personne

Contextes de " personne "

« La grue la plus vieille et qui forme à elle seule l’avant-garde, voyant cela, branle la tête comme une personne raisonnable, conséquemment son bec aussi qu’elle fait claquer, et n’est pas contente (moi, non plus, je ne le serais pas à sa place), tandis que son vieux cou, dégarni de plumes et contemporain de trois générations de grues, se remue en ondulations irritées qui présagent l’orage qui s’approche de plus en plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Qui ouvre la porte de ma chambre funéraire ? J’avais dit que personne n’entrât. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ici, c’est comme chez les vivants ; chacun paie un impôt, proportionnel à la richesse de la demeure qu’il s’est choisie ; et, si quelque avare refusait de délivrer sa quote-part, j’ai ordre, en parlant à sa personne, de faire comme les huissiers : il ne manque pas de chacals et de vautours qui désireraient faire un bon repas. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Audace du mensonge ! ils disent que le mal n’est chez eux qu’à l’état d’exception ! ... Maintenant, c’est fini depuis longtemps ; depuis longtemps, je n’adresse la parole à personne. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Les gens naïfs racontent, à ceux qui veulent les croire, que le portail sacré se referma de lui-même, en roulant sur ses gonds affligés, pour que personne ne pût assister à cette lutte impie, dont les péripéties allaient se dérouler dans l’enceinte du sanctuaire violé. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il me semblait qu’ils devaient m’entendre ! Il me semblait que ma haine et mes paroles, franchissant la distance, anéantissaient les lois physiques du son, et parvenaient, distinctes, à leurs oreilles, assourdies par les mugissements de l’océan en courroux ! Il me semblait qu’ils devaient penser à moi, et exhaler leur vengeance en impuissante rage ! De temps à autre, je jetais les yeux vers les cités, endormies sur la terre ferme ; et, voyant que personne ne se doutait qu’un vaisseau allait sombrer, à quelques milles du rivage, avec une couronne d’oiseaux de proie et un piédestal de géants aquatiques, au ventre vide, je reprenais courage, et l’espérance me revenait : j’étais donc sûr de leur perte ! Ils ne pouvaient échapper ! Par surcroît de précaution, j’avais été chercher mon fusil à deux coups, afin que, si quelque naufragé était tenté d’aborder les rochers à la nage, pour échapper à une mort imminente, une balle sur l’épaule lui fracassât le bras, et l’empêchât d’accomplir son dessein. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« L’hiver, elle avait sa place légitime autour de la grande cheminée ; car elle se croyait une personne sérieuse, et, pendant l’été, la prairie reconnaissait la suave pression de ses pas, quand elle s’aventurait, avec son filet de soie, attaché au bout d’un jonc, après les colibris, pleins d’indépendance, et les papillons, aux zigzags agaçants. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« L’esprit mécontent, il se rhabille avec précipitation, jette un regard de prudence sur la route poudreuse, où personne ne chemine, et ordonne au bouledogue d’étrangler avec le mouvement de ses mâchoires, la jeune fille ensanglantée. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Les autres cheveux sont restés sur sa tête ; et, moi, je gis, dans cette chambre lugubre, sur le parquet couvert de sang caillé, de lambeaux de viande sèche ; cette chambre est devenue damnée, depuis qu’il s’y est introduit ; personne n’y entre ; cependant, j’y suis enfermé. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Que personne ne trouve possible, quand il passera dans cet endroit, de multiplier les tours par deux, afin que le produit soit quatre ! Quelques-uns soupçonnent que j’aime l’humanité comme si j’étais sa propre mère, et que je l’eusse portée, neuf mois, dans mes flancs parfumés ; c’est pourquoi, je ne repasse plus dans la vallée où s’élèvent les deux unités du multiplicande !

