passer

Contextes de " passa "

« A la fin, ma poitrine oppressée, ne pouvant chasser avec assez de vitesse l'air qui donne la vie, les lèvres de ma bouche s'entr'ouvrirent, et je poussai un cri... un cri si déchirant... que je l'entendis ! Les entraves de mon oreille se délièrent d'une manière brusque, le tympan craqua sous le choc de cette masse d'air sonore repoussée loin de moi avec énergie, et il se passa un phénomène nouveau dans l'organe condamné par la nature. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Maintenant que j'ai repassé dans ma mémoire les diverses phases de cet aplatissement épouvantable contre le ventre du granit, pendant lequel la marée, sans que je m'en aperçusse, passa, deux fois, sur ce mélange irréductible de matière morte et de chair vivante, il n'est peut-être pas sans utilité de proclamer que cette dégradation n'était probablement qu'une punition, réalisée sur moi par la justice divine. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Une barque, qui revenait de placer ses filets au large, passa dans ces parages. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Ces plaies de la nature animale et humaine le rendirent malade pendant un mois, qu'il passa à l'infirmerie. » (Poésies I)

« En effet, j'avais soin d'arriver chaque jour pendant quelques heures, et cela se passa. » (Poésies I)

Contextes de " passaient "

« Quand quelqu'un me parlait, je me rappelais ce que j'avais vu, un jour, au-dessus des sphères visibles, et la traduction de mes sentiments étouffés en un hurlement impétueux, dont le timbre était identique à celui de mes semblables ! Je ne pouvais pas lui répondre ; car, les supplices exercés sur la faiblesse de l'homme, dans cette mer hideuse de pourpre, passaient devant mon front en rugissant comme des éléphants écorchés, et rasaient de leurs ailes de feu mes cheveux calcinés. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« le pivert et la chouette, qui passaient, lui enfoncèrent le bec entier dans le ventre, et dirent : "Ça, pour toi. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

Contextes de " passais "

« Faisant ma promenade quotidienne, chaque jour je passais dans une rue étroite ; chaque jour, une jeune fille svelte de dix ans me suivait, à distance, respectueusement, le long de cette rue, en me regardant avec des paupières sympathiques et curieuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

Contextes de " passait "

« Et la morale, qui passait en cet endroit, ne présageant pas qu'elle avait, dans ces pages incandescentes, un défenseur énergique, l'a vu se diriger, d'un pas ferme et droit, vers les recoins obscurs et les fibres secrètes des consciences. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Maldoror passait avec son bouledogue ; il voit une jeune fille qui dort à l'ombre d'un platane, et il la prit d'abord pour une rose. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« se soûlât ! Pitié pour cette lèvre, souillée dans les coupes de l'orgie ! le hérisson, qui passait, lui enfonça ses pointes dans le dos, et dit : "Ça, pour toi. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« l'âne, qui passait, lui donna un coup de pied sur la tempe, et dit : "Ça, pour toi. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« le crapaud, qui passait, lança un jet de bave sur son front, et dit : "Ça, pour toi. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« le lion, qui passait, inclina sa face royale, et dit : "Pour moi, je le respecte, quoique sa splendeur nous paraisse pour le moment éclipsée. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Vous autres, qui faites les orgueilleux, et n'êtes que des lâches, puisque vous l'avez attaqué quand il dormait, seriez-vous contents, si, mis à sa place, vous supportiez, de la part des passants, les injures que vous ne lui avez pas épargnées ?" l'homme, qui passait, s'arrêta devant le Créateur méconnu ; et, aux applaudissements du morpion et de la vipère, fienta, pendant trois jours, sur son visage auguste ! Malheur à l'homme, à cause de cette injure ; car, il n'a pas respecté l'ennemi, étendu dans le mélange de boue, de sang et de vin ; sans défense, et presque inanimé !... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Avec quelle satisfaction de n'être pas tout à fait ignorant sur les secrets de son double organisme, et quelle avidité d'en savoir davantage, je le contemplais dans sa métamorphose durable ! Quoiqu'il ne possédât pas un visage humain, il me paraissait beau comme les deux longs filaments tentaculiformes d'un insecte ; ou plutôt, comme une inhumation précipitée ; ou encore, comme la loi de la reconstitution des organes mutilés ; et surtout, comme un liquide éminemment putrescible ! Mais, ne prêtant aucune attention à ce qui se passait aux alentours, l'étranger regardait toujours devant lui, avec sa tête de pélican ! Un autre jour, je reprendrai la fin de cette histoire. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Scène unique, qu'aucun romancier ne retrouvera ! Un boucher passait, assis sur la viande de sa charrette. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mais elle s'envola vers la demeure du renégat, pour lui raconter ce qui se passait et trahir le crabe tourteau. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " passe "

