œil

Contextes de " œil "

« Tout à coup, ils s'arrêtent, regardent de tous les côtés avec une inquiétude farouche, l'œil en feu ; et, de même que les éléphants, avant de mourir, jettent dans le désert un dernier regard au ciel, élevant désespérément leur trompe, laissant leurs oreilles inertes, de même les chiens laissent leurs oreilles inertes, élèvent la tête, gonflent le cou terrible, et se mettent à aboyer, tour à tour, soit comme un enfant qui crie de faim, soit comme un chat blessé au ventre au-dessus d'un toit, soit comme une femme qui va enfanter, soit comme un moribond atteint de la peste à l'hôpital, soit comme une jeune fille qui chante un air sublime, contre les étoiles au nord, contre les étoiles à l'est, contre les étoiles au sud, contre les étoiles à l'ouest ; contre la lune ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« contre les chouettes, dont le vol oblique leur rase le museau, emportant un rat ou une grenouille dans le bec, nourriture vivante, douce pour les petits ; contre les lièvres, qui disparaissent en un clin d'œil ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« On ne peut pas t'embrasser d'un coup d'œil. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Sur la terre, la vipère, l'œil gros du crapaud, le tigre, l'éléphant ; dans la mer, la baleine, le requin, le marteau, l'informe raie, la dent du phoque polaire, se demanderont quelle est cette dérogation à la loi de la nature. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Si tu désires la voiture de neige, qui transporte au soleil en un clin d'œil, elle te l'apporteront. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Je frapperai ta carcasse creuse ; mais, si fort, que je me charge d'en faire sortir les parcelles restantes d'intelligence que tu n'as pas voulu donner à l'homme, parce que tu aurais été jaloux de le faire égal à toi, et que tu avais effrontément cachées dans tes boyaux, rusé bandit, comme si tu ne savais pas qu'un jour où l'autre je les aurais découvertes de mon œil toujours ouvert, les aurais enlevées, et les aurais partagées avec mes semblables. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Donc, Lohengrin, fais ce que tu voudras, agis comme il te plaira, enferme-moi toute la vie dans une prison obscure, avec des scorpions pour compagnons de ma captivité, ou arrache-moi un œil jusqu’à ce qu’il tombe à terre, je ne te ferai jamais le moindre reproche ; je suis à toi, je t’appartiens, je ne vis plus pour moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Sont assis, à l'impériale, des hommes qui ont l'œil immobile, comme celui d'un poisson mort. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Un de ces hommes, à l'œil froid, donne un coup de coude à son voisin, et paraît lui exprimer son mécontentement de ces gémissements, au timbre argentin, qui parviennent jusqu'à son oreille. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il serait dévoré en un clin d'œil, malgré sa taille. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Depuis ce temps, que de projets énergiques, que de sympathies, que je croyais avoir gravées sur les pages de mon cœur, comme sur du marbre, n’ont-elles pas effacé lentement, de ma raison désabusée, leurs lignes configuratives, comme l’aube naissante efface les ombres de la nuit ! Depuis ce temps, j’ai vu la mort, dans l’intention, visible à l’œil nu, de peupler les tombeaux, ravager les champs de bataille, engraissés par le sang humain et faire pousser des fleurs matinales par-dessus les funèbres ossements. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« O lampe poétique ! toi qui serais mon amie si tu pouvais me comprendre, quand mes pieds foulent le basalte des églises, dans les heures nocturnes, pourquoi te mets-tu à briller d’une manière qui, je l’avoue, me parait extraordinaire ? Tes reflets se colorent, alors, des nuances blanches de la lumière électrique ; l’œil ne peut pas te fixer ; et tu éclaires d’une flamme nouvelle et puissante les moindres détails du chenil du Créateur, comme si tu étais en proie à une sainte colère. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il est vrai que, lorsque tu descends en toi-même, pour scruter ta conduite souveraine, si le fantôme d'une injustice passée, commise envers cette malheureuse humanité, qui t'a toujours obéi, comme ton ami le plus fidèle, dresse, devant toi, les vertèbres immobiles d'une épine dorsale vengeresse, ton œil hagard laisse tomber la larme épouvantée du remords tardif, et qu'alors, les cheveux hérissés, tu crois, toi-même, prendre, sincèrement, la résolution de suspendre, à jamais, aux broussailles du néant, les jeux inconcevables de ton imagination de tigre, qui serait burlesque, si elle n'était pas lamentable ; mais, je sais aussi que la constance n'a pas fixé, dans tes os, comme une moelle tenace, le harpon de sa demeure éternelle, et que tu retombes assez souvent, toi et tes pensées, recouvertes de la lèpre noire de l'erreur, dans le lac funèbre des sombres malédictions. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Mais, bientôt, il apparaissait de nouveau, les cheveux ruisselants ; et, fixant l’œil sur le rivage, il semblait défier la mort. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il y a des heures dans la vie où l’homme, à la chevelure pouilleuse, jette, l’œil fixe, des regards fauves sur les membranes vertes de l’espace ; car, il lui semble entendre, devant lui, les ironiques huées d’un fantôme. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quelquefois, dans une nuit d'orage, pendant que des légions de poulpes ailés, ressemblant de loin à des corbeaux, planent au-dessus des nuages, en se dirigeant d'une rame raide vers les cités des humains, avec la mission de les avertir de changer de conduite, le caillou, à l'œil sombre, voit deux êtres passer à la lueur de l'éclair, l'un derrière l'autre ; et, essuyant une furtive larme de compassion, qui coule de sa paupière glacée, il s'écrie : "Certes, il le mérite ; et ce n'est que justice." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je me tiendrai toujours sur mes gardes, en ayant l’œil sur lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ils meurent, dès leur naissance, comme ces étincelles dont l'œil a de la peine à suivre l'effacement rapide, sur du papier brûlé. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Alors, chagrinés de leur tentative infructueuse, au milieu des étoiles qui compatissaient à leur douleur et sous l’œil de Dieu, s’embrassaient, en pleurant, l’ange de la terre et l’ange de la mer ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il s'efforce de me sourire ; mais, j'aperçois que son visage porte le poids des terribles impressions qu'y a gravées la réflexion, constamment penchée sur les sphynx qui déroutent, avec un œil oblique, les grandes angoisses de l'intelligence des mortels. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Nos chevaux galopaient le long du rivage, comme s'ils fuyaient l'œil humain... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Nos chevaux galopaient le long du rivage, comme s'ils fuyaient l'œil humain... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Nos chevaux galopaient le long du rivage, comme s'ils fuyaient l'œil humain. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il lui donne un coup de pied et lui fend un œil. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Ah ! l'aigle t'arrache un œil avec son bec, et, toi, tu ne lui avais arraché que la peau ; il fallait faire attention à cela. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Le dragon ne s’y fie pas ; il croit qu’à chaque instant l’aigle va l’attaquer par le côté où il manque d’œil... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Si tu ne m'avais fait l'œil si gros, et que je t'eusse aperçu dans l'état où je te vois, j'aurais chastement caché la beauté de tes membres sous une pluie de renoncules, de myosotis et de camélias, afin que nul ne te vît." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Et je me demandais qui pouvait être son maître ! Et mon œil se recollait à la grille avec plus d’énergie ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Et je me demandais qui pouvait être son maître ! Et mon œil se recollait à la grille avec plus d’énergie ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Et je me demandais qui pouvait être son maître ! Et mon œil se recollait à la grille avec plus d’énergie ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Et je me demandais qui pouvait être son maître ! Et mon œil se recollait à la grille avec plus d’énergie ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Et, quoique deux baobabs, au premier coup d'œil, ne ressemblent pas à deux épingles, ni même à deux tours, cependant, en employant habilement les ficelles de la prudence, on peut affirmer, sans crainte d'avoir tort (car, si cette affirmation était accompagnée d'une seule parcelle de crainte, ce ne serait plus une affirmation ; quoiqu'un même nom exprime ces deux phénomènes de l'âme qui présentent des caractères assez tranchés pour ne pas être confondus légèrement) qu'un baobab ne diffère pas tellement d'un pilier, que la comparaison soit défendue entre ces formes architecturales... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Je me dirigeai vers celui qui m'appelait au secours, avec un œil glacial (car, la perte de son sang était si grande, que la faiblesse l'empêchait de parler, et que mon opinion était, quoique je ne fusse pas médecin, que l'hémorrhagie s'était déclarée au visage et au bas-ventre), et je coupai ses cheveux avec une paire de ciseaux, après avoir dégagé ses bras. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Chaque nuit, je force mon œil livide à fixer les étoiles, à travers les carreaux de ma fenêtre. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Ne fixez pas mon œil qui ne se ferme jamais. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Écoute-moi : sais-tu que ton œil est loin de boire un rayon céleste ? N’oublie pas que si ta présomptueuse cervelle m’a cru capable de t’offrir quelques paroles de consolation, ce ne peut être que par le motif d’une ignorance totalement dépourvue de connaissances physiognomoniques. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Un sanglier frôla nos habits à toute course, et une larme tomba de son œil, quand il me vit avec toi : je ne m'expliquais pas sa conduite. »; (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« je me suis aperçu que je n'avais qu'un œil au milieu du front ! O miroirs d'argent, incrustés dans les panneaux des vestibules, combien de services ne m'avez-vous pas rendus par votre pouvoir réflecteur ! » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Eh bien, la marée est venue ; elle l'a bercé de ses chants, et l'a mollement déposé sur la plage : le crabe n'est-il pas content ? Que lui faut-il de plus ? Et Maldoror, penché sur le sable des grèves, reçoit dans ses bras deux amis, inséparablement réunis par les hasards de la lame : le cadavre du crabe tourteau et le bâton homicide ! "je n'ai pas encore perdu mon adresse, s'écrie-t-il ; elle ne demande qu'à s'exercer ; mon bras conserve sa force et mon œil sa justesse." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " yeux "

« Écoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière et non en avant, comme les yeux d’un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Après avoir de sang-froid regardé plusieurs fois de tous les côtés avec des yeux qui renferment l'expérience, prudemment, la première (car, c'est elle qui a le privilége de montrer les plumes de sa queue aux autres grues inférieures en intelligence), avec son cri vigilant de mélancolique sentinelle, pour repousser l'ennemi commun, elle vire avec flexibilité la pointe de la figure géométrique (c'est peut-être un triangle, mais on ne voit pas le troisième côté que forment dans l'espace ces curieux oiseaux de passage), soit à bâbord, soit à tribord, comme un habile capitaine ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« J'ai vu les hommes, à la tête laide et aux yeux terribles enfoncés dans l'orbite obscur, surpasser la dureté du roc, la rigidité de l'acier fondu, la cruauté du requin, l'insolence de la jeunesse, la fureur insensée des criminels, les trahisons de l'hypocrite, les comédiens les plus extraordinaires, la puissance de caractère des prêtres, et les êtres les plus cachés au dehors, les plus froids des mondes et du ciel ; lasser les moralistes à découvrir leur cœur, et faire retomber sur eux la colère implacable d'en haut. