rappeler

Contextes de " rappela "

« La poutre s’apaisa, alla se placer au fond du manoir, reprit sa position horizontale, et rappela les araignées effarouchées, afin qu’elles continuassent, comme par le passé, à tisser leur toile à ses coins. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " rappelai "

« Je me rappelai l’inscription du pilier ; je compris ce qu’était devenu le rêveur pubère que ses amis attendaient encore chaque jour depuis le moment de sa disparition... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

Contextes de " rappelais "

« Quand quelqu’un me parlait, je me rappelais ce que j’avais vu, un jour, au-dessus des sphères visibles, et la traduction de mes sentiments étouffés en un hurlement impétueux, dont le timbre était identique à celui de mes semblables ! Je ne pouvais pas lui répondre ; car, les supplices exercés sur la faiblesse de l’homme, dans cette mer hideuse de pourpre, passaient devant mon front en rugissant comme des éléphants écorchés, et rasaient de leurs ailes de feu mes cheveux calcinés. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ne me rappelais-je donc pas que, moi, aussi, j’avais été scalpé, quoique ce ne fût que pendant cinq ans (le nombre exact du temps m’avait failli) que j’avais enfermé un être humain dans une prison, pour être témoin du spectacle de ses souffrances, parce qu’il m’avait refusé, à juste titre, une amitié qui ne s’accorde pas à des êtres comme moi ? Puisque je fais semblant d’ignorer que mon regard peut donner la mort, même aux planètes qui tournent dans l’espace, il n’aura pas tort, celui qui prétendra que je ne possède pas la faculté des souvenirs. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

Contextes de " rappeler "

« A mon tour, je m’efforce de lui rappeler sa jeunesse dorée, qui ne demande qu’à s’avancer dans les palais des plaisirs, comme une reine ; mais, il remarque que mes paroles sortent difficilement de ma bouche amaigrie, et que les années de mon propre printemps ont passé, tristes et glaciales, comme un rêve implacable qui promène, sur les tables des banquets, et sur les lits de satin, où sommeille la pâle prêtresse d’amour, payée avec les miroitements de l’or, les voluptés amères du désenchantement, les rides pestilentielles de la vieillesse, les effarements de la solitude et les flambeaux de la douleur. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il a dit que les nonnes du couvent-lupanar ne retrouvent plus leur sommeil ; rôdent dans le préau, gesticulant comme des automates, écrasant avec le pied les renoncules et les lilas ; devenues folles d’indignation, mais, non assez, pour ne pas se rappeler la cause qui engendra cette maladie, dans leur cerveau... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Pour rompre votre paresse, mettez en usage les ressources d’une bonne volonté, marchez à côté de moi et ne perdez pas de vue ce fou, la tête surmontée d’un vase de nuit, qui pousse, devant lui, la main armée d’un bâton, celui que vous auriez de la peine à reconnaître, si je ne prenais soin de vous avertir, et de rappeler à votre oreille le mot qui se prononce Mervyn. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " rappelle "

« Je me rappelle la nuit qui précéda cette dangereuse liaison. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Vieil océan, ta forme harmonieusement sphérique, qui réjouit la face grave de la géométrie, ne me rappelle que trop les petits yeux de l’homme, pareils à ceux du sanglier pour la petitesse, et à ceux des oiseaux de nuit pour la perfection circulaire du contour. Cependant, l’homme s’est cru beau dans tous les siècles. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Je me la rappelle, et Dieu nous a exaucés. Nous n’avons pas à nous plaindre de notre lot sur cette terre. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Son cœur ne bat plus... Et celle-ci est morte, en même temps que le fruit de ses entrailles, fruit que je ne reconnais plus, tant il est défiguré... Mon épouse ! ... Mon fils ! ... Je me rappelle un temps lointain où je fus époux et père. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Fossoyeur, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ces larmes, pareilles à celles d’une femme ? Rappelle-toi-le bien ; nous sommes sur ce vaisseau démâté pour souffrir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Voici la folle qui passe en dansant, tandis qu’elle se rappelle vaguement quelque chose. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Vous désirez savoir, n’est-ce pas, comment il se trouve implanté verticalement dans mes reins ? Moi-même, je ne me le rappelle pas très clairement ; cependant, si je me décide à prendre pour un souvenir ce qui n’est peut-être qu’un rêve, sachez que l’homme, quand il a su que j’avais fait vœu de vivre avec la maladie et l’immobilité jusqu’à ce que j’eusse vaincu le Créateur, marcha, derrière moi, sur la pointe des pieds, mais, non pas si doucement, que je ne l’entendisse. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« écoute, si l’aveu d’un homme, qui se rappelle avoir vécu un demi-siècle sous la forme de requin dans les courants sous-marins qui longent les côtes de l’Afrique, t’intéresse assez vivement pour lui prêter ton attention, sinon avec amertume, du moins sans la faute irréparable de montrer le dégoût que je t’inspire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Cependant, je me rappelle vaguement que je t’ai donné la permission de laisser tes pattes grimper sur l’éclosion de la poitrine, et de là jusqu’à la peau qui recouvre mon visage ; que par conséquent, je n’ai pas le droit de te contraindre. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« je ne sais plus ce que j’avais l’intention de dire, car, je ne me rappelle pas le commencement de la phrase. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Avec ma voix et ma solennité des grands jours, je te rappelle dans mes foyers déserts, glorieux espoir. » (Poésies I)

« Si l’on se rappelle la vérité d’où découlent toutes les autres, la bonté absolue de Dieu et son ignorance absolue du mal, les sophismes s’effondreront d’eux-mêmes. » (Poésies I)

Contextes de " rappellerais "

« Oui, n’est-ce pas ? Il n’en est pas moins vrai que je n’avais pas parlé de la destruction des rhinocéros ! Si certains amis me prétendaient le contraire, je ne les écouterais pas, et je me rappellerais que la louange et la flatterie sont deux grandes pierres d’achoppement. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

Contextes de " rappelles "

« Ainsi, à ton premier aspect, un souffle prolongé de tristesse, qu’on croirait être le murmure de ta brise suave, passe, en laissant des ineffaçables traces, sur l’âme profondément ébranlée, et tu rappelles au souvenir de tes amants, sans qu’on s’en rende toujours compte, les rudes commencements de l’homme, où il fait connaissance avec la douleur, qui ne le quitte plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Te rappelles-tu cette époque, mon doux maître, où nous faisions des vœux, pour avoir un enfant, dans lequel nous renaîtrions une seconde fois, et qui serait le soutien de notre vieillesse ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Quelle monstrueuse aberration de l’imagination t’empêche de me reconnaître ! Tu ne te rappelles donc pas les services importants que je t’ai rendus, par la gratification d’une existence que je fis émerger du chaos, et, de ton côté, le vœu, à jamais inoubliable, de ne pas déserter mon drapeau, afin de me rester fidèle jusqu’à la mort ? Quand tu étais enfant (ton intelligence était alors dans sa plus belle phase), le premier, tu grimpais sur la colline, avec la vitesse de l’izard, pour saluer, par un geste de ta petite main, les multicolores rayons de l’aurore naissante. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " rappelons "

« Rappelons les noms de ces êtres imaginaires, à la nature d’ange, que ma plume, pendant le deuxième chant, a tirés d’un cerveau, brillant d’une lueur émanée d’eux-mêmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)