« "Ce n'est pas l'esprit de Dieu qui passe : ce n'est que le soupir aigu de la prostitution, uni avec les gémissements graves du Montévidéen." » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ainsi, à ton premier aspect, un souffle prolongé de tristesse, qu'on croirait être le murmure de ta brise suave, passe, en laissant des ineffaçables traces, sur l'âme profondément ébranlée, et tu rappelles au souvenir de tes amants, sans qu'on s'en rende toujours compte, les rudes commencements de l'homme, où il fait connaissance avec la douleur, qui ne le quitte plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Tu n'es pas comme l'homme, qui s'arrête dans la rue, pour voir deux boule-dogues s'empoigner au cou, mais, qui ne s'arrête pas, quand un enterrement passe ; qui est ce matin accessible et ce soir de mauvaise humeur ; qui rit aujourd'hui et pleure demain. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - N'est-ce pas, fossoyeur, que tu voudras causer avec moi ? Un cachalot s'élève peu à peu du fond de la mer, et montre sa tête au-dessus des eaux, pour voir le navire qui passe dans ces parages solitaires. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il passe péniblement la main sur son front, comme pour en écarter un nuage dont l'opacité obscurcit son intelligence. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Voyez ce chiffonnier qui passe, courbé sur sa lanterne pâlotte ; il y a en lui plus de cœur que dans tous ses pareils de l'omnibus. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Oh ! dans cette supposition, maudits soient-ils les détours de cette rue obscure ! Horrible ! horrible ! ce qui s'y passe. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« elle s'avance lentement, sur les eaux, passe sous les arches du pont de la Gare et du pont d'Austerlitz, et continue son sillage silencieux, sur la Seine, jusqu'au pont de l'Alma. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quand il passe sur les ponts un être humain qui a quelque chose sur la conscience, elle éteint subitement ses reflets, et le passant, épouvanté, fouille en vain, d'un regard désespéré, la surface et le limon du fleuve. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« l'un s'en va, en sifflotant aigrement une tyrolienne absurde ; l'autre fait claquer ses doigts comme des castagnettes... Harcelé par sa pensée sombre, Maldoror, sur son cheval, passe près de cet endroit, avec la vitesse de l'éclair. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Comment veux-tu que les chairs de mon innocence bouillent dans la cuve, puisque je n'entends que des cris très faibles et confus, qui, pour moi, ne sont que les gémissements du vent qui passe au-dessus de nos têtes. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Voici la folle qui passe en dansant, tandis qu'elle se rappelle vaguement quelque chose. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Faites attention à ce mendiant qui passe ; il a vu que le derviche tendait un bras affamé, et, sans savoir à qui il faisait l'aumône, il a jeté un morceau de pain dans cette main qui implore la miséricorde. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« ne croyez pas que cela m'étonne !" Cette fois-ci, je m'éloignai définitivement ; mais, la plante des pieds ne pouvait pas se poser d'une manière sûre : un autre aurait pu ne pas s'en apercevoir ! le loup ne passe plus sous la potence qu'élevèrent, un jour de printemps, les mains entrelacées d'une épouse et d'une mère, comme quand il faisait prendre, à son imagination charmée, le chemin d'un repas illusoire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Ce n'est pas que mon corps nage dans le lac de la douleur ; passe alors. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Silence ! il passe un cortége funéraire à côté de vous. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« le milan royal a les ailes proportionnellement plus longues que les buses, et le vol bien plus aisé : aussi passe-t-il sa vie dans l'air. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« la solitude et l'obscurité ! Une chouette, volant dans une direction rectiligne, et dont la patte est cassée, passe au-dessus de la Madeleine, et prend son essor vers la barrière du Trône, en s'écriant : "Un malheur se prépare." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Savez-vous que, lorsque je songe à l'anneau de fer caché sous la pierre par la main d'un maniaque, un invincible frisson me passe par les cheveux ?

