palais

Contextes de " palais "

« On dirait les larmes de celle qui aime le plus ; mais, les larmes de l'enfant sont meilleures au palais. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Mon palais magnifique est construit avec des murailles d'argent, des colonnes d'or et des portes de diamants. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Quand même ton palais serait plus beau que le cristal, je ne sortirais pas de cette maison pour te suivre. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Que tu sois un criminel, qui n'a pas eu la précaution de laver sa main droite, avec du savon, après avoir commis son forfait, et facile à reconnaître, par l'inspection de cette main ; ou un frère qui a perdu sa sœur ; ou quelque monarque dépossédé, fuyant de ses royaumes, mon palais vraiment grandiose, est digne de te recevoir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Tu désires les richesses, les beaux palais et la gloire ? ou m'as-tu trompé quand tu m'as affirmé ces nobles prétentions ?

- Non, non, je ne vous trompais pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« A mon tour, je m'efforce de lui rappeler sa jeunesse dorée, qui ne demande qu'à s'avancer dans les palais des plaisirs, comme une reine ; mais, il remarque que mes paroles sortent difficilement de ma bouche amaigrie, et que les années de mon propre printemps ont passé, tristes et glaciales, comme un rêve implacable qui promène, sur les tables des banquets, et sur les lits de satin, où sommeille la pâle prêtresse d'amour, payée avec les miroitements de l'or, les voluptés amères du désenchantement, les rides pestilentielles de la vieillesse, les effarements de la solitude et les flambeaux de la douleur. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je suis le Grand-Tout ; et cependant, par un côté, je reste inférieur aux hommes, que j'ai créés avec un peu de sable ! Raconte-leur un mensonge audacieux, et dis-leur que je ne suis jamais sorti du ciel, constamment enfermé, avec les soucis du trône, entre les marbres, les statues et les mosaïques de mes palais. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« O misérable ! as-tu attendu jusqu'à cette heure pour entendre les murmures et les complots qui, s'élevant simultanément de la surface des sphères, viennent raser d'une aile farouche les rebords papillacés de ton destructible tympan ? Il n'est pas loin, le jour, où mon bras te renversera dans la poussière, empoisonnée par ta respiration, et, arrachant de tes entrailles une nuisible vie, laissera sur le chemin ton cadavre, criblé de contorsions, pour apprendre au voyageur consterné, que cette chair palpitante, qui frappe sa vue d'étonnement, et cloue dans son palais sa langue muette, ne doit plus être comparée, si l'on garde son sang-froid, qu'au tronc pourri d'un chêne, qui tomba de vétusté ! Quelle pensée de pitié me retient devant ta présence ? Toi-même, recule plutôt devant moi, te dis-je, et va laver ton incommensurable honte dans le sang d'un enfant qui vient de naître : voilà quelles sont tes habitudes. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Mais, quand la fatigue impérieuse t'ordonnera d'arrêter ta marche devant les dalles de mon palais, recouvertes de ronces et de chardons, fais attention à tes sandales en lambeaux, et franchis, sur la pointe des pieds, l'élégance des vestibules. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il cherche des yeux la carafe de cristal afin d'humecter son palais desséché. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)