peu

Contextes de " peu "

« Alors, les hommes relèveront peu à peu la tête, en reprenant courage, pour voir celui qui parle ainsi, allongeant le cou comme l’escargot. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Oui, disparaissons peu à peu de leurs yeux, témoin, une fois de plus, des conséquences des passions, complétement satisfait... » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Les uns disent que tu arrivais vers moi pour me sucer le peu de sang qui se trouve dans mon corps : pourquoi cette hypothèse n’est-elle pas la réalité !  » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Un soir, il se dirigea vers un cimetière, et les adolescents qui trouvent du plaisir à violer les cadavres de belles femmes mortes depuis peu, purent, s’ils le voulurent, entendre la conversation suivante, perdue dans le tableau d’une action qui va se dérouler en même temps. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - N’est-ce pas, fossoyeur, que tu voudras causer avec moi ? Un cachalot s’élève peu à peu du fond de la mer, et montre sa tête au-dessus des eaux, pour voir le navire qui passe dans ces parages solitaires. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Peut-être que c’est à peu près tout le sang que pût contenir son corps, et il est probable qu’il n’y en reste pas beaucoup. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Dis-moi, un peu ; serait-ce, parce que tu connais les détours de mon cœur, que, lorsqu’il m’arrive d’apparaître où tu veilles, tu t’empresses de désigner ma présence pernicieuse, et de porter l’attention des adorateurs vers le côté où vient de se montrer l’ennemi des hommes ? Je penche vers cette opinion ; car, moi aussi, je commence à te connaître ; et je sais qui tu es, vieille sorcière, qui veilles si bien sur les mosquées sacrées, où se pavane, comme la crête d’un coq, ton maître curieux. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il reconnaît la forme de la lampe ; il reconnaît la forme de l’ange ; mais, il ne peut pas les scinder dans son esprit ; en effet, dans la réalité, elles sont collées l’une dans l’autre, et ne forment qu’un corps indépendant et libre ; mais, lui croit que quelque nuage a voilé ses yeux, et lui a fait perdre un peu de l’excellence de sa vue. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Celui-ci lui fait comprendre, sans parler, qu’il reprendra sa forme primitive, à mesure qu’il montera vers le ciel ; laisse tomber une larme, qui rafraîchit le front de celui qui lui a donné la gangrène ; et disparaît peu à peu, comme un vautour, en s’élevant au milieu des nuages. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Un navire venait de mettre toutes voiles pour s’éloigner de ce parage : un point imperceptible venait de paraître à l’horizon, et s’approchait peu à peu, poussé par la rafale, en grandissant avec rapidité. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« De tous ces êtres humains, qui remuent les quatre membres dans ce continent peu ferme, les requins ne font bientôt qu’une omelette sans œufs, et se la partagent d’après la loi du plus fort. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Elle laisse échapper des lambeaux de phrases dans lesquels, en les recousant, très-peu trouveraient une signification claire. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Attends un peu, et tu vas voir, si j’appelle le kakatoès, au bec crochu." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« La mousse recouvrait ce corps de logis, qui, sans doute, avait été un couvent et servait, à l’heure actuelle, avec le reste du bâtiment, comme demeure de toutes ces femmes qui montraient chaque jour, à ceux qui entraient, l’intérieur de leur vagin, en échange d’un peu d’or. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Je suis le Grand-Tout ; et cependant, par un côté, je reste inférieur aux hommes, que j’ai créés avec un peu de sable ! Raconte-leur un mensonge audacieux, et dis-leur que je ne suis jamais sorti du ciel, constamment enfermé, avec les soucis du trône, entre les marbres, les statues et les mosaïques de mes palais. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« On a vu des explosions de feu grisou anéantir des familles entières ; mais, elles connurent l’agonie peu de temps, parce que la mort est presque subite, au milieu des décombres et des gaz délétères : moi... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Non pas qu’elle ne puisse repousser, puisque les physiologistes ont découvert que même les cerveaux enlevés reparaissent à la longue, chez les animaux ; mais, ma pensée, s’arrêtant à une simple constatation, qui n’est pas dépourvue, d’après le peu que j’en aperçois, d’une volupté énorme, ne va pas, même dans ses conséquences les plus hardies, jusqu’aux frontières d’un vœu pour ta guérison, et reste, au contraire, fondée, par la mise en œuvre de sa neutralité plus que suspect, à regarder (ou du moins à souhaiter), comme le présage de malheurs plus grands, ce qui ne peut être pour toi qu’une privation momentanée de la peau qui recouvre le dessus de ta tête. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Et même, si le hasard te permettait, par un miracle absurde, mais non pas, quelquefois, raisonnable, de retrouver cette peau précieuse qu’a gardée la religieuse vigilance de ton ennemi, comme le souvenir enivrant de sa victoire, il est presque extrêmement possible que, quand même on n’aurait étudié la loi des probabilités que sous le rapport des mathématiques (or, on sait que l’analogie transporte facilement l’application de cette loi dans les autres domaines de l’intelligence), ta crainte légitime, mais, un peu exagérée, d’un refroidissement partiel ou total, ne refuserait pas l’occasion importante, et même unique, qui se présenterait d’une manière si opportune, quoique brusque, de préserver les diverses parties de ta cervelle du contact de l’atmosphère, surtout pendant l’hiver, par une coiffure qui, à bon droit, t’appartient, puisqu’elle est naturelle, et qu’il te serait permis, en outre (il serait incompréhensible que tu le niasses), de garder constamment sur la tête, sans courir les risques, toujours désagréables, d’enfreindre les règles les plus simples d’une convenance élémentaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Je ne crois pas que le lecteur ait lieu de se repentir, s’il prête à ma narration, moins le nuisible obstacle d’une crédulité stupide, que le suprême service d’une confiance profonde, qui discute légalement, avec une secrète sympathie, les mystères poétiques, trop peu nombreux, à son propre avis, que je me charge de lui révéler, quand, chaque fois, l’occasion s’en présente, comme elle s’est inopinément aujourd’hui présentée, intimement pénétrée des toniques senteurs des plantes aquatiques, que la bise fraîchissante transporte dans cette strophe, qui contient un monstre, qui s’est approprié les marques distinctives de la famille des palmipèdes. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« courage ! il y a en toi un esprit peu commun, je t’aime, et je ne désespère pas de ta complète délivrance, pourvu que tu absorbes quelques substances médicamenteuses ; qui ne feront que hâter la disparition des derniers symptômes du mal. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Jetez un peu de cendre sur mon orbite en feu. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« C’est peu et c’est beaucoup. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Dans le cas qui nous préoccupe, cependant, je m’appuierai sur votre amour envers la vérité, pour que vous prononciez, avec moi, sans tarder une seconde de plus, que c’est peu. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Chacun a le bon sens de confesser sans difficulté (quoique avec un peu de mauvaise grâce) qu’il ne s’aperçoit pas, au premier abord, du rapport, si lointain qu’il soit, que je signale entre la beauté du vol du milan royal, et celle de la figure de l’enfant, s’élevant doucement, au-dessus du cercueil découvert, comme un nénuphar qui perce la surface des eaux ; et voilà précisément en quoi consiste l’impardonnable faute qu’entraîne l’inamovible situation d’un manque de repentir, touchant l’ignorance volontaire dans laquelle on croupit. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« S’il avait cru que la mort est aussi peu sympathique dans sa naïveté, il aurait renoncé à son mandat, pour ne pas augmenter la légitime douleur des nombreux parents et amis du défunt ; mais, une secrète voix l’avertit de leur donner quelques consolations, qui ne seront pas inutiles, ne fût-ce que celle qui ferait entrevoir l’espoir d’une prochaine rencontre dans les cieux entre celui qui mourut et ceux qui survécurent." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Des larmes coulent maintenant sur ses joues un peu décolorées, et tombent sur tes draps : le souvenir est quelquefois plus amer que la chose. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Vous, dont le calme enviable ne peut pas faire plus que d’embellir le faciès, ne croyez pas qu’il s’agisse encore de pousser, dans des strophes de quatorze ou quinze lignes, ainsi qu’un élève de quatrième, des exclamations qui passeront pour inopportunes, et des gloussements sonores de poule cochinchinoise, aussi grotesques qu’on serait capable de l’imaginer, pour peu qu’on s’en donnât la peine ; mais il est préférable de prouver par des faits les propositions que l’on avance. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Aujourd’hui, je vais fabriquer un petit roman de trente pages ; cette mesure restera dans la suite à peu près stationnaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Quelque obstacle imprévu ne peut-il l’embarrasser dans sa route ? Et cette circonstance, serait-elle si peu fréquente, qu’il dût prendre sur lui de la considérer comme une exception ? Que ne considère-t-il plutôt, comme un fait anormal, la possibilité qu’il a eue jusqu’ici de se sentir dépourvu d’inquiétude et pour ainsi dire heureux ? De quel droit en effet prétendrait-il gagner indemne sa demeure, lorsque quelqu’un le guette et le suit par derrière comme sa future proie ? (Ce serait bien peu connaître sa profession d’écrivain à sensation, que de ne pas, au moins, mettre en avant, les restrictives interrogations après lesquelles arrive immédiatement la phrase que je suis sur le point de terminer.) » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il lui semble (ce n’est que depuis la lecture qu’il vient de terminer) que son père est un peu sévère et sa mère trop majestueuse. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Je me mis, sur-le-champ, à l’œuvre de démolition, et les passants purent croire, pour peu qu’ils eussent de l’imagination, que le travail ne chômait pas chez nous. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Le sauvage civilisé lâche peu à peu, jusqu’à l’autre bout, qu’il retient avec un métacarpe ferme, ce qui ressemble à tort à une barre d’acier. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Il existe une convention peu tacite entre l’auteur et le lecteur, par laquelle le premier s’intitule malade, et accepte le second comme garde-malade. » (Poésies I)