II

Il tire le bouton de cuivre, et le portail de l'hôtel moderne tourne sur ses gonds. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Ses frères, moins âgés que lui, se groupent autour du meuble, chargé d'un fardeau ; ils ne connaissent pas la vie d'une manière suffisante, pour se faire une idée nette de la scène qui se passe. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Dans le cas que j'y passe, j'ai une certitude, à nulle autre pareille, de vous y rencontrer et de vous toucher la main, pourvu que cette innocente manifestation d'un adolescent qui, hier encore, s'inclinait devant l'autel de la pudeur, ne doive pas vous offenser par sa respectueuse familiarité. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il prend le quai des Grands-Augustins et traverse le quai Conti ; au moment où il passe sur le quai Malaquais, il voit marcher sur le quai du Louvre, parallèlement à sa propre direction, un individu, porteur d'un sac sous le bras, et qui paraît l'examiner avec attention. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« je ne connais pas d'obstacle qui passe les forces de l'esprit humain, sauf la vérité. » (Poésies II)

« Tout ceci se passe de commentaires. » (Poésies II)

« le phénomène passe. » (Poésies II)

Contextes de " passé "

« Quelques-uns même ont affirmé que l'amour l'a réduit dans cet état ; ou que ces cris témoignent du repentir de quelque crime enseveli dans la nuit de son passé mystérieux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il n'a pas été construit avec du diamant et des pierres précieuses, car ce n'est qu'une pauvre chaumière, mal bâtie ; mais, cette chaumière célèbre a un passé historique que le présent renouvelle et continue sans cesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Où est-il passé ce premier chant de Maldoror, depuis que sa bouche, pleine des feuilles de la belladone, le laissa échapper, à travers les royaumes de la colère, dans un moment de réflexion ? Où est passé ce chant... On ne le sait pas au juste. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Où est-il passé ce premier chant de Maldoror, depuis que sa bouche, pleine des feuilles de la belladone, le laissa échapper, à travers les royaumes de la colère, dans un moment de réflexion ? Où est passé ce chant... On ne le sait pas au juste. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« le trouble est passé ; il persévère dans sa résolution ; et il est glorieux, d'après lui, de vaincre tôt ou tard le Grand-Tout, afin de régner à sa place sur l'univers entier, et sur des légions d'anges aussi beaux. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il y a longtemps de ça ; mais, je crois que maintenant il sait où est ma demeure ; il se garde d'y rentrer ; nous vivons, tous les deux, comme deux monarques voisins, qui connaissent leurs forces respectives, ne peuvent se vaincre l'un l'autre, et sont fatigués des batailles inutiles du passé. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« A mon tour, je m'efforce de lui rappeler sa jeunesse dorée, qui ne demande qu'à s'avancer dans les palais des plaisirs, comme une reine ; mais, il remarque que mes paroles sortent difficilement de ma bouche amaigrie, et que les années de mon propre printemps ont passé, tristes et glaciales, comme un rêve implacable qui promène, sur les tables des banquets, et sur les lits de satin, où sommeille la pâle prêtresse d'amour, payée avec les miroitements de l'or, les voluptés amères du désenchantement, les rides pestilentielles de la vieillesse, les effarements de la solitude et les flambeaux de la douleur. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« elle va devant soi, comme la feuille du peuplier, emportée, elle, sa jeunesse, ses illusions et son bonheur passé, qu'elle revoit à travers les brumes d'une intelligence détruite, par le tourbillon des facultés inconscientes. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« On me raconta ce qui s'était passé ; car, moi, je ne fus pas présente à l'événement qui eut pour conséquence la mort de ma fille. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Mais, je ne manquerai pas de dire aux hommes ce qui s'est passé dans cette cellule. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il se dirigera vers les galets de la plage ; mais, la marée montante, avec ses embruns et son approche dangereuse, lui raconteront qu'ils n'ignorent pas son passé ; et il précipitera sa course aveugle vers le couronnement de la falaise, tandis que les vents stridents d'équinoxe, en s'enfonçant dans les grottes naturelles du golfe et les carrières pratiquées sous la muraille des rochers retentissants, beugleront comme les troupeaux immenses des buffles des pampas. