Contextes de " racine "
« On lui donne la tête pour trône, et lui, accroche ses
griffes à la racine des cheveux, avec dignité. »;
(Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Comment le dragon s'est laissé prendre à la poitrine
? Il a beau user de la ruse et de la force ; je m'aperçois que l'aigle,
collé à lui par tous ses membres, comme une sangsue, enfonce
de plus en plus son bec, malgré de nouvelles blessures qu'il reçoit,
jusqu'à la racine du cou, dans le ventre du dragon. »;
(Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Je me mis à le regarder de plus en plus attentivement et
je vis que c'était un cheveu ! Après une grande lutte, avec
la matière qui l'entourait comme une prison, il alla s'appuyer contre
le lit qui était dans cette chambre, la racine reposant sur
un tapis et la pointe adossée au chevet. »; (Les Chants de
Maldoror - Chant III)
« "Moi, pendant ce temps, je sentais des pustules envenimées
qui croissaient plus nombreuses, en raison de son ardeur inaccoutumée
pour les jouissances de la chair, entourer ma racine de leur fiel
mortel, absorber, avec leurs ventouses, la substance génératrice
de ma vie. »; (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Au moment où les désirs corporels atteignaient au
paroxysme de la fureur, je m'aperçus que ma racine s'affaissait
sur elle-même, comme un soldat blessé par une balle. »;
(Les Chants de Maldoror - Chant III)
« N'ayant pas la force de me lever sur ma racine brûlante,
je ne pus voir ce qu'ils firent. »; (Les Chants de Maldoror - Chant
III)
« Il s'écriait : "Qui me dénouera les bras ? qui
me dénouera les cheveux ? Je me disloque dans des mouvements qui
ne font que séparer davantage de ma tête la racine
des cheveux ; la soif et la faim ne sont pas les causes principales qui
m'empêchent de dormir. »; (Les Chants de Maldoror - Chant
IV)
« Mes pieds ont pris racine dans le sol et composent, jusqu'à
mon ventre, une sorte de végétation vivace, remplie d'ignobles
parasites, qui ne dérive pas encore de la plante, et qui n'est plus
de la chair. »; (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Si tu suis mes ordonnances, ma poésie te recevra à
bras ouverts, comme quand un pou resèque, avec ses baisers, la racine
d'un cheveu. »; (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Extirpez le mal par la racine. »; (Poésies
I)
Contextes de " racines "
« Un morceau de terre est-il occupé par trente millions d'êtres
humains, ceux-ci se croient obligés de ne pas se mêler de
l'existence de leurs voisins, fixés comme des racines sur
le morceau de terre qui suit. »; (Les Chants de Maldoror - Chant
I)
« Et, cependant, malgré les bonnes résolutions prises
d'avance, comment ne pas reconnaître la force de ces femmes, les
muscles de leur bras ? Leur adresse, qui consistait à frapper sur
les parties les plus sensibles, comme le visage et le bas-ventre, ne sera
mentionnée par moi, que si j'aspire à l'ambition de raconter
la totale vérité ! A moins que, appliquant mes lèvres,
l'une contre l'autre, surtout dans la direction horizontale (mais, chacun
n'ignore pas que c'est la manière la plus ordinaire d'engendrer
cette pression), je ne préfère garder un silence gonflé
de larmes et de mystères, dont la manifestation pénible sera
impuissante à cacher, non seulement aussi bien mais encore mieux
que mes paroles (car, je ne crois pas me tromper, quoiqu'il ne faille pas
certainement nier en principe, sous peine de manquer aux règles
les plus élémentaires de l'habileté, les possibilités
hypothétiques d'erreur) les résultats funestes occasionnés
par la fureur qui met en œuvre les métacarpes secs et les articulations
robustes : quand même on ne se mettrait pas au point de vue de l'observateur
impartial et du moraliste expérimenté (il est presque assez
important que j'apprenne que je n'admets pas, au moins entièrement,
cette restriction plus ou moins fallacieuse), le doute, à cet égard,
n'aurait pas la faculté d'étendre ses racines ; car,
je ne le suppose pas, pour l'instant, entre les mains d'une puissance surnaturelle,
et périrait immanquablement, pas subitement peut-être, faute
d'une séve remplissant les conditions simultanées de nutrition
et d'absence de matières vénéneuses. »; (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« la reconnaissance a vu ses racines se dessécher, comme
le lit d'une mare ; mais, à sa place, l'ambition a crû dans
des proportions qu'il me serait pénible de qualifier. »; (Les
Chants de Maldoror - Chant V)