tombe

Contextes de " tombe "

« On t'appellera bon, et les couronnes de laurier et les médailles d'or cacheront tes pieds nus, épars sur la grande tombe, à la figure vieille. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Malheur au voyageur attardé ! Les amis des cimetières se jetteront sur lui, le déchireront, le mangeront, avec leur bouche d'où tombe du sang ; car, ils n'ont pas les dents gâtées. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Comme un condamné qui essaie ses muscles, en réfléchissant sur leur sort, et qui va bientôt monter à l'échafaud, debout, sur mon lit de paille, les yeux fermés, je tourne lentement mon col de droite à gauche, de gauche à droite, pendant des heures entières ; je ne tombe pas raide mort. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Déroule tes vagues épouvantables, océan hideux, compris par moi seul, et devant lequel je tombe, prosterné à tes genoux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Est-ce pour ce motif que vous vous montrez devant moi dans cette prosternation ? ou bien, est-ce parce que vous me voyez parcourir, phénomène nouveau, comme une comète effrayante, l'espace ensanglanté ? (Il me tombe une pluie de sang de mon vaste corps, pareil à un nuage noirâtre que pousse l'ouragan devant soi.) » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« le créateur de l'univers, je lui ai toujours conservé mon amour ; mais, si, après la mort, nous ne devons plus exister, pourquoi vois-je, la plupart des nuits, chaque tombe s'ouvrir, et leurs habitants soulever doucement les couvercles de plomb, pour aller respirer l'air frais.

- Arrête-toi dans ton travail. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Qui serait assez audacieux pour contester que je ne connais pas la qualité des cheveux ?