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je n'osais pas l'interrompre dans cette occupation, saintement archéologique : plongé dans le passé, il ressemblait à un écueil. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« par lesquels, je m'inclinai, comme dans un rêve, devant une noble et infortunée intelligence ! Cependant, tout était réel dans ce qui s'était passé, pendant ce soir d'été. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Mais quel mystère s'était donc passé sous l'eau, pour qu'une longue trace de sang s'aperçût à travers les vagues ? Revenus à la surface, toi, tu continuais de nager, et tu faisais semblant de ne pas remarquer la faiblesse croissante de ton compagnon. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Par ce moyen expiatoire, tu effaçais les tâches du passé, et tu faisais retomber sur celui qui devint la deuxième victime, la sympathie que tu n'avais pas su montrer à l'autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« je mis courageusement ma main dans la tienne, et, après cette action, je me sentis plus fort ; désormais un souffle de ton intelligence était passé dans moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Or, depuis les jours de ma naissance, où je vivais avec les premiers aïeuls de notre race, encore inexpérimenté dans la tension de mes embûches ; depuis les temps reculés, placés, au delà de l'histoire, où, dans de subtiles métamorphoses, je ravageais, à diverses époques, les contrées du globe par les conquêtes et le carnage, et répandais la guerre civile au milieu des citoyens, n'ai-je pas déjà écrasé sous mes talons, membre par membre ou collectivement, des générations entières, dont il ne serait pas difficile de concevoir le chiffre innombrable ? le passé radieux a fait de brillantes promesses à l'avenir : il les tiendra. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« la poutre s'apaisa, alla se placer au fond du manoir, reprit sa position horizontale, et rappela les araignées effarouchées, afin qu'elle continuassent, comme par le passé, à tisser leur toile à ses coins. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Dorénavant, il tourne majestueusement dans un plan horizontal, après avoir successivement passé, par une marche insensible, à travers plusieurs plans obliques. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« En son nom personnel, malgré elle, il le faut, je viens renier, avec une volonté indomptable, et une ténacité de fer, le passé hideux de l'humanité pleurarde. » (Poésies I)

« J'avais passé beaucoup de temps dans l'étude des sciences abstraites. » (Poésies II)

« - Vous savez, j'ai renié mon passé. » (Lettre VI (21/2/1870))

Contextes de " passée "

« Il est vrai que, lorsque tu descends en toi-même, pour scruter ta conduite souveraine, si le fantôme d'une injustice passée, commise envers cette malheureuse humanité, qui t'a toujours obéi, comme ton ami le plus fidèle, dresse, devant toi, les vertèbres immobiles d'une épine dorsale vengeresse, ton œil hagard laisse tomber la larme épouvantée du remords tardif, et qu'alors, les cheveux hérissés, tu crois, toi-même, prendre, sincèrement, la résolution de suspendre, à jamais, aux broussailles du néant, les jeux inconcevables de ton imagination de tigre, qui serait burlesque, si elle n'était pas lamentable ; mais, je sais aussi que la constance n'a pas fixé, dans tes os, comme une moelle tenace, le harpon de sa demeure éternelle, et que tu retombes assez souvent, toi et tes pensées, recouvertes de la lèpre noire de l'erreur, dans le lac funèbre des sombres malédictions. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Et quelle femme ! Les draps sont encore moites de leur contact attiédi et portent, dans leur désordre, l'empreinte d'une nuit passée dans l'amour..." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Pendant qu'il recherchait les décombres de son ancienne splendeur ; qu'il lavait ses mains avec du crachat en les essuyant ensuite sur ses cheveux (il valait mieux les laver avec du crachat, que de ne pas les laver du tout, après le temps d'une nuit entière passée dans le vice et le crime), elle entonnèrent les prières lamentables pour les morts, quand quelqu'un est descendu dans la tombe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Combien de fois, depuis cette nuit passée à la belle étoile, sur une falaise, ne me suis-je pas mêlé à des troupeaux de pourceaux, pour reprendre, comme un droit, ma métamorphose détruite ! Il est temps de quitter ces souvenirs glorieux, qui ne laissent, après leur suite, que la pâle voie lactée des regrets éternels. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« le médecin, qu'on a mandé en toute hâte, se frotte les mains et s'écrie : "la crise est passée. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " passées "