__________

Une potence s’élevait sur le sol ; à un mètre de celui-ci, était suspendu par les cheveux un homme, dont les bras étaient attachés par derrière. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« La lame adhère si fortement au corps, que personne, jusqu’ici, n’a pu l’extraire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Je vois que tu veux faire croire à ta beauté ; mais, personne ne s’y trompe ; et moi, moins qu’un autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Quand je voulais tuer, je tuais ; cela, même, m’arrivait souvent, et personne ne m’en empêchait. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Si tu as un penchant marqué pour le caramel (admirable farce de la nature), personne ne le concevra comme un crime ; mais, ceux dont l’intelligence, plus énergique et capable de plus grandes choses, préfère le poivre et l’arsenic, ont de bonnes raisons pour agir de la sorte, sans avoir l’intention d’imposer leur pacifique domination à ceux qui tremblent de peur devant une musaraigne ou l’expression parlante des surfaces d’un cube. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Quoique cependant personne n’ait le droit de m’accuser de manquer de courage. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Que voulez-vous que j’y fasse, si les organes, affaiblis par le vice, se refusent à l’accomplissement des fonctions de la nutrition ? Mais, ne révélez mes confidences à personne. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Lui ai-je broyé une patte par inattention ? Lui ai-je enlevé ses petits ? Ces deux hypothèses, sujettes à caution, ne sont pas capables de soutenir un sérieux examen ; elles n’ont même pas de la peine à provoquer un haussement dans mes épaules et un sourire sur mes lèvres, quoique l’on ne doive se moquer de personne. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Il faut, je le sais, étayer d’un grand nombre de preuves l’argumentation qui se trouve comprise dans mon théorème ; eh bien, ces preuves existent, et vous savez que je n’attaque personne, sans avoir des motifs sérieux ! Je ris à gorge déployée, quand je songe que vous me reprochez de répandre d’amères accusations contre l’humanité, dont je suis un des membres (cette seule remarque me donnerait raison ! ) et contre la Providence : je ne rétracterai pas mes paroles ; mais, racontant ce que j’aurai vu, il ne me sera pas difficile, sans autre ambition que la vérité, de les justifier. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Personne ne la relève : il tarde à chacun de s’éloigner de ce parage. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mais la sensible Londonienne est à peine arrivée aux premières marches (elle ne court pas aussi promptement qu’une personne des classes inférieures) que déjà une de ses demoiselles d’atour redescend du premier étage, les joues empourprées de sueur, avec le flacon qui, peut-être, contient la liqueur de vie dans ses parois de cristal. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Ne montre cette lettre à personne."  » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mais, s’il est convenable d’accepter l’amitié d’une personne âgée, il l’est aussi de lui faire comprendre que nos caractères ne sont pas les mêmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Puisque vous paraissez souhaiter que j’aie de la confiance en votre propre personne (vœu qui n’est pas déplacé, je me plais à le confesser), ayez la bonté, je vous prie, de témoigner, à mon égard, une confiance analogue, et de ne pas avoir la prétention de croire que je serais tellement éloigné de votre avis, qu’après demain matin, à l’heure indiquée, je ne serais pas exact au rendez-vous. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Je franchirai le mur de clôture du parc, car la grille sera fermée, et personne ne sera témoin de mon départ. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Personne ne pouvait l’approcher, pas même notre mère. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Plus d’une fois mon père avait donné l’ordre de faire disparaître la cage et son contenu, car il se figurait que le serin se moquait de sa personne, en lui jetant le bouquet des cavatines aériennes de son talent de vocaliste. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Qui aurait désiré lire dans la pensée de ces deux êtres ? Le premier ne se cachait pas qu’il avait une mission difficile à accomplir : "Et comment réussir, s’écriait-il, pendant que les vagues grossissantes battaient son refuge temporaire, là où mon maître a vu plus d’une fois échouer sa force et son courage ? Moi, je ne suis qu’une substance limitée, tandis que l’autre, personne ne sait d’où il vient et quel est son but final. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Le fait fut qu’il n’y eut personne pour le combattre avec avantage. » (Poésies I)

« Ce sont des chocs de passions, d’irréconciliabilités et d’ambitions, à travers les hurlements d’un orgueil qui ne se laisse pas lire, se contient, et dont personne ne peut, même approximativement, sonder les écueils et les bas-fonds. » (Poésies I)

« Je lui recommandai de se taire soigneusement, et de n’en parler à personne, surtout à son professeur de seconde. » (Poésies I)

« Je ne permets à personne, pas même à Elohim, de douter de ma sincérité. » (Poésies II)

« Personne ne voudrait se servir de la cravate de Gérard de Nerval. » (Poésies II)

« Voici pourquoi : parce que, si vous m’aviez annoncé l’autre jour, dans l’ignorance de ce qui peut arriver de fâcheux aux circonstances où ma personne est placée, que les fonds s’épuisaient, je n’aurais eu garde d’y toucher ; mais certainement, j’aurais éprouvé autant de joie à ne pas écrire ces trois lettres que vous en auriez éprouvé vous-même à ne pas les lire. » (Lettre III (22/5/1869))

Contextes de " personnes "

« Discuter est le mot grammatical, et beaucoup de personnes trouveront qu’il ne faudrait pas contredire, sans un volumineux dossier de preuves, ce que je viens de coucher sur le papier ; mais, la chose diffère notablement, s’il est permis d’accorder à son propre instinct qu’il emploie une rare sagacité au service de sa circonspection, quand il formule des jugements qui paraîtraient autrement, soyez-en persuadé, d’une hardiesse qui longe les rivages de la fanfaronnade. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Et que, tel autre jour, pour parler en deuxième et dernier lieu de choses subjectives, son âme présenta au regard investigateur de la psychologie, je ne vais pas jusqu’à dire une aberration de la raison (qui, cependant, n’en serait pas moins curieuse ; au contraire, elle le serait davantage), mais, du moins, pour ne pas faire le difficile auprès de certaines personnes froides, qui ne me pardonneraient jamais les élucubrations flagrantes de mon exagération, un état inaccoutumé, assez souvent très-grave, qui marque que la limite accordée par le bon sens à l’imagination est quelquefois, malgré le pacte éphemère conclu entre ces deux puissances, malheureusement dépassée par la pression énergique de la volonté, mais, la plupart du temps aussi, par l’absence de sa collaboration effective : donnons à l’appui quelques exemples, dont il n’est pas difficile d’apprécier l’opportunité ; si, toutefois, l’on prend pour compagne une attentive modération. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Pour parler de ces effets qui durent peu de temps, un assassinat de huit personnes aux portes d’une capitale, la troublera - c’est certain - jusqu’à la destruction du mal. » (Poésies II)

« Nous sommes si peu vains, que l’estime de cinq personnes, mettons six, nous amuse, nous honore. » (Poésies II)

« Les personnes qui recevront les deux premières livraisons sont priées de ne pas les refuser, sous quelque prétexte que ce soit. » (Poésies II - Quatrième de couverture)