, les rendre plus graves par ma lâcheté. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« N’avoir pas parlé du rhinocéros après la mouche ! Au moins, pour excuse passable, aurai-je dû mentionner avec promptitude (et je ne l’ai pas fait ! ) cette omission non préméditée, qui n’étonnera pas ceux qui ont étudié à fond les contradictions réelles et inexplicables qui habitent les lobes du cerveau humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Jusqu’à nos temps, la poésie fit une route fausse ; s’élevant jusqu’au ciel ou rampant jusqu’à terre, elle a méconnu les principes de son existence, et a été, non sans raison, constamment bafouée par les honnêtes gens. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« qualité la plus belle qui doive exister dans un être imparfait ! Moi, je veux montrer mes qualités ; mais, je ne suis pas assez hypocrite pour cacher mes vices ! Le rire, le mal, l’orgueil, la folie, paraîtront, tour à tour, entre la sensibilité et l’amour de la justice, et serviront d’exemple à la stupéfaction humaine : chacun s’y reconnaîtra, non pas tel qu’il devrait être, mais tel qu’il est. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Il chante pour lui seul, et non pas pour ses semblables. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Je continuai ma route, avec la fièvre au visage, et je m’écriai sans cesse : "Non... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« non... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Et, cependant, malgré les bonnes résolutions prises d’avance, comment ne pas reconnaître la force de ces femmes, les muscles de leur bras ? Leur adresse, qui consistait à frapper sur les parties les plus sensibles, comme le visage et le bas-ventre, ne sera mentionnée par moi, que si j’aspire à l’ambition de raconter la totale vérité ! A moins que, appliquant mes lèvres, l’une contre l’autre, surtout dans la direction horizontale (mais, chacun n’ignore pas que c’est la manière la plus ordinaire d’engendrer cette pression), je ne préfère garder un silence gonflé de larmes et de mystères, dont la manifestation pénible sera impuissante à cacher, non seulement aussi bien mais encore mieux que mes paroles (car, je ne crois pas me tromper, quoiqu’il ne faille pas certainement nier en principe, sous peine de manquer aux règles les plus élémentaires de l’habileté, les possibilités hypothétiques d’erreur) les résultats funestes occasionnés par la fureur qui met en œuvre les métacarpes secs et les articulations robustes : quand même on ne se mettrait pas au point de vue de l’observateur impartial et du moraliste expérimenté (il est presque assez important que j’apprenne que je n’admets pas, au moins entièrement, cette restriction plus ou moins fallacieuse), le doute, à cet égard, n’aurait pas la faculté d’étendre ses racines ; car, je ne le suppose pas, pour l’instant, entre les mains d’une puissance surnaturelle, et périrait immanquablement, pas subitement peut-être, faute d’une séve remplissant les conditions simultanées de nutrition et d’absence de matières vénéneuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Elles résolurent, par un complot, de le suspendre à une potence, préparée d’avance, dans quelque parage non fréquenté, et de le laisser périr insensiblement, exposé à toutes les misères et à tous les dangers. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« A mon tour, je leur racontai l’événement, et je m’approchai de la porte, pour remettre le pied sur le sentier ; mais, voilà qu’après avoir fait une centaine de mètres, je revins machinalement sur mes pas, j’entrai de nouveau dans la chaumière, et, m’adressant à leurs propriétaires naïfs, je m’écriai : "Non, non... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« A mon tour, je leur racontai l’événement, et je m’approchai de la porte, pour remettre le pied sur le sentier ; mais, voilà qu’après avoir fait une centaine de mètres, je revins machinalement sur mes pas, j’entrai de nouveau dans la chaumière, et, m’adressant à leurs propriétaires naïfs, je m’écriai : "Non, non... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Vous désirez savoir, n’est-ce pas, comment il se trouve implanté verticalement dans mes reins ? Moi-même, je ne me le rappelle pas très clairement ; cependant, si je me décide à prendre pour un souvenir ce qui n’est peut-être qu’un rêve, sachez que l’homme, quand il a su que j’avais fait vœu de vivre avec la maladie et l’immobilité jusqu’à ce que j’eusse vaincu le Créateur, marcha, derrière moi, sur la pointe des pieds, mais, non pas si doucement, que je ne l’entendisse. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Non pas qu’elle ne puisse repousser, puisque les physiologistes ont découvert que même les cerveaux enlevés reparaissent à la longue, chez les animaux ; mais, ma pensée, s’arrêtant à une simple constatation, qui n’est pas dépourvue, d’après le peu que j’en aperçois, d’une volupté énorme, ne va pas, même dans ses conséquences les plus hardies, jusqu’aux frontières d’un vœu pour ta guérison, et reste, au contraire, fondée, par la mise en œuvre de sa neutralité plus que suspect, à regarder (ou du moins à souhaiter), comme le présage de malheurs plus grands, ce qui ne peut être pour toi qu’une privation momentanée de la peau qui recouvre le dessus de ta tête. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Et même, si le hasard te permettait, par un miracle absurde, mais non pas, quelquefois, raisonnable, de retrouver cette peau précieuse qu’a gardée la religieuse vigilance de ton ennemi, comme le souvenir enivrant de sa victoire, il est presque extrêmement possible que, quand même on n’aurait étudié la loi des probabilités que sous le rapport des mathématiques (or, on sait que l’analogie transporte facilement l’application de cette loi dans les autres domaines de l’intelligence), ta crainte légitime, mais, un peu exagérée, d’un refroidissement partiel ou total, ne refuserait pas l’occasion importante, et même unique, qui se présenterait d’une manière si opportune, quoique brusque, de préserver les diverses parties de ta cervelle du contact de l’atmosphère, surtout pendant l’hiver, par une coiffure qui, à bon droit, t’appartient, puisqu’elle est naturelle, et qu’il te serait permis, en outre (il serait incompréhensible que tu le niasses), de garder constamment sur la tête, sans courir les risques, toujours désagréables, d’enfreindre les règles les plus simples d’une convenance élémentaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Je ne jetterai pas à tes pieds le masque de la vertu, pour paraître à tes yeux tel que je suis ; car, je ne l’ai jamais porté (si, toutefois, c’est là une excuse) ; et, dès les premiers instants, si tu remarques mes traits avec attention, tu me reconnaîtras comme ton disciple respectueux dans la perversité, mais, non pas, comme ton rival redoutable. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Si vous ne le croyez pas, venez me voir ; vous contrôlerez, par votre propre expérience, non pas la vraisemblance, mais, en outre, la vérité même de mon assertion. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« D’après ce que j’appris plus tard, voici la simple vérité : la prolongation de l’existence, dans cet élément fluide, avait insensiblement amené, dans l’être humain qui s’était lui-même exilé des continents rocailleux, les changements importants, mais, non pas essentiels, que j’avais remarqués, dans l’objet qu’un regard passablement confus m’avait fait prendre, dès les moments primordiaux de son apparition (par une inqualifiable légèreté, dont les écarts engendrent le sentiment si pénible que comprendront facilement les psychologistes et les amants de la prudence) pour un poisson, à forme étrange, non encore décrit dans les classifications des naturalistes ; mais, peut-être, dans leurs ouvrages posthumes, quoique je n’eusse pas l’excusable prétention de pencher vers cette dernière supposition, imaginée dans de trop hypothétiques conditions. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« D’après ce que j’appris plus tard, voici la simple vérité : la prolongation de l’existence, dans cet élément fluide, avait insensiblement amené, dans l’être humain qui s’était lui-même exilé des continents rocailleux, les changements importants, mais, non pas essentiels, que j’avais remarqués, dans l’objet qu’un regard passablement confus m’avait fait prendre, dès les moments primordiaux de son apparition (par une inqualifiable légèreté, dont les écarts engendrent le sentiment si pénible que comprendront facilement les psychologistes et les amants de la prudence) pour un poisson, à forme étrange, non encore décrit dans les classifications des naturalistes ; mais, peut-être, dans leurs ouvrages posthumes, quoique je n’eusse pas l’excusable prétention de pencher vers cette dernière supposition, imaginée dans de trop hypothétiques conditions. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« "Cela les faisait sourire, mais non, comme à moi, pâlir, disaient-ils dans leur pittoresque langage ; et ils n’étaient pas assez bêtes pour ne pas remarquer que, précisément, je ne regardais pas les évolutions champêtres des poissons, mais que ma vue se portait, de beaucoup plus, en avant." » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« je ne veux pas épeler de nouveau ces six lettres, non, non. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« je ne veux pas épeler de nouveau ces six lettres, non, non. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Il n’est pas utile non plus de répéter que j’avais un an de plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« oh ! non, jamais ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Que voulait-il faire de cette grosse boule noire ? O lecteur, toi qui te vantes sans cesse de ta perspicacité (et non à tort), serais-tu capable de me le dire ? Mais, je ne veux pas soumettre à une rude épreuve ta passion connue pour les énigmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Je le voyais maintenant, l’homme à l’encéphale dépourvu de protubérance annulaire ! Je recherchais vaguement, dans les replis de ma mémoire, dans quelle contrée torride ou glacée, j’avais déjà remarqué ce bec très-long, large, convexe, en voûte, à arête marquée, onguiculée, renflée et très crochue à son extrémité ; ces bords dentelés, droits ; cette mandibule inférieure, à branches séparées jusqu’auprès de la pointe ; cet intervalle rempli par une peau membraneuse ; cette large poche, jaune et sacciforme, occupant toute la gorge et pouvant se distendre considérablement ; et ces narines très étroites, longitudinales, presque imperceptibles, creusées dans un sillon bazal ! Si cet être vivant, à respiration pulmonaire et simple, à corps garni de poils, avait été un oiseau entier jusqu’à la plante des pieds, et non plus seulement jusqu’aux épaules, il ne m’aurait pas alors été si difficile de le reconnaître : chose très facile à faire, comme vous allez le voir vous-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Cependant, je continuerai ma narration avec un morne empressement ; car, si, de votre côté, il vous tarde de savoir où mon imagination veut en venir (plût au ciel qu’en effet, ce ne fût là que de l’imagination ! ), du mien, j’ai pris la résolution de terminer en une seule fois (et non en deux ! ) ce que j’avais à vous dire. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Tandis que moi, qui suis un homme, en présence d’un drame non moins grand, je ne sais si je conservai assez d’empire sur moi-même, pour que les muscles de ma figure restassent immobiles ! Dès que le scarabée fut arrivé au bas du tertre, l’homme leva son bras vers l’ouest (précisément, dans cette direction, un vautour des agneaux et un grand-duc de Virginie avaient engagé un combat dans les airs), essuya sur son bec une longue larme qui présentait un système de coloration diamantée, et dit au scarabée : "Malheureuse boule ! ne l’as-tu pas fait rouler assez longtemps ? Ta vengeance n’est pas encore assouvie ; et, déjà, cette femme, dont tu avais attaché, avec des colliers de perles, les jambes et les bras, de manière à réaliser un polyèdre amorphe, afin de la traîner, avec tes tarses, à travers les vallées et les chemins, sur les ronces et les pierres (laisse-moi m’approcher pour voir si c’est encore elle ! ), a vu ses os se creuser de blessures, ses membres se polir par la loi mécanique du frottement rotatoire, se confondre dans l’unité de la coagulation, et son corps présenter, au lieu des linéaments primordiaux et des courbes naturelles, l’apparence monotone d’un seul tout homogène qui ne ressemble que trop, par la confusion de ses divers éléments broyés, à la masse d’une sphère ! Il y a longtemps qu’elle est morte ; laisse ces dépouilles à la terre, et prends garde d’augmenter, dans d’irréparables proportions, la rage qui te consume : ce n’est plus de la justice ; car, l’égoïsme, caché dans les téguments de ton front, soulève lentement, comme un fantôme, la draperie qui le recouvre." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Quel est-il, celui qui m’écoute, pour avoir une telle confiance dans l’abus de sa propre faiblesse ?