« Bien avant la fin de cette lecture, Mervyn est retombé sur son coude, dans l'impossibilité de suivre plus longtemps le raisonné développement des phrases passées à la filière et la saponification des obligatoires métaphores. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " passent "

« Des yeux vengeurs, que la science ignorante appelle météores, répandent une flamme livide, passent en roulant sur eux-mêmes, et articulent des paroles de mystère... qu'il comprend ! Alors, son chevet est broyé par les secousses de son corps, accablé sous le poids de l'insomnie, et il entend la sinistre respiration des rumeurs vagues de la nuit. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« C'est la meilleure : puisque c'est le roman ! Cette préface hybride a été exposée d'une manière qui ne paraîtra peut-être pas assez naturelle, en ce sens qu'elle surprend, pour ainsi dire, le lecteur, qui ne voit pas très-bien où l'on veut d'abord le conduire ; mais, ce sentiment de remarquable stupéfaction, auquel on doit généralement chercher à soustraire ceux qui passent leur temps à lire des livres ou des brochures, j'ai fait tous mes efforts pour le produire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " passer "

« Oh ! comme il est doux d'arracher brutalement de son lit un enfant qui n'a rien encore sur la lèvre supérieure, et, avec les yeux très-ouverts, de faire semblant de passer suavement la main sur son front, en inclinant en arrière ses beaux cheveux ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Si quelqu'un a du génie, on le fait passer pour un idiot ; si quelque autre est beau de corps, c'est un bossu affreux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« l'aigle, le corbeau, l'immortel pélican, le canard sauvage, la grue voyageuse, éveillés, grelottant de froid, me verront passer à la lueur des éclairs, spectre horrible et content. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il bat l'air de ses bras nerveux et souhaiterait que la lampe se transformât en homme ; il lui ferait passer un mauvais quart d'heure, il se le promet. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je ne pris pas à ce meurtre autant de plaisir qu'on pourrait le croire ; et, c'était, précisément, parce que j'étais rassasié de toujours tuer, que je le faisais dorénavant par simple habitude, dont on ne peut se passer, mais, qui ne procure qu'une jouissance légère. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Si c'était un cheval ou un chien, je le laissais passer : avez-vous entendu ce que je viens de dire ? Malheureusement, la nuit de cette tempête, j'étais dans un de ces accès, ma raison s'était envolée (car, ordinairement, j'étais aussi cruel, mais, plus prudent) ; et tout ce qui tomberait, cette fois-là, entre mes mains, devait périr ; je ne prétends pas m'excuser de mes torts. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quand la place où le vaisseau avait soutenu le combat montra clairement que celui-ci avait été passer le reste de ses jours au rez-de-chaussée de la mer, alors, ceux qui avaient été emportés avec les flots reparurent en partie à la surface. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« On a craint de passer pour sensible, et aucun n'a bougé, retranché dans le col de sa chemise. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quelquefois, dans une nuit d'orage, pendant que des légions de poulpes ailés, ressemblant de loin à des corbeaux, planent au-dessus des nuages, en se dirigeant d'une rame raide vers les cités des humains, avec la mission de les avertir de changer de conduite, le caillou, à l'œil sombre, voit deux êtres passer à la lueur de l'éclair, l'un derrière l'autre ; et, essuyant une furtive larme de compassion, qui coule de sa paupière glacée, il s'écrie : "Certes, il le mérite ; et ce n'est que justice." