« ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon, d’où tout à coup part un vent étrange et fort, précurseur de la tempête. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Les animaux sauvages, n’osant pas s’approcher pour prendre part au repas de chair, s’enfuient à perte de vue, tremblants. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Quand, au matin, le soleil montrera ses rayons resplendissants et que l’alouette joyeuse emportera, avec elle, son cri, à perte de vue, dans les airs, tu pourras rester encore au lit, jusqu’à ce que cela te fatigue. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Mais, consolez-vous, humains, de sa perte douloureuse. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il me semblait qu’ils devaient m’entendre ! Il me semblait que ma haine et mes paroles, franchissant la distance, anéantissaient les lois physiques du son, et parvenaient, distinctes, à leurs oreilles, assourdies par les mugissements de l’océan en courroux ! Il me semblait qu’ils devaient penser à moi, et exhaler leur vengeance en impuissante rage ! De temps à autre, je jetais les yeux vers les cités, endormies sur la terre ferme ; et, voyant que personne ne se doutait qu’un vaisseau allait sombrer, à quelques milles du rivage, avec une couronne d’oiseaux de proie et un piédestal de géants aquatiques, au ventre vide, je reprenais courage, et l’espérance me revenait : j’étais donc sûr de leur perte ! Ils ne pouvaient échapper ! Par surcroît de précaution, j’avais été chercher mon fusil à deux coups, afin que, si quelque naufragé était tenté d’aborder les rochers à la nage, pour échapper à une mort imminente, une balle sur l’épaule lui fracassât le bras, et l’empêchât d’accomplir son dessein. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je me dirigeai vers celui qui m’appelait au secours, avec un œil glacial (car, la perte de son sang était si grande, que la faiblesse l’empêchait de parler, et que mon opinion était, quoique je ne fusse pas médecin, que l’hémorrhagie s’était déclarée au visage et au bas-ventre), et je coupai ses cheveux avec une paire de ciseaux, après avoir dégagé ses bras. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Ce n’est pas la première fois que le cauchemar de la perte momentanée de la mémoire établit sa demeure dans mon imagination, quand, par les inflexibles lois de l’optique, il m’arrive d’être placé devant la méconnaissance de ma propre image !
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Je m’étais endormi sur la falaise. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Les cris que m’arrachaient les tortures les laissaient inébranlables ; la perte abondante de mon sang les faisait sourire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Oh ! quelle force, en phrases exprimable, fatalement t’entraîna vers ta perte ? Il est presque impossible que je m’habitue à ce raisonnement que tu ne comprennes pas que, plaquant sur le gazon rougi, d’un coup de mon talon, les courbes fuyantes de ta tête triangulaire, je pourrais pétrir un innommable mastic avec l’herbe de la savane et la chair de l’écrasé. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« En cet instant, tes membres vigoureux étaient à perte de vue, et s’éloignaient encore, rapides comme une sonde qu’on laisse filer. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« La chienne était sortie de son chenil, et, comme si elle avait compris l’étendue de notre perte, elle léchait avec la langue de la stérile consolation la robe des trois Marguerite. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Indécisions à outrance, talent mal employé, perte de temps : rien ne sera plus facile à vérifier. » (Poésies I)