« Décrire les passions n’est rien ; il suffit de naître un peu chacal, un peu vautour, un peu panthère. » (Poésies I)

« Oui, bonnes gens, c’est moi qui vous ordonne de brûler, sur une pelle, rougie au feu, avec un peu de sucre jaune, le canard du doute, aux lèvres de vermouth, qui, répandant, dans une lutte mélancolique entre le bien et le mal, des larmes qui ne viennent pas du cœur, sans machine pneumatique, fait, partout, le vide universel. » (Poésies I)

« S’effondrera, dans un temps pareil, la littérature peu poétique qui s’est appuyée sur eux. » (Poésies I)

« Je vous demande un peu, beaucoup ! Les professeurs de troisième, donc, donnent, dans leurs classes à traduire, en vers grecs, deux sanglants épisodes. » (Poésies I)

« Ce peu, par où elles ont paru, en augmente le mérite. » (Poésies II)

« Pour parler de ces effets qui durent peu de temps, un assassinat de huit personnes aux portes d’une capitale, la troublera - c’est certain - jusqu’à la destruction du mal. » (Poésies II)

« Le peu de gens avec qui on communique n’était pas fait pour m’en dégoûter. » (Poésies II)

« C’est tout ce qu’ils ont pu inventer pour se consoler de si peu de maux. » (Poésies II)

« Elle le cache pour un peu de temps. » (Poésies II)

« Nous sommes si peu présomptueux que nous voudrions être connus de la terre, même des gens qui viendront quand nous n’y serons plus. » (Poésies II)

« Nous sommes si peu vains, que l’estime de cinq personnes, mettons six, nous amuse, nous honore. » (Poésies II)

« Peu de chose nous console. » (Poésies II)

« Par cette extrémité, ils sont aussi relevés que nous, que les enfants, un peu plus que les bêtes. » (Poésies II)

« C’est la marque d’un naturel peu féroce, lorsque le plaisir rend humain. » (Poésies II)

« Les princes font peu d’ingrats. » (Poésies II)

« Naturellement, j’ai un peu exagéré le diapason pour faire du nouveau dans le sens de cette littérature sublime qui ne chante le désespoir que pour opprimer le lecteur, et lui faire désirer le bien comme remède. » (Lettre IV (23/10))

« Puisque les circonstances ont rendu l’ouvrage digne jusqu’à un certain point de figurer avantageusement dans votre catalogue, je crois qu’il peut se vendre un peu plus cher, je n’y vois pas d’inconvénient. » (Lettre V (27/10))

« Laissez-moi reprendre d’un peu haut. » (Lettre VII (12/3/1870))