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« le peuple stupéfait me laissa passer, pour m'écarter de la place funèbre ; il m'a vu ouvrir avec mes coudes ses flots ondulatoires, et me remuer, plein de vie, avançant devant moi, la tête droite, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! J'avais dit que je voulais défendre l'homme, cette fois ; mais, je crains que mon apologie ne soit pas l'expression de la vérité ; et, par conséquent, je préfère me taire. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« la mouette, par ses cris et ses mouvements d'aile, s'efforçait en vain de nous avertir de la proximité possible de la tempête, et s'écriait : "Où s'en vont-ils, de ce galop insensé ?" Nous ne disions rien ; plongés dans la rêverie, nous nous laissions emporter sur les ailes de cette course furieuse ; le pêcheur, nous voyant passer, rapides comme l'albatros, et croyant apercevoir, fuyant devant lui, les deux frères mystérieux, comme on les avait ainsi appelés, parce qu'ils étaient toujours ensemble, s'empressait de faire le signe de la croix, et se cachait, avec son chien paralysé, sous quelque roche profonde. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il appela, dans la cellule voisine, un jeune homme qui était venu dans cette maison pour passer quelques moments d'insouciance avec une de ces femmes, et lui enjoignit de venir se placer à un pas de ses yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« "Les murailles s'écartèrent pour le laisser passer ; les nonnes, le voyant prendre son essor, dans les airs, avec des ailes qu'il avait cachées jusque-làla dans sa robe d'émeraude, se replacèrent en silence dessous le couvercle de la tombe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je préfère en boire deux, plutôt que de m'en passer. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Il me raconta que sa mère l'avait, un soir, appelé dans sa chambre, et lui avait ordonné de se déshabiller, pour passer la nuit avec elle dans un lit, et que, sans attendre aucune réponse, la maternité s'était dépouillée de tous ses vêtements, en entre-croisant, devant lui, les gestes les plus impudiques. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« où les as-tu pris ? Un jour, je vis passer devant moi une femme blonde ; elle les avait pareils aux tiens : tu les lui as arrachés. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Moi, j'ai toujours éprouvé un caprice infâme pour la pâle jeunesse des colléges, et les enfants étiolés des manufactures ! Mes paroles ne sont pas les réminiscences d'un rêve, et j'aurai trop de souvenirs à débrouiller, si l'obligation m'était imposée de faire passer devant vos yeux les événements qui pourraient affermir de leur témoignage la véracité de ma douloureuse affirmation. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Mais, quelle puissance possèdent-elle donc, mes gouttes séminales, pour attirer vers elle tout ce qui respire par des nerfs olfactifs ! Ils viennent des bords des Amazones, ils traversent les vallées qu'arrose le Gange, ils abandonnent le lichen polaire, pour accomplir de longs voyages à ma recherche, et demander aux cités immobiles, si elle n'ont pas vu passer, un instant, le long de leurs remparts, celui dont le sperme sacré embaume les montagnes, les lacs, les bruyères, les forêts, les promontoires et la vastitude des mers ! le désespoir de ne pas pouvoir me rencontrer (je me cache secrètement dans les endroits les plus inaccessibles, afin d'alimenter leur ardeur) les porte aux actes les plus regrettables. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Voici ce qu'il fit : il déplia le sac qu'il portait, dégagea l'ouverture, et, saisissant l'adolescent par la tête, il fit passer le corps entier dans l'enveloppe de toile. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Ce n'est qu'en admettant la nuit physiquement, qu'on est parvenu à la faire passer moralement. » (Poésies I)

« Passer des mots aux idées, il n'y a qu'un pas. » (Poésies I)

