« l'étincelle divine qui est en nous, et paraît si rarement, se montre ; trop tard ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Vieil océan, ta forme harmonieusement sphérique, qui réjouit la face grave de la géométrie, ne me rappelle que trop les petits yeux de l'homme, pareils à ceux du sanglier pour la petitesse, et à ceux des oiseaux de nuit pour la perfection circulaire du contour. Cependant, l'homme s'est cru beau dans tous les siècles. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« le mal que vous m'avez fait est trop grand, trop grand le mal que je vous ai fait, pour qu'il soit volontaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« le mal que vous m'avez fait est trop grand, trop grand le mal que je vous ai fait, pour qu'il soit volontaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Quant à moi, je vais me remettre au travail, pour faire paraître un deuxième chant, dans un laps de temps qui ne soit pas trop retardé. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Apparaissez donc, envergures dérisoires de châtiments éternels !... déploiements emphatiques d'attributs trop vantés ! Il a manifesté l'incapacité d'arrêter la circulation de mon sang qui le nargue. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« l'apparition de cette comète enflammée ne reluira plus, comme un triste sujet de curiosité fanatique, sur la façade de ton observation déçue ; et, tu penseras souvent, trop souvent, peut-être toujours, à celui qui ne paraissait pas s'inquiéter des maux, ni des biens de la vie présente, et s'en allait au hasard, avec une figure horriblement morte, les cheveux hérissés, la démarche chancelante, et les bras nageant aveuglément dans les eaux ironiques de l'éther, comme pour y chercher la proie sanglante de l'espoir, ballottée continuellement, à travers les immenses régions de l'espace, par le chasse-neige implacable de la fatalité. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Moi, je ne veux pas croire à cette supposition, qui n'est qu'une hypothèse, et je préfère aimer, dans ce caractère romanesque, une âme qui se dévoile trop tôt... Ah ! vois-tu, jeune fille, je t'engage à ne plus reparaître devant mes yeux, si jamais je repasse dans la rue étroite. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Tu es encore trop jeune pour être le plus fort ; mais, dès aujourd'hui, tu peux employer la ruse, le plus bel instrument des hommes de génie. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Trois fois, je faillis tomber à la renverse, comme un homme qui subit une émotion trop forte ; trois fois, je parvins à me remettre sur les pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je voudrais t'aimer et t'adorer ; mais, tu es trop puissant, et il y a de la crainte, dans mes hymnes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« J'ai vu, trop souvent, tes dents immondes claquer de rage, et ton auguste face, recouverte de la mousse des temps, rougir, comme un charbon ardent, à cause de quelque futilité microscopique que les hommes avaient commise, pour pouvoir m'arrêter, plus longtemps, devant le poteau indicateur de cette hypothèse bonasse. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Tu laisses trop percer ton caractère ; il faudrait le cacher avec plus d'adresse. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le vaisseau était trop loin pour percevoir distinctement les gémissements que m'apportait la rafale ; mais, je le rapprochais par la volonté, et l'illusion d'optique était complète. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je l'avertis de serrer davantage son manteau autour de lui, et lui me fait observer que mon cheval s'éloigne trop du sien : chacun prend autant d'intérêt à la vie de l'autre qu'a sa propre vie ; nous ne rions pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il ne répondit pas, parce que j'avais raison ; mais, moi, je me mis à le consoler, à cause de l'accent trop impétueux de mes paroles... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« la folle ne fait aucun reproche, elle est trop fière pour se plaindre, et mourra, sans avoir révélé son secret à ceux qui s'intéressent à elle, mais auxquels elle a défendu de ne jamais lui adresser la parole. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« le bouledogue, en colère, s'enfuit dans la campagne, entraînant après lui, pendant un espace de route qui est toujours trop long, pour si court qu'il fût, le corps de la jeune fille suspendue, qui n'a été dégagé que grâce aux mouvements saccadés de la fuite ; mais, il craint d'attaquer son maître, qui ne le reverra plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Tu viens de lui donner un coup de griffe sec : ce n'est pas trop mal. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« l'intelligence, trop remuée de fond en comble, se retire comme un vaincu, et peut tomber, une fois dans la vie, dans les égarements dont vous avez été témoins ! » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Si le lecteur trouve cette phrase trop longue, qu'il accepte mes excuses ; mais, qu'il ne s'attende pas de ma part à des bassesses. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Mes raisonnements se choqueront quelquefois contre les grelots de la folie et l'apparence sérieuse de ce qui n'est en somme que grotesque (quoique, d'après certains philosophes, il soit assez difficile de distinguer le bouffon du mélancolique, la vie elle-même étant un drame comique ou une comédie dramatique) ; cependant, il est permis à chacun de tuer des mouches et même des rhinocéros, afin de se reposer de temps en temps d'un travail trop escarpé. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Je ne crois pas que le lecteur ait lieu de se repentir, s'il prête à ma narration, moins le nuisible obstacle d'une crédulité stupide, que le suprême service d'une confiance profonde, qui discute légalement, avec une secrète sympathie, les mystères poétiques, trop peu nombreux, à son propre avis, que je me charge de lui révéler, quand, chaque fois, l'occasion s'en présente, comme elle s'est inopinément aujourd'hui présentée, intimement pénétrée des toniques senteurs des plantes aquatiques, que la bise fraîchissante transporte dans cette strophe, qui contient un monstre, qui s'est approprié les marques distinctives de la famille des palmipèdes. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« D'après ce que j'appris plus tard, voici la simple vérité : la prolongation de l'existence, dans cet élément fluide, avait insensiblement amené, dans l'être humain qui s'était lui-même exilé des continents rocailleux, les changements importants, mais, non pas essentiels, que j'avais remarqués, dans l'objet qu'un regard passablement confus m'avait fait prendre, dès les moments primordiaux de son apparition (par une inqualifiable légèreté, dont les écarts engendrent le sentiment si pénible que comprendront facilement les psychologistes et les amants de la prudence) pour un poisson, à forme étrange, non encore décrit dans les classifications des naturalistes ; mais, peut-être, dans leurs ouvrages posthumes, quoique je n'eusse pas l'excusable prétention de pencher vers cette dernière supposition, imaginée dans de trop hypothétiques conditions. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« De telle manière que, quant à ce qui me concerne, tournant machinalement les yeux du côté de l'envergure remarquable de ces puissantes bouches, je me disais, en moi-même, qu'à moins qu'on ne trouvât dans la totalité de l'univers un pélican, grand comme une montagne ou du moins comme un promontoire (admirez, je vous prie, la finesse de la restriction qui ne perd aucun pouce de terrain), aucun bec d'oiseau de proie ou mâchoire d'animal sauvage ne serait jamais capable de surpasser, ni même d'égaler, chacun de ces cratères béants, mais trop lugubres. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« l'amphibie n'osa pas trop s'avancer jusqu'au rivage ; mais, dès qu'il se fut assuré que sa voix parvenait assez distinctement jusqu'à mon tympan, il réduisit le mouvement de ses membres palmés, de manière à soutenir son buste, couvert de goëmons, au-dessus des flots mugissants. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Si ta mère était trop vieille, choisis un autre sujet chirurgique, plus jeune et plus frais, sur lequel la rugine aura prise, et dont les os tarsiens, quand il marche, prennent aisément un point d'appui pour faire la bascule : ta sœur, par exemple. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Tandis que moi, qui suis un homme, en présence d'un drame non moins grand, je ne sais si je conservai assez d'empire sur moi-même, pour que les muscles de ma figure restassent immobiles ! Dès que le scarabée futarrivé au bas du tertre, l'homme leva son bras vers l'ouest (précisément, dans cette direction, un vautour des agneaux et un grand-duc de Virginie avaient engagé un combat dans les airs), essuya sur son bec une longue larme qui présentait un système de coloration diamantée, et dit au scarabée : "Malheureuse boule ! ne l'as-tu pas fait rouler assez longtemps ? Ta vengeance n'est pas encore assouvie ; et, déjà, cette femme, dont tu avais attaché, avec des colliers de perles, les jambes et les bras, de manière à réaliser un polyèdre amorphe, afin de la traîner, avec tes tarses, à travers les vallées et les chemins, sur les ronces et les pierres (laisse-moi m'approcher pour voir si c'est encore elle !), a vu ses os se creuser de blessures, ses membres se polir par la loi mécanique du frottement rotatoire, se confondre dans l'unité de la coagulation, et son corps présenter, au lieu des linéaments primordiaux et des courbes naturelles, l'apparence monotone d'un seul tout homogène qui ne ressemble que trop, par la confusion de ses divers éléments broyés, à la masse d'une sphère ! Il y a longtemps qu'elle est morte ; laisse ces dépouilles à la terre, et prends garde d'augmenter, dans d'irréparables proportions, la rage qui te consume : ce n'est plus de la justice ; car, l'égoïsme, caché dans les téguments de ton front, soulève lentement, comme un fantôme, la draperie qui le recouvre." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Ma subjectivité et le Créateur, c'est trop pour un cerveau. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Maintenant, tu rejettes à tes pieds, comme un haillon souillé de boue, la longanimité dont j'ai fait trop longtemps preuve. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il est trop tard pour pleurer maintenant. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Moi, j'ai toujours éprouvé un caprice infâme pour la pâle jeunesse des colléges, et les enfants étiolés des manufactures ! Mes paroles ne sont pas les réminiscences d'un rêve, et j'aurai trop de souvenirs à débrouiller, si l'obligation m'était imposée de faire passer devant vos yeux les événements qui pourraient affermir de leur témoignage la véracité de ma douloureuse affirmation. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Ce rapport de calme majesté entre les deux termes de ma narquoise comparaison n'est déjà que trop commun, et d'un symbole assez compréhensible, pour que je m'étonne davantage de ce qui ne peut avoir, comme seule excuse, que ce même caractère de vulgarité qui fait appeler, sur tout objet ou spectacle qui en est atteint, un profond sentiment d'indifférence injuste. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il se trouvait trop loin du rivage pour y revenir, et s'efforçait en vain de suivre les sillons de ton passage, afin de t'atteindre, et reposer un instant sa main sur ton épaule. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mais moi, je ne ressentirai pas de la pitié : ce serait te montrer trop d'estime. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Quels étaient donc tes valables motifs pour fuir les ruches humaines ? je me posais cette question avec un certain trouble ; mes jambes d'ailleurs commençaient à me refuser un service trop longtemps prolongé. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Trop faible pour lutter contre toi, tu me renversas à terre, comme l'ouragan abat la feuille du tremble. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mais, ce ne seront plus des anathèmes, possesseurs de la spécialité de provoquer le rire ; des personnalités fictives qui auraient bien fait de rester dans la cervelle de l'auteur ; ou des cauchemars placés trop au-dessus de l'existence ordinaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il lui semble (ce n'est que depuis la lecture qu'il vient de terminer) que son père est un peu sévère et sa mère trop majestueuse. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« le commodore, au visage boucané par l'écume de la mer, se penche à l'oreille de son épouse : "l'aîné a changé de caractère, depuis le jour de la crise ; il n'était déjà que trop porté aux idées absurdes ; aujourd'hui il rêvasse encore plus de coutume. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« je me dispense de signer et en cela je vous imite : nous vivons dans un temps trop excentrique, pour s'étonner un instant de ce qui pourrait arriver. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il voulait d'abord prendre un marteau, mais c'est un instrument trop léger, tandis qu'avec un objet plus lourd, si le cadavre donne signe de vie, il le posera sur le sol et le mettra en poussière à coups d'enclume. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« s'il n'était pas bien prouvé qu'il ne fût trop bon pour une de ses créatures, je plaindrais l'homme de la colonne ! celui-ci, d'un coup sec de poignet, ramène à soi la corde ainsi lestée. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« je ferais trop de déshonneur à mon sujet, si je ne le traitais pas avec ordre. » (Poésies II)
« Lutter contre le mal, est lui faire trop d'honneur. » (Poésies II)
« l'on vient trop tôt depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes. » (Poésies II)
« je vous en serai reconnaissant parce que si la critique en disait du bien, je pourrais dans les éditions suivantes retrancher quelques pièces trop puissantes. » (Lettre IV (23/10))
« Mais, une fois qu'il futimprimé, il a refusé de le faire paraître, parce que la vie y était peinte sous des couleurs trop amères, et qu'il craignait le procureur-général. » (Lettre VII (12/3/1870))