nul

Contextes de " nul "

« Nul n’a encore vu les rides vertes de mon front ; ni les os en saillie de ma figure maigre, pareils aux arêtes de quelque grand poisson, ou aux rochers couvrant les rivages de la mer, ou aux abruptes montagnes alpestres, que je parcourus souvent, quand j’avais sur ma tête des cheveux d’une autre couleur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« C’est pourquoi, en présence de ta supériorité, je te donnerais tout mon amour (et nul ne sait la quantité d’amour que contiennent mes aspirations vers le beau), si tu ne me faisais douloureusement penser à mes semblables, qui forment avec toi le plus ironique contraste, l’antithèse la plus bouffonne que l’on ait jamais vue dans la création : je ne puis pas t’aimer, je te déteste. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« En tout cas, nul n’est absent de sa maison, et se garde de laisser la porte ouverte, pour ne pas laisser entrer les voleurs. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Si tu ne m’avais fait l’œil si gros, et que je t’eusse aperçu dans l’état où je te vois, j’aurais chastement caché la beauté de tes membres sous une pluie de renoncules, de myosotis et de camélias, afin que nul ne te vît." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« C’est moi qui l’ai voulu ; que nul ne soit accusé. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Mes parties offrent éternellement le spectacle lugubre de la turgescence ; nul ne peut soutenir (et combien ne s’en ont-ils pas approchés ! ) qu’il les a vues à l’état de tranquillité normale, pas même le décrotteur qui m’y porta un coup de couteau dans un moment de délire. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il faut tenir compte de la distance, et nul ne peut affirmer, malgré l’attestation de sa bonne vue, que ce soient là, réellement, ces immortelles dont je vous ai parlé, et qu’une lutte inégale, engagée près du nouvel Opéra, vit détacher d’un piédestal grandiose. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Le reste serait hors du vrai, avec trace de faux, par conséquent nul, et considéré, forcément, comme non avenu. » (Poésies I)

« Nul raisonneur ne croit contre sa raison. » (Poésies II)

Contextes de " nulle "

« La fécondation humaine, qui aurait été nulle dans d’autres cas pareils, fut acceptée, cette fois, par la fatalité ; et, au bout de quelques jours, des milliers de monstres, grouillant dans un nœud compacte de matière, naquirent à la lumière. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Mes années ne sont pas nombreuses, et, cependant, je sens déjà que la bonté n’est qu’un assemblage de syllabes sonores ; je ne l’ai trouvée nulle part. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Sans doute, entre les deux termes extrêmes de ta littérature, telle que tu l’entends, et de la mienne, il en est une infinité d’intermédiaires et il serait facile de multiplier les divisions ; mais, il n’y aurait nulle utilité, et il y aurait le danger de donner quelque chose d’étroit et de faux à une conception éminemment philosophique, qui cesse d’être rationnelle, dès qu’elle n’est plus comprise comme elle a été imaginée, c’est-à-dire avec ampleur. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Ma résistance était presque nulle, et je fermai les yeux : les trépignements d’un troupeau de bœufs s’entendirent à quelque distance, apportés par le vent. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Dans le cas que j’y passe, j’ai une certitude, à nulle autre pareille, de vous y rencontrer et de vous toucher la main, pourvu que cette innocente manifestation d’un adolescent qui, hier encore, s’inclinait devant l’autel de la pudeur, ne doive pas vous offenser par sa respectueuse familiarité. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« ... Et tout cela, je le répète, pour une bagatelle insignifiante de formalité ! Présenter dix ongles secs au lieu de cinq, la belle affaire ; après avoir réfléchi beaucoup, je confesse qu’elle m’a paru remplie d’une notable quantité d’importance nulle. » (Lettre III (22/5/1869))