« Les perturbations, les anxiétés, les dépravations, la mort, les exceptions dans l'ordre physique ou moral, l'esprit de négation, les abrutissements, les hallucinations servies par la volonté, les tourments, la destruction, les renversements, les larmes, les insatiabilités, les asservissements, les imaginations creusantes, les romans, ce qui est inattendu, ce qu'il ne faut pas faire, les singularités chimiques de vautour mystérieux qui guette la charogne de quelque illusion morte, les expériences précoces et avortées, les obscurités à carapace de punaise, la monomanie terrible de l'orgueil, l'inoculation des stupeurs profondes, les oraisons funèbres, les envies, les trahisons, les tyrannies, les impiétés, les irritations, les acrimonies, les incartades agressives, la démence, le splëen, les épouvantements raisonnés, les inquiétudes étranges, que le lecteur préférerait ne pas éprouver, les grimaces, les névroses, les filières sanglantes par lesquelles on fait passer la logique aux abois, les exagérations, l'absence de sincérité, les scies, les platitudes, le sombre, le lugubre, les enfantements pires que les meurtres, les passions, le clan des romanciers de cours d'assises, les tragédies, les odes, les mélodrames, les extrêmes présentés à perpétuité, la raison impunément sifflée, les odeurs de poule mouillée, les affadissements, les grenouilles, les poulpes, les requins, le simoun des déserts, ce qui est somnambule, louche, nocturne, somnifère, noctambule, visqueux, phoque parlant, équivoque, poitrinaire, spasmodique, aphrodisiaque, anémique, borgne, hermaphrodite, bâtard, albinos, pédéraste, phénomène d'aquarium et femme à barbe, les heures soûles du découragement taciturne, les fantaisies, les âcretés, les monstres, les syllogismes démoralisateurs, les ordures, ce qui ne réfléchit pas comme l'enfant, la désolation, ce mancenillier intellectuel, les chancres parfumés, les cuisses aux camélias, la culpabilité d'un écrivain qui roule sur la pente du néant et se méprise lui-même avec des cris joyeux, les remords, les hypocrisies, les perspectives vagues qui vous broient dans leurs engrenages imperceptibles, les crachats sérieux sur les axiômes sacrés, la vermine et ses chatouillements insinuants, les préfaces insensées, comme celles de Cromwell, de Mlle de Maupin et de Dumas fils, les caducités, les impuissances, les blasphêmes, les asphyxies, les étouffements, les rages,-devant ces charniers immondes, que je rougis de nommer, il est temps de réagir enfin contre ce qui nous choque et nous courbe si souverainement. » (Poésies I)

« Ce n'est même que parce que l'auteur espère que le lecteur sous-entend qu'il pardonnera à ses héros fripons, qu'il se trahit lui-même et s'appuie sur le bien pour faire passer la description du mal. » (Poésies I)

« la poésie ne pourra pas se passer de la philosophie. » (Poésies II)

« la philosophie pourra se passer de la poésie. » (Poésies II)

« elle possède une sensibilité latente, qui prend au dépourvu, emporte au-dessus des misères, apprend à se passer de guide, fournit une arme de combat. » (Poésies II)

« Eh bien, sachez que je ne puis pas malheureusement laisser passer ainsi l'occasion de vous exprimer mes excuses. » (Lettre III (22/5/1869))

Contextes de " passera "

« - Comme tu es pâle ! la fin de cette veillée ne se passera pas sans que quelque événement funeste nous plonge tous les trois dans le lac du désespoir !

J'entends dans le lointain des cris prolongés de la douleur la plus poignante. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Que personne ne trouve possible, quand il passera dans cet endroit, de multiplier les tours par deux, afin que le produit soit quatre ! Quelques-uns soupçonnent que j'aime l'humanité comme si j'étais sa propre mère, et que je l'eusse portée, neuf mois, dans mes flancs parfumés ; c'est pourquoi, je ne repasse plus dans la vallée où s'élèvent les deux unités du multiplicande ! » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

Contextes de " passerait "

« Soyez certains que, si leur mâchoire était conforme à la mesure de leurs vœux infinis, la cervelle, la rétine des yeux, la colonne vertébrale, tout votre corps y passerait. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« je conseillai à sa mère de le prendre quelques jours chez elle, en assurant que cela se passerait. » (Poésies I)