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Je les ai vus tous à la fois, tantôt, le poing le plus robuste dirigé vers le ciel, comme celui d'un enfant déjà pervers contre sa mère, probablement excités par quelque esprit de l'enfer, les yeux chargés d'un remords cuisant en même temps que haineux, dans un silence glacial, n'oser émettre les méditations vastes et ingrates que recélait leur sein, tant elle étaient pleines d'injustice et d'horreur, et attrister de compassion le Dieu de miséricorde ; tantôt, à chaque moment du jour, depuis le commencement de l'enfance jusqu'à la fin de la vieillesse, en répandant des anathèmes incroyables, qui n'avaient pas le sens commun, contre tout ce qui respire, contre eux-mêmes et contre la Providence, prostituer les femmes et les enfants, et déshonorer ainsi les parties du corps consacrées à la pudeur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Oh ! comme il est doux d'arracher brutalement de son lit un enfant qui n'a rien encore sur la lèvre supérieure, et, avec les yeux très-ouverts, de faire semblant de passer suavement la main sur son front, en inclinant en arrière ses beaux cheveux !  » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« En outre, ne te souviens-tu pas d'avoir un jour, dans tes réflexions lugubres, porté la main, creusée au fond, sur ta figure maladive mouillée par ce qui tombait des yeux ; laquelle main ensuite se dirigeait fatalement vers la bouche, qui puisait à longs traits, dans cette coupe, tremblante comme les dents de l'élève qui regarde obliquement celui qui est né pour l'oppresser, les larmes ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Bande-lui les yeux, pendant que tu déchireras ses chairs palpitantes ; et, après avoir entendu de longues heures ses cris sublimes, semblables aux râles perçants que poussent dans une bataille les gosiers des blessés agonisants, alors, t'ayant écarté comme une avalanche, tu te précipiteras de la chambre voisine, et tu feras semblant d'arriver à son secours. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Tu lui délieras les mains, aux nerfs et aux veines gonflées, tu rendras la vue à ses yeux égarés, en te remettant à lécher ses larmes et son sang. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ô adolescent, aux cheveux blonds, aux yeux si doux, feras-tu maintenant ce que je te conseille ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Celle-ci s'appelle Prostitution." Les larmes dans les yeux, la rage dans le cœur, je sentis naître en moi une force inconnue. »; (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« contre les arbres, dont les feuilles, mollement bercées, sont autant de mystères qu’ils ne comprennent pas, qu’ils veulent découvrir avec leurs yeux fixes, intelligents ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Et, quand je rôde autour des habitations des hommes, pendant les nuits orageuses, les yeux ardents, les cheveux flagellés par le vent des tempêtes, isolé comme une pierre au milieu du chemin, je couvre ma face flétrie, avec un morceau de velours, noir comme la suie qui remplit l'intérieur des cheminées : » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« il ne faut pas que les yeux soient témoins de la laideur que l'Être suprême, avec un sourire de haine puissante, a mise sur moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Comme un condamné qui essaie ses muscles, en réfléchissant sur leur sort, et qui va bientôt monter à l’échafaud, debout, sur mon lit de paille, les yeux fermés, je tourne lentement mon col de droite à gauche, de gauche à droite, pendant des heures entières ; je ne tombe pas raide mort. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Vieil océan, ta forme harmonieusement sphérique, qui réjouit la face grave de la géométrie, ne me rappelle que trop les petits yeux de l'homme, pareils à ceux du sanglier pour la petitesse, et à ceux des oiseaux de nuit pour la perfection circulaire du contour. Cependant, l'homme s'est cru beau dans tous les siècles. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Tu ne laisses pas facilement deviner aux yeux avides des sciences naturelles les mille secrets de ton intime organisation : tu es modeste. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il y avait en bas des points noirs ; j’ai fermé les yeux : ils ont disparu." » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Mes yeux se mouillent de larmes abondantes, et je n'ai pas la force de poursuivre ; car, je sens que le moment [est]venu de revenir parmi les hommes, à l'aspect brutal ; mais... courage ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Je veux mourir, bercé par la vague de la mer tempêtueuse, ou debout sur la montagne... les yeux en haut, non : je sais que mon anéantissement sera complet. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Oui, disparaissons peu à peu de leurs yeux, témoin, une fois de plus, des conséquences des passions, complétement satisfait... » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il s'était dit, devant le tableau qui s'offrit à ses yeux, qu'il ne supporterait pas cette injustice. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il voyait là, quoi qu'on dise, un exemple frappant de la bonté humaine, et il ne pouvait en croire ses yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Quand un élève interne, dans un lycée, est gouverné, pendant des années, qui sont des siècles, du matin jusqu'au soir et du soir jusqu'au lendemain, par un paria de la civilisation, qui a constamment les yeux sur lui, il sent les flots tumultueux d'une haine vivace, monter, comme une épaisse fumée, à son cerveau, qui lui paraît près d'éclater. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Depuis le moment où on l'a jeté dans la prison, jusqu'à celui, qui s'approche, où il en sortira, une fièvre intense lui jaunit la face, rapproche ses sourcils, et lui creuse les yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Par conséquent, ne t’étonne pas des visions fantastiques que tes yeux semblent apercevoir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« En fixant ses yeux monstrueux, mon corps tremble ; c'est la première fois, depuis que j'ai sucé les sèches mamelles de ce qu'on appelle une mère. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Je t'abhorre autant que je le peux ; et je préfère voir un serpent, entrelacé autour de mon cou depuis le commencement des siècles, que non pas tes yeux... » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ne te fie pas à lui, quand il tourne les reins ; car, il te regarde ; ne te fie pas à lui, quand il ferme les yeux ; car, il te regarde encore. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« L’on voit des fenêtres s’ouvrir sur le boulevard, et une figure effarée, une lumière à la main, après avoir jeté les yeux sur la chaussée, refermer le volet avec impétuosité, pour ne plus reparaître... Il s’enfuit ! ... Il s’enfuit ! ... Mais, une masse informe le poursuit avec acharnement, sur ses traces, au milieu de la poussière. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« elle avait les yeux gonflés et rouges. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Moi, je ne veux pas croire à cette supposition, qui n'est qu'une hypothèse, et je préfère aimer, dans ce caractère romanesque, une âme qui se dévoile trop tôt... Ah ! vois-tu, jeune fille, je t'engage à ne plus reparaître devant mes yeux, si jamais je repasse dans la rue étroite. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je pourrais, en prenant ta tête entre mes mains, d'un air caressant et doux, enfoncer mes doigts avides dans les lobes de ton cerveau innocent, pour en extraire, le sourire aux lèvres, une graisse efficace qui lave mes yeux, endoloris par l'insomnie éternelle de la vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Cet enfant, qui est assis sur un banc du jardin des Tuileries, comme il est gentil ! Ses yeux hardis dardent quelque objet invisible, au loin, dans l’espace. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Si tu détestais un de tes camarades, est-ce que tu ne serais pas malheureux de songer qu’à chaque instant tu aies sa pensée devant tes yeux ?

« Si on lui demande pourquoi il a pris la solitude pour compagne, ses yeux se lèvent vers le ciel, et retiennent avec peine une larme de reproche contre la Providence ; mais, il ne répond pas à cette question imprudente, qui répand, dans la neige de ses paupières, la rougeur de la rose matinale. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Si l'entretien se prolonge, il devient inquiet, tourne les yeux vers les quatre points de l'horizon, comme pour chercher à fuir la présence d'un ennemi invisible qui s'approche, fait de la main un adieu brusque, s'éloigne sur les ailes de sa pudeur en éveil, et disparaît dans la forêt. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Que ta poitrine se soulève, en poursuivant l'espoir chimérique du bonheur, je te le permets ; mais, n'ouvre pas tes yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ah ! n'ouvre pas tes yeux ! Je veux te quitter ainsi, pour ne pas être témoin de ton réveil. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Dors... dors toujours ; mais, n'ouvre pas tes yeux. Ah ! n'ouvre pas tes yeux !  » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quand une femme, à la voix de soprano, émet ses notes vibrantes et mélodieuses, à l'audition de cette harmonie humaine, mes yeux se remplissent d'une flamme latente et lancent des étincelles douloureuses, tandis que dans mes oreilles semble retentir le tocsin de la canonnade. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« On ne s’approchait de lui qu’avec vénération, parce qu’on remarquait dans ses yeux le regard d’un ange. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Un jour, donc, fatigué de talonner du pied le sentier abrupte du voyage terrestre, et de m'en aller, en chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux spleenétiques, cernés d'un grand cercle bleuâtre, vers la concavité du firmament, et j'osai pénétrer, moi, si jeune, les mystères du ciel ! » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il tenait à la main le tronc pourri d'un homme mort, et le portait, alternativement, des yeux au nez et du nez à la bouche ; une fois à la bouche, on devine ce qu'il en faisait. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Soyez certains que, si leur mâchoire était conforme à la mesure de leurs vœux infinis, la cervelle, la rétine des yeux, la colonne vertébrale, tout votre corps y passerait. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Saleté, reine des empires, conserve aux yeux de ma haine le spectacle de l’accroissement insensible des muscles de ta progéniture affamée. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Avec ses yeux impuissants, il tâche de percer l’obscurité de la nuit ; car, son cerveau de chien ne comprend pas cela. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« la terre ne lui montre que des illusions et des fantasmagories morales ; mais vous, ô mathématiques concises, par l'enchaînement rigoureux de vos propositions tenaces et la constance de vos lois de fer, vous faites luire, aux yeux éblouis, un reflet puissant de cette vérité suprême dont on remarque l'empreinte dans l'ordre de l'univers. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Depuis ce temps, j’ai vu plusieurs générations humaines élever, le matin, ses ailes et ses yeux, vers l’espace, avec la joie inexpériente de la chrysalide qui salue sa dernière métamorphose, et mourir, le soir, avant le coucher du soleil, la tête courbée, comme des fleurs fanées que balance le sifflement plaintif du vent. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« "O lampe au bec d'argent, mes yeux t'aperçoivent dans les airs, compagne de la voûte des cathédrales, et cherchent la raison de cette suspension. On dit que tes lueurs éclairent, pendant la nuit, la tourbe de ceux qui viennent adorer le Tout-Puissant et que tu montres aux repentis le chemin qui mène à l'autel. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Après avoir parlé ainsi, Maldoror ne sort pas du temple, et reste les yeux fixés sur la lampe du saint lieu... Il croit voir une espèce de provocation, dans l’attitude de cette lampe, qui l’irrite au plus haut degré, par sa présence inopportune. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il reconnaît la forme de la lampe ; il reconnaît la forme de l'ange ; mais, il ne peut pas les scinder dans son esprit ; en effet, dans la réalité, elle sont collées l'une dans l'autre, et ne forment qu'un corps indépendant et libre ; mais, lui croit que quelque nuage a voilé ses yeux, et lui a fait perdre un peu de l'excellence de sa vue. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Le jour, ma pensée se fatigue dans des méditations bizarres, pendant que mes yeux errent au hasard dans l’espace ; et, la nuit, je ne peux pas dormir. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Comme je la dédaigne, elle rend ma figure pâle et fait luire mes yeux avec la flamme aigre de la fièvre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Les hommes, eux, mettent leur gloire à t’imiter ; c’est pourquoi la bonté sainte ne reconnaît pas son tabernacle dans leurs yeux farouches : tel père, tel fils. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je ne désire pas te montrer la haine que je te porte et que je couve avec amour, comme une fille chérie ; car, il vaut mieux la cacher à tes yeux et prendre seulement, devant toi, l'aspect d'un censeur sévère, chargé de contrôler tes actes impurs. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« C'était le matin ; le soleil se leva à l'horizon, dans toute sa magnificence, et voilà qu'à mes yeux se lève aussi un jeune homme, dont la présence engendrait des fleurs sur son passage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Alors, avec une démarche modeste, et les yeux baissés, elle foula l’herbe du gazon, en se dirigeant de mon côté. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Non que je te sois jamais infidèle : celle qui se livre à moi avec tant d'abandon et de confiance, avec autant de confiance et d'abandon, je me livre à elle ; mais, mets-te le dans la tête, pour ne jamais l'oublier : les loups et les agneaux ne se regardent pas avec des yeux doux." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« De temps à autre, je jetais les yeux vers les cités, endormies sur la terre ferme ; et, voyant que personne ne se doutait qu'un vaisseau allait sombrer, à quelques milles du rivage, avec une couronne d'oiseaux de proie et un piédestal de géants aquatiques, au ventre vide, je reprenais courage, et l'espérance me revenait : j'étais donc sûr de leur perte ! » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Alors, je ne connaissais plus de borne à ma fureur ; il me prenait des accès de cruauté, et je devenais terrible pour celui qui s'approchait de mes yeux hagards, si toutefois il appartenait à ma race. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Leurs yeux féroces éclairent suffisamment la scène du carnage... Mais, quel est encore ce tumulte des eaux, là-bas, à l’horizon ? On dirait une trombe qui s’approche. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il a les yeux fixés sur cette courageuse femelle de requin, aux dents si fortes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ils se regardèrent entre les yeux pendant quelques minutes ; et chacun s’étonna de trouver tant de férocité dans les regards de l’autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« A-t-il encore dix-sept ans ? C'est mourir jeune ! la foule paralysée continue de jeter sur lui ses yeux immobiles... Il se fait nuit. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« En attendant, le noyé ouvre des yeux ternes, et, par un sourire blafard, remercie son bienfaiteur ; mais, il est faible encore, et ne peut faire aucun mouvement. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« l'excavation s'évapore, goutte d'éther ; la lumière apparaît, avec son cortége de rayons, comme un vol de courlis qui s'abat sur les lavandes ; et l'homme se retrouve en face de lui-même, les yeux ouverts et blêmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Des yeux vengeurs, que la science ignorante appelle météores, répandent une flamme livide, passent en roulant sur eux-mêmes, et articulent des paroles de mystère... qu’il comprend ! Alors, son chevet est broyé par les secousses de son corps, accablé sous le poids de l’insomnie, et il entend la sinistre respiration des rumeurs vagues de la nuit. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ces cris, devenus rampants, et doués d'anneaux innombrables, avec une tête petite et aplatie, des yeux perfides, ont juré d'être en arrêt devant l'innocence humaine ; et, quand celle-ci se promène dans les enchevêtrements des maquis, ou au revers des talus ou sur les sables des dunes, elle ne tarde pas à changer d'idée. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Mais nos yeux exprimaient tout. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Voyant ses manœuvres inutiles, il détourne les yeux, mord son frein terrestre avec la bave de la rage, et regarde l'horizon, qui s'enfuit à notre approche. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Voyant mes manœuvres inutiles, je ne m'étonne pas de ne pas pouvoir le rendre heureux ; le Tout-Puissant m'apparaît revêtu de ses instruments de torture, dans toute l'auréole resplendissante de son horreur ; je détourne les yeux et regarde l'horizon qui s'enfuit à notre approche... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je ne vois pas des larmes sur ton visage, beau comme la fleur du cactus, et tes paupières sont sèches, comme le lit du torrent ; mais, je distingue, au fond de tes yeux, une cuve, pleine de sang, où bout ton innocence, mordue au cou par un scorpion de la grande espèce. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je ne vois pas des larmes sur ton visage, beau comme la fleur du cactus, et tes paupières sont sèches, comme le lit du torrent ; mais, je distingue, au fond de tes yeux, une cuve, pleine de sang, où bout ton innocence, mordue au cou par un scorpion de la grande espèce. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Ferme tes yeux ; car, sinon, ton visage, calciné comme la lave du volcan, tombera en cendres sur le creux de ma main." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je t'assure qu'il n'y a pas de feu dans mes yeux, quoique j'y ressente la même impression que si mon crâne était plongé dans un casque de charbons ardents. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« La jeune fille lui présente la croix d’or qui ornait son cou, afin qu’il l’épargne ; elle n’avait pas osé le présenter aux yeux farouches de celui qui, d’abord, avait eu la pensée de profiter de la faiblesse de son âge. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Tremdall, debout sur la vallée, a mis une main devant ses yeux, pour concentrer les rayons solaires, et rendre sa vue plus perçante, tandis que l'autre palpe le sein de l'espace, avec le bras horizontal et immobile. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Penché en avant, statue de l'amitié, il regarde avec des yeux, mystérieux comme la mer, grimper, sur la pente de la côte, les guêtres du voyageur, aidé de son bâton ferré. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il appela, dans la cellule voisine, un jeune homme qui était venu dans cette maison pour passer quelques moments d'insouciance avec une de ces femmes, et lui enjoignit de venir se placer à un pas de ses yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Oh ! comme les poules et les coqs s’éloignaient avec respect, malgré leur faim, de cette longue traînée de sang, sur la terre imbibée ! " Et je me demandais qui pouvait être son maître ! Et mes yeux se recollaient à la grille avec plus d’énergie ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Et je me demandais qui pouvait être son maître ! Et mes yeux se recollaient à la grille avec plus d’énergie ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Et je me demandais qui pouvait être son maître ! Et mes yeux se recollaient à la grille avec plus d’énergie ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Les phares de la côte le poursuivront, jusqu’aux limites du septentrion, de leurs reflets sarcastiques, et les feux follets des maremmes, simples vapeurs en combustion, dans leurs danses fantastiques, feront frissonner les poils de ses pores, et verdir l’iris de ses yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je jetai, par dessus le parapet, le canif qui m’avait servi à graver les lettres ; et, faisant quelques rapides réflexions sur le caractère du Créateur en enfance, qui devait encore, hélas ! pendant bien de temps, faire souffrir l’humanité (l’éternité est longue), soit par les cruautés exercées, soit par le spectacle ignoble des chancres qu’occasionne un grand vice, je fermai les yeux, comme un homme ivre, à la pensée d’avoir un tel être pour ennemi, et je repris, avec tristesse, mon chemin, à travers les dédales des rues. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je connais, je conçois une maladie plus terrible que les yeux gonflés par les longues méditations sur le caractère étrange de l'homme : mais, je la cherche encor... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« le besoin de pleurer s'empara de moi si fortement, que mes yeux laissèrent tomber une larme. »; (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« le calme du front a disparu pour faire place à deux énormes yeux de poissons qui (n'est-ce pas déplorable ?)... qui... qui se mettent à briller comme des phares ! Souvent, il m'arrivera d'énoncer, avec solennité, les propositions les plus bouffonnes... je ne trouve pas que cela devienne un motif péremptoirement suffisant pour élargir la bouche ! Je ne puis m'empêcher de rire, me répondrez-vous ; j'accepte cette explication absurde, mais, alors, que ce soit un rire mélancolique. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Si vous ne pouvez pleurer par les yeux, pleurez par la bouche. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Leurs yeux brillaient d'une flamme si noire et si forte, que je ne crus pas d'abord que ces deux femmes appartinssent à mon espèce. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« elle riaient avec un aplomb tellement égoïste, et leurs traits inspiraient tant de répugnance, que je ne doutai pas un seul instant que je n'eusse devant les yeux les deux spécimens les plus hideux de la race humaine. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Ils ne savaient pas que le mal qu'a fait l'homme ne peut plus se défaire ! J'ai pardonné à la profondeur de leur ignorance native, et je les ai salués des paupières de mes yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Mais, quand il apprendra qu'il n'est pas observé, jette les yeux sur lui, et tu le verras cracher sa bave sur la vertu ; il t'a trompé, celui qui est descendu de la race humaine, mais, il ne te trompera plus : tu sauras désormais ce qu'il deviendra. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Qui que tu sois, défends-toi ; car, je vais diriger vers toi la fronde d’une terrible accusation : ces yeux ne t’appartiennent pas... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Je ne jetterai pas à tes pieds le masque de la vertu, pour paraître à tes yeux tel que je suis ; car, je ne l’ai jamais porté (si, toutefois, c’est là une excuse) ; et, dès les premiers instants, si tu remarques mes traits avec attention, tu me reconnaîtras comme ton disciple respectueux dans la perversité, mais, non pas, comme ton rival redoutable. »; (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Écoute, à moins que tu ne sois la faible condensation d'un brouillard (tu caches ton corps quelque part, et je ne puis le rencontrer) : un matin, que je vis une petite fille qui se penchait sur un lac, pour cueillir un lotus rose, elle affermit ses pas, avec une expérience précoce ; elle se penchait vers les eaux, quand ses yeux rencontrèrent mon regard (il est vrai que, de mon côté, ce n'était pas sans préméditation). » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Cherchons ce corps introuvable, que cependant mes yeux aperçoivent : il mérite, de ma part, les marques les plus nombreuses d'une admiration sincère. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Tout est expliqué, les grands comme les plus petits détails ; ceux-ci sont indifférents à remettre devant l’esprit, comme, par exemple, l’arrachement des yeux à la femme blonde : cela n’est presque rien ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Celui qui, pendant un jour, a poursuivi l’autruche à travers le désert, sans pouvoir l’atteindre, n’a pas eu le temps de prendre de la nourriture et de fermer les yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Mais, qui connaît ses besoins intimes ou la cause de ses joies pestilentielles ? la métamorphose ne parut jamais à mes yeux que comme le haut et magnanime retentissement d'un bonheur parfait, que j'attendais depuis longtemps. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« En effet, cet amphibie (puisque amphibie il y a, sans qu'on puisse affirmer le contraire) n'était visible que pour moi seul, abstraction faite des poissons et des cétacés ; car, je m'aperçus que quelques paysans, qui s'étaient arrêtés à contempler mon visage, troublé par ce phénomène surnaturel, et qui cherchaient inutilement à s'expliquer pourquoi mes yeux étaient constamment fixés, avec une persévérance qui paraissait invincible, et qui ne l'était pas en réalité, sur un endroit de la mer où ils ne distinguaient, eux, qu'une quantité appréciable et limitée de bancs de poissons de toutes les espèces, distendaient l'ouverture de leur bouche grandiose, peut-être autant qu'une baleine. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« De telle manière que, quant à ce qui me concerne, tournant machinalement les yeux du côté de l'envergure remarquable de ces puissantes bouches, je me disais, en moi-même, qu'à moins qu'on ne trouvât dans la totalité de l'univers un pélican, grand comme une montagne ou du moins comme un promontoire (admirez, je vous prie, la finesse de la restriction qui ne perd aucun pouce de terrain), aucun bec d'oiseau de proie ou mâchoire d'animal sauvage ne serait jamais capable de surpasser, ni même d'égaler, chacun de ces cratères béants, mais trop lugubres. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« O mon frère, je t'ai pardonné, toi la cause première de tous mes maux ! se peut-il qu'une rage aveugle ne puisse enfin dessiller ses propres yeux l J'ai fait beaucoup de réflexions, dans ma prison éternelle. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« En croiras-tu tes propres yeux ? Depuis le jour que je m’enfuis de la maison paternelle, je ne me plains pas autant que tu le penses d’habiter la mer et ses grottes de cristal. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Et, quoiqu'au bout de quelques secondes, il eût complètement disparu à mes yeux, avec une longue vue, je pus encore le distinguer, aux dernières limites de l'horizon. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Il nageait, d'une main, et, de l'autre, essuyait ses yeux, qu'avait injectés de sang la contrainte terrible de s'être approché de la terre ferme. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« irréparablement ? Ce choc l’a-t-il tué ? Je crains de savoir ce dont mes yeux fermés ne furent pas témoins. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Cependant, je ne rêve pas ; qu’importe que je sois étendu sur mon lit de satin ? Je fais avec sang-froid la perspicace remarque que j’ai les yeux ouverts, quoiqu’il soit l’heure des dominos roses et des bals masqués. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Et moi, qui n'étais pas certain de ne pas rêver, devinant, par ce que j'avais entendu, la nature des relations hostiles qui unissaient, au-dessus de moi, dans un combat sanglant, le vautour des agneaux et le grand-duc de Virginie, je rejetai, comme un capuchon, ma tête en arrière, afin de donner, au jeu de mes poumons, l'aisance et l'élasticité susceptibles, et je leur criai, en dirigeant mes yeux vers le haut : "Vous autres, cessez votre discorde. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Mes yeux chercheront la marque des cicatrices ; mes dix doigts concentreront la totalité de leur attention à palper soigneusement la chair de cet excentrique ; je vérifierai que les éclaboussures de la cervelle ont rejailli sur le satin de mon front. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Quoique l'insomnie entraîne, vers les profondeurs de la fosse, ces muscles qui déjà répandent une odeur de cyprés, jamais la blanche catacombe de mon intelligence n'ouvrira ses sanctuaires aux yeux du Créateur. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Impénétrable comme les géants, moi, j’ai vécu sans cesse avec l’envergure des yeux béante. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Une poix visqueuse épaissit le cristallin des yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Pendant un temps, bien entendu, suffisant, dirige la lueur de tes yeux vers ce que j'ai le droit, comme un autre, d'appeler mon visage ! Ne vois-tu pas comme il pleure ? Tu t'es trompé, basilic. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« je ne me trompe pas ; et, malgré les métamorphoses multiples auxquelles tu as recours, toujours ta tête de serpent reluira devant mes yeux comme un phare d’éternelle injustice, et de cruelle domination ! Il a voulu prendre les rênes du commandement, mais il ne sait pas régner ! Il a voulu devenir un objet d’horreur pour tous les êtres de la création, et il a réussi. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Si tes yeux sont enfin dessillés, juge toi-même quelles ont été les conséquences de ta conduite. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Le malheur n’aurait pas alors soufflé, sur mes yeux aveuglés, des dunes entières de sable mouvant ; j’aurais découvert l’endroit souterrain où gît la vérité endormie, et les fleuves de mon sperme visqueux auraient trouvé de la sorte un océan où se précipiter ! » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Moi, j'ai toujours éprouvé un caprice infâme pour la pâle jeunesse des colléges, et les enfants étiolés des manufactures ! Mes paroles ne sont pas les réminiscences d'un rêve, et j'aurai trop de souvenirs à débrouiller, si l'obligation m'était imposée de faire passer devant vos yeux les événements qui pourraient affermir de leur témoignage la véracité de ma douloureuse affirmation. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« L’on ne peut s’apercevoir d’aucun mouvement dans ses ailes : vous ouvririez les yeux comme la porte d’un four, que ce serait d’autant inutile. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il s'approchait de plus en plus ; sa figure de platine commençait à devenir perceptible, quoique le bas en fût entièrement enveloppé d'un manteau que le lecteur s'est gardé d'ôter de sa mémoire et qui ne laissait apercevoir que les yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« le bruit du galop s'accroissait de plus en plus ; et, comme le cavalier, étreignant la ligne d'horizon, paraissait en vue, dans le champ d'optique qu'embrassait le portail du cimetière, rapide comme un cyclone giratoire, le prêtre des religions plus gravement reprit : "Vous ne semblez pas vous douter que celui-ci, que la maladie força de ne connaître que les premières phases de la vie, et que la fosse vient de recevoir dans son sein, est l'indubitable vivant ; mais, sachez, au moins, que celui-là, dont vous apercevez la silhouette équivoque emportée par un cheval nerveux, et sur lequel je vous conseille de fixer le plus tôt possible les yeux, car il n'est plus qu'un point, et va bientôt disparaître dans la bruyère, quoiqu'il ait beaucoup vécu, est le seul véritable mort." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il a résolu de ne pas fermer les yeux, afin d’attendre son ennemi de pied ferme. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Ne roule pas dans leur orbite ces yeux furibonds. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« je baissais les yeux, parce que je vis dans les tiens une flamme surnaturelle. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Ma résistance était presque nulle, et je fermai les yeux : les trépignements d'un troupeau de bœufs s'entendirent à quelque distance, apportés par le vent. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il cherche des yeux la carafe de cristal afin d'humecter son palais desséché. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il avait une faculté spéciale pour prendre des formes méconnaissables aux yeux exercés. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Les magasins de la rue Vivienne étalent leurs richesses aux yeux émerveillés. Éclairés par de nombreux becs de gaz, les coffrets d'acajou et les montres en or répandent à travers les vitrines des gerbes de lumière éblouissante. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Femme, ôte-toi de là, et va t’accroupir dans un coin ; tes yeux m’attendrissent, et tu ferais mieux de refermer le conduit de tes glandes lacrymales. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« - "Trois étoiles au lieu d'une signature, s'écrie Mervyn ; et une tâche de sang au bas de la page !" Des larmes abondantes coulent sur les curieuses phrases que ses yeux ont dévorées, et qui ouvrent à son esprit le champ illimité des horizons incertains et nouveaux. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Ses professeurs ont observé que ce jour-là il n’a pas ressemblé à lui-même ; ses yeux se sont assombris démesurément, et le voile de la réflexion excessive s’est abaissé sur la région péri-orbitaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il se retire, les yeux baissés avec une fixité froide, et sans rien ajouter. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« la mère appuie ses mains sur son front, et le père relève les yeux vers le ciel. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« A parler avec franchise, que ne ferais-je pas pour vous, dont l'inexplicable attachement a su promptement se révéler à mes yeux éblouis, surtout étonnés d'une telle preuve de bonté, à laquelle je me suis assuré que je ne me serais pas attendu. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Ses yeux reviennent sur eux-mêmes, après l'achèvement de l'investigation, et il aperçoit, au milieu du jardin, un homme qui fait de la gymnastique titubante avec un banc sur lequel il s'efforce de s'affermir, en accomplissant des miracles de force et d'adresse. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il vient sans doute d'en haut, envoyé par celui qui craint tant de venir lui-même ! Nous verrons, à œuvre, s'il est aussi impérieux qu'il en a l'air ; ce n'est pas un habitant de l'abricot terrestre ; il trahit son origine séraphique par ses yeux errants et indécis." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Pour construire mécaniquement la cervelle d’un conte somnifère, il ne suffit pas de disséquer des bêtises et abrutir puissamment à doses renouvelées l’intelligence du lecteur, de manière à rendre ses facultés paralytiques pour le reste de sa vie, par la loi infaillible de la fatigue ; il faut, en outre, avec du bon fluide magnétique, le mettre ingénieusement dans l’impossibilité somnambulique de se mouvoir, en le forçant à obscurcir ses yeux contre son naturel par la fixité des vôtres. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Depuis les pleurnicheries odieuses et spéciales, brevetées sans garantie d'un point de repère, des Jean-Jacques Rousseau, des Châteaubriand et des nourrices en pantalon aux poupons Obermann, à travers les autres poètes qui se sont vautrés dans le limon impur, jusqu'au songe de Jean-Paul, le suicide de Dolorès de Veintemilla, le Corbeau d'Allan, la Comédie Infernale du Polonais, les yeux sanguinaires de Zorilla, et l'immortel cancer, Une Charogne, que peignit autrefois, avec amour, l'amant morbide de la Vénus hottentote, les douleurs invraisemblables que ce siècle s'est créées à lui-même, dans leur voulu monotone et dégoûtant, l'ont rendu poitrinaire. » (Poésies I)

« Allez, et passez-moi le mot ! l'on devient méchant, je le répète, et les yeux prennent la teinte des condamnés à mort. » (Poésies I)

« Ne faites pas comme ces explorateurs sans pudeur, magnifiques, à leurs yeux, de mélancolie, qui trouvent des choses inconnues dans leur esprit et dans leur corps ! » (Poésies I)

« Elle tressaille, fronce les sourcils, lève et abaisse les mains, sans but déterminé, comme un homme qui se noie ; les yeux jetteront des lueurs verdâtres. » (Poésies I)

« Cela me fit ouvrir les yeux. » (Lettre VII (12/3/1870))