- Que me veux-tu, quand je creuse une tombe ? le lion ne souhaite pas qu'on l'agace, quand il se repaît. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Il est vrai... je ne rêve pas ! Qui es-tu donc, toi, qui te penches là pour creuser une tombe, tandis que, comme un paresseux qui mange le pain des autres, je ne fais rien ? C'est l'heure de dormir, ou de sacrifier son repos à la science. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ce qui est du moins acquis à la science, c'est que, depuis ce temps, l'homme, à la figure de crapaud, ne se reconnaît plus lui-même, et tombe souvent dans des accès de fureur qui le font ressembler à une bête des bois. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Donc, Lohengrin, fais ce que tu voudras, agis comme il te plaira, enferme-moi toute la vie dans une prison obscure, avec des scorpions pour compagnons de ma captivité, ou arrache-moi un œil jusqu'à ce qu'il tombe à terre, je ne te ferai jamais le moindre reproche ; je suis à toi, je t'appartiens, je ne vis plus pour moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« le bois est devenu auguste comme une tombe, par la présence nocturne de l'hermaphrodite infortuné. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« On lui fait des funérailles grandioses, comme à un héros, et la bière, qui le conduit directement vers le couvercle de la tombe, est portée, sur les épaules, par les principaux citoyens. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il le lance en l'air avec force... la chaîne est coupée, par le milieu, comme l'herbe par la faux, et l'instrument du culte tombe à terre, en répandant son huile sur les dalles... Il saisit la lampe pour la porter dehors, mais elle résiste et grandit. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« On m'a vu descendre dans la vallée, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! Une tête à la main, dont je rongeais le crâne, j'ai nagé dans les gouffres les plus dangereux, longé les écueils mortels, et plongé plus bas que les courants, pour assister, comme un étranger, aux combats des monstres marins ; je me suis écarté du rivage, jusqu'à le perdre de ma vue perçante ; et, les crampes hideuses, avec leur magnétisme paralysant, rôdaient autour de mes membres, qui fendaient les vagues avec des mouvements robustes, sans oser approcher. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« On m'a vu revenir, sain et sauf, dans la plage, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! Une tête à la main, dont je rongeais le crâne, j'ai franchi les marches ascendantes d'une tour élevée. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« On me vit descendre, avec la lenteur de l'oiseau, porté par un nuage invisible, et ramasser la tête, pour la forcer à être témoin d'un triple crime, que je devais commettre le jour même, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! Une tête à la main, dont je rongeais le crâne, je me suis dirigé vers l'endroit où s'élèvent les poteaux qui soutiennent la guillotine. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« le peuple stupéfait me laissa passer, pour m'écarter de la place funèbre ; il m'a vu ouvrir avec mes coudes ses flots ondulatoires, et me remuer, plein de vie, avançant devant moi, la tête droite, pendant que la peau de ma poitrine était immobile et calme, comme le couvercle d'une tombe ! J'avais dit que je voulais défendre l'homme, cette fois ; mais, je crains que mon apologie ne soit pas l'expression de la vérité ; et, par conséquent, je préfère me taire. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« J'assistai à l'enterrement de ces décombres humains, avec une résignation muette ; et chaque jour je viens prier sur une tombe." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Si tu pouvais approcher de l'aigle, pendant qu'il tournoie dans l'espace, lancé en bas vers la campagne ! Je le remarque, cet aigle t'inspire de la retenue, même quand il tombe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Pendant qu'il recherchait les décombres de son ancienne splendeur ; qu'il lavait ses mains avec du crachat en les essuyant ensuite sur ses cheveux (il valait mieux les laver avec du crachat, que de ne pas les laver du tout, après le temps d'une nuit entière passée dans le vice et le crime), elle entonnèrent les prières lamentables pour les morts, quand quelqu'un est descendu dans la tombe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« "Les murailles s'écartèrent pour le laisser passer ; les nonnes, le voyant prendre son essor, dans les airs, avec des ailes qu'il avait cachées jusque-làla dans sa robe d'émeraude, se replacèrent en silence dessous le couvercle de la tombe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« O père infortuné, prépare, pour accompagner les pas de ta vieillesse, l'échafaud ineffaçable qui tranchera la tête d'un criminel précoce, et la douleur qui te montrera le chemin qui conduit à la tombe. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Une femme s'évanouit et tombe sur l'asphalte. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Où suis-je ? est-ce une tombe qui supporte mes membres alourdis ? Les planches m'en paraissent douces... » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« A ces mots, il tombe dans un profond état léthargique. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« elle ramena sa tête, couverte de brins de paille, de la tombe prématurée, et me dit : "Les trois Marguerite sont mortes." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« le crabe, mortellement atteint, tombe dans l'eau. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Que n'aurait-il pas fait, s'il eût pu vivre davantage ! c'est le meilleur professeur d'hypnotisme que je connaisse !" On gravera ces quelques mots touchants sur le marbre de ma tombe, et mes mânes seront satisfaits ! - je continue ! Il y avait une queue de poisson qui remuait au fond d'un trou, à côté d'une botte éculée. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Sur l'entablement de la colonne massive, appuyé contre la balustrade carrée, à plus de cinquante mètres de hauteur du sol, un homme a lancé et déroulé un câble, qui tombe jusqu'à terre, à quelques pas d'Aghone. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« l'âme ne tombe pas. » (Poésies II)

Contextes de " tombes "

« - Il ne faut pas qu'un doute inutile tourmente ta pensée : toutes ces tombes, qui sont éparses dans un cimetière, comme les fleurs dans une prairie, comparaison qui manque de vérité, sont dignes d'être mesurées avec le compas serein du philosophe. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Quand elle me parlait des tombes du cimetière, en me disant qu'on respirait dans cette atmosphère les agréables parfums des cyprès et des immortelles, je me gardai de la contredire ; mais, je lui disais que c'était la ville des oiseaux, que, là, ils chantaient depuis l'aurore jusqu'au crépuscule du soir, et que les tombes étaient leurs nids, où ils couchaient la nuit avec leur famille, en soulevant le marbre. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Quand elle me parlait des tombes du cimetière, en me disant qu'on respirait dans cette atmosphère les agréables parfums des cyprès et des immortelles, je me gardai de la contredire ; mais, je lui disais que c'était la ville des oiseaux, que, là, ils chantaient depuis l'aurore jusqu'au crépuscule du soir, et que les tombes étaient leurs nids, où ils couchaient la nuit avec leur famille, en soulevant le marbre. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)