Contextes de " passeras "

« Voyageur, quand tu passeras près de moi, ne m'adresse pas, je t'en supplie, le moindre mot de consolation : tu affaiblirais mon courage. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Lorsque tu passeras près de la tanière du tigre, il s'empressera de fuir, pour ne pas regarder, comme dans un miroir, son caractère exhaussé sur le socle de la perversité idéale. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " passerons "

« Qu'il n'arrive pas le jour où, Lohengrin et moi, nous passerons dans la rue, l'un à côté de l'autre, sans nous regarder, en nous frôlant le coude, comme deux passants pressés ! Oh ! qu'on me laisse fuir à jamais loin de cette supposition ! l'Éternel a créé le monde tel qu'il est : il montrerait beaucoup de sagesse si, pendant le temps strictement nécessaire pour briser d'un coup de marteau la tête d'une femme, il oubliait sa majesté sidérale, afin de nous révéler les mystères au milieu desquels notre existence étouffe, comme un poisson au fond d'une barque. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

Contextes de " passeront "

« Vous, dont le calme enviable ne peut pas faire plus que d'embellir le faciès, ne croyez pas qu'il s'agisse encore de pousser, dans des strophes de quatorze ou quinze lignes, ainsi qu'un élève de quatrième, des exclamations qui passeront pour inopportunes, et des gloussements sonores de poule cochinchinoise, aussi grotesques qu'on serait capable de l'imaginer, pour peu qu'on s'en donnât la peine ; mais il est préférable de prouver par des faits les propositions que l'on avance. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " passés "

« Tu comprends, n'est-ce pas, que je n'en ai pas la force ? Remets tes pleurs dans leur fourreau ; sinon, je croirais que tu n'as pas le courage de contempler, avec sang-froid, la grande balafre, occasionnée par un supplice déjà perdu pour moi dans la nuit des temps passés. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Mes draps sont constamment mouillés, comme s'ils avaient été passés dans l'eau, et, chaque jour, je les fais changer. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Quel est donc celui auquel je fais allusion ? C'est un ami que je possédais dans les temps passés, je crois. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« C'est un ami que je possédais dans les temps passés, je crois. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« le scarabée trembla devant ces paroles inattendues, et, ce qui, dans une autre occasion, aurait été un mouvement insignifiant, devint, cette fois, la marque distinctive d'une fureur qui ne connaissait plus de bornes ; car, il frotta redoutablement ses cuisses postérieures contre le bord des élytres, en faisant entendre un bruit aigu : "Qui es-tu, donc, toi ; être pusillanime ? Il paraît que tu as oublié certains développements étranges des temps passés ; tu ne les retiens pas dans ta mémoire, mon frère. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Où sont-ils passés, les becs de gaz ? Que sont-elle devenues, les vendeuses d'amour ? Rien... » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« AUX AMIS passés, présents et futurs ; » (Poésies I)

« Détrompez-vous, parce qu'il n'y a rien de plus bête ! Renouons la chaîne régulière avec les temps passés ; la poésie est la géométrie par excellence. » (Poésies I)

Contextes de " passes "

« Sûrement ils ont deviné le mal que tu m'as fait ; et, si tu passes à portée des piédestaux glacés qui soutiennent ces blocs sculptés, la vengeance t'y attend. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " passez "

« Si vous trouvez un pou dans votre route, passez votre chemin, et ne lui léchez pas les papilles de la langue. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quand vous passez sur un pont, pendant la nuit, faites bien attention ; vous êtes sûr de voir briller la lampe, ici ou là ; mais, on dit qu'elle ne se montre pas à tout le monde. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« A ce spectacle, moi, aussi, je voulus pénétrer dans cette maison ! J'allai descendre du pont, quand je vis, sur l'entablement d'un pilier, cette inscription, en caractères hébreux : "Vous, qui passez sur ce pont, n'y allez pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Passez donc, grotesque muscade. » (Poésies I)

« Allez, et passez-moi le mot ! l'on devient méchant, je le répète, et les yeux prennent la teinte des condamnés à mort. » (Poésies I)