- Et qui es-tu, toi-même, substance audacieuse ? Non ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« non ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Et vous, jeunes adolescents ou plutôt jeunes filles, expliquez-moi comment et pourquoi (mais, tenez-vous à une convenable distance, car, moi non plus, je ne sais pas résister à mes passions) la vengeance a germé dans vos cœurs, pour avoir attaché au flanc de l’humanité une pareille couronne de blessures. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Ils s’entretiennent à voix basse dans leur pittoresque langage (ne soyez pas assez présomptueux, permettez-moi de vous donner ce conseil non intéressé, pour croire que vous seul possédez la précieuse faculté de traduire les sentiments de votre pensée) de celui qu’ils regardèrent plus d’une fois courir à travers les prairies verdoyantes, et plonger la sueur de ses membres dans les bleuâtres vagues des golfes arénacés. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Prétendriez-vous donc que, parce que j’aurais insulté, comme en me jouant, l’homme, le Créateur et moi-même, dans mes explicables hyperboles, ma mission fût complète ? Non : la partie la plus importante de mon travail n’en subsiste pas moins, comme tâche qui reste à faire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Avant d’entrer en matière, je trouve stupide qu’il soit nécessaire (je pense que chacun ne sera pas de mon avis, si je me trompe) que je place à côté de moi un encrier ouvert, et quelques feuillets de papier non mâché. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Mais non... » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il possède des raisons qui ne sont pas parvenues à ma connaissance et que, par conséquent, je ne pourrais vous transmettre, pour insinuer que ses frères ne lui conviennent pas non plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Or, la familiarité n’est-elle pas avouable dans le cas d’une forte et ardente intimité, lorsque la perdition est sérieuse et convaincue ? Et quel mal y aurait-il après tout, je vous le demande à vous-même, à ce que je vous dise adieu tout en passant, lorsque après-demain, qu’il pleuve ou non, cinq heures auront sonné ? Vous apprécierez vous-même, gentleman, le tact avec lequel j’ai conçu ma lettre ; car, je ne me permets pas dans une feuille volante, apte à s’égarer, de vous en dire davantage. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Plût au ciel que le crabe tourteau rejoigne à temps la caravane des pèlerins, et leur apprenne en quelques mots la narration du chiffonnier de Clignancourt !
V
Sur un banc du Palais-Royal, du côté gauche et non loin de la pièce d’eau, un individu, débouchant de la rue de Rivoli, est venu s’asseoir. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Les trois Marguerite ne laissaient écouler aucune larme, et leur visage ne perdait point sa fraîcheur pourprée ; non... » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Tant on était rempli de stupeur et d’inquiétude, plutôt que d’admiration réfléchie, devant des ouvrages écrits d’une main perfide, mais qui révélaient, cependant, les manifestations imposantes d’une âme qui n’appartient pas au vulgaire des hommes, et qui se trouvait à son aise dans les conséquences dernières d’un des deux moins obscurs problèmes qui intéressent les cœurs non-solitaires : le bien, le mal. » (Poésies I)
« C’est une succession non interrompue de combats, dont ne rêveront pas les boule-dogues, interdits en France, les requins et les macrocéphales-cachalots. » (Poésies I)
« Exhaler les souffrances d’une splendeur non équilibrée, c’est prouver, ô moribonds des maremmes perverses ! moins de résistance et de courage, encore. » (Poésies I)
« Le reste serait hors du vrai, avec trace de faux, par conséquent nul, et considéré, forcément, comme non avenu. » (Poésies I)
« Non imparfait, non déchu, l’homme n’est plus le grand mystère. » (Poésies II)
« Non imparfait, non déchu, l’homme n’est plus le grand mystère. » (Poésies II)
« C’est le dépositaire du vrai, l’amas de certitude, la gloire, non le rebut de l’univers. » (Poésies II)
« Elle emploie son calme à fondre la description de ces passions dans un principe qui circule à travers les pages : la non-existence du mal. » (Poésies II)
« La poésie doit être faite par tous. Non par un. » (Poésies II)
« Est-ce le mal, cela ? Non, certes. » (Lettre